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	<title>Science of fiction</title>
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		<title>Une ville flottante est-elle scientifiquement possible ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 13:12:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astronomie]]></category>
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					<description><![CDATA[Une ville flottante comme dans Star Wars est-elle vraiment possible ? Entre science et fiction, la réponse est plus complexe qu’il n’y paraît.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #003300;">La Cité des Nuages de Star Wars pourrait théoriquement exister dans certaines atmosphères, mais uniquement avec des technologies très avancées. En pratique, les contraintes physiques rendent ce type de structure extrêmement difficile à réaliser aujourd’hui.</span></h4>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin03.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-8220" title="La ville de Columbia dans le jeu vidéo BioShock Infinite © 2K Games" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin02.webp" alt="La ville de Columbia dans le jeu vidéo BioShock Infinite © 2K Games" width="333" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin02.webp 500w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin02-300x180.webp 300w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin.webp"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-8170" title="La Cité des Nuages de la planète Bespin dans Star Wars © Ralph Mc Quarrie - Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin_tn.webp" alt="La Cité des Nuages de la planète Bespin dans Star Wars © Ralph Mc Quarrie - Lucasfilm" width="298" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin_tn.webp 447w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin_tn-300x201.webp 300w" sizes="(max-width: 298px) 100vw, 298px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin04.webp"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-8219" title="Zalem, la ville flottante visible dans Alita : Battle Angel © Dylan Cole - 20th Century Fox" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin01-300x251.webp" alt="Zalem, la ville flottante visible dans Alita : Battle Angel © Dylan Cole - 20th Century Fox
" width="239" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin01-300x251.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin01.webp 359w" sizes="(max-width: 239px) 100vw, 239px" /></a></center>Dans L&rsquo;Empire Contre-Attaque, on peut découvrir la Cité des Nuages : 16 km de diamètre, 392 niveaux, des hôtels, des casinos, des raffineries&#8230; Le tout flotte dans le vide, grâce à d&rsquo;imposants « répulseurs ». Dans Bioshock Infinite, la ville de Columbia est composée de plusieurs maisons flottantes alimentées par de puissants réacteurs et des « particules de Lutèce » (permettant la lévitation). Dans Alita Battle Angel, la ville dispose d&rsquo;une technologie d&rsquo;antigravité qui lui permet de flotter au dessus d&rsquo;une autre ville. Ces villes flottantes sont de vrais défis technologiques.</p>
<p>La Cité des nuages en particulier, propose un cas de figure intéressant sur lequel se pencher.<br />
En effet, dans Star Wars, la surface de la géante gazeuse Bespin est inaccessible et son atmosphère est en grande partie hostile. Pourtant, à une certaine altitude, il y a une fine « zone de vie ». C&rsquo;est là que s&rsquo;est installée la Cité des Nuages.<br />
Cette image très poétique est-elle vraiment de la fiction ?</p>
<h2>Des géantes gazeuses sans pitié</h2>
<h3>Jupiter : une sonde, des windbots, et beaucoup d&rsquo;ambition</h3>
<p>Une agence spatiale a-t-elle imaginé se promener dans l’atmosphère de la géante gazeuse la plus proche de nous ? La seule mission <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-8172 size-full" title="La Grande Tâche Rouge de Jupiter est toujours l'objet de curiosité pour les agences spatiales, comme pour le public © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin1_tn.webp" alt="La Grande Tâche Rouge de Jupiter est toujours l'objet de curiosité pour les agences spatiales, comme pour le public © NASA" width="350" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin1_tn.webp 350w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin1_tn-300x257.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a>à avoir réellement plongé dans l&rsquo;atmosphère de Jupiter reste la sonde Galileo probe, en décembre 1995. Elle a collecté 58 minutes de données météorologiques locales avant d&rsquo;être pulvérisée sous l’effet de la chaleur et de la pression.<br />
Depuis, le <abbr data-title="Jet Propulsion Laboratory">JPL</abbr> a réfléchi à des « aérobots » (vaisseau aérien robot). Il s’agit de ballons capables de flotter entre 1 et 10 atmosphères de pression. Le but serait d’analyser la composition chimique de l’atmosphère jovienne, mesurer les vents et les turbulences, photographier de l&rsquo;intérieur certains « objets » intéressants comme la Grande Tache Rouge, voire larguer des mini-sondes encore plus profondément. Le problème pour un ballon, c’est que le dihydrogène (H<sub>2</sub>) présent dans l’atmosphère de Jupiter est déjà un gaz très léger. Il faut donc que le ballon ait un intérieur chauffé pour être moins dense que l’atmosphère. Cette énergie serait alimentée par le rayonnement infrarouge de Jupiter ou possiblement du soleil. Différentes sortes d’aérobots ont été étudiées au JPL avec les ballons expérimentaux <abbr data-title="Altitude Control Experiment">ALICE</abbr> (1993-1997) et le banc d’essai <abbr data-title="Planetary Aerobot Testbed">PAT</abbr> (1996-1997). <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin2.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-8174 size-medium" title="Une photo de 2006 qui dévoilent des ballons testés par le JPL © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin2_tn-300x240.webp" alt="Une photo de 2006 qui dévoilent des ballons testés par le JPL © NASA" width="300" height="240" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin2_tn-300x240.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin2_tn.webp 375w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Le but du programme ALICE était de tester des ballons à fluide réversible (ce qui permet ainsi de contrôler l’altitude). Pour le programme PAT, l’objectif était de tester un ballon avec 10 kg de charge utile et un pilotage autonome. Cette recherche sur les ballons se voulait globale, autant pour explorer l’atmosphère de Jupiter que celle de Titan ou Vénus.<br />
Une autre étude portée par le JPL en 2015, financée à hauteur de 100 000 $ par le programme <abbr data-title="NASA Innovative Advanced Concepts">NIAC</abbr> de la NASA a envisagé des « windbots » (des robots à vent). Issus des expériences des années 1990, il s’agit d’engins sans ailes ni ballons qui exploiteraient l&rsquo;énergie des turbulences atmosphériques. Cela leur permettrait de se maintenir en altitude contrairement aux sondes comme Galileo. Le concept explique que la sonde « rebondirait » ainsi dans l’atmosphère afin de récolter de précieuses données. Ces données seraient alors utiles pour comprendre la météorologie non seulement sur Jupiter mais aussi sur notre Terre. Concrètement, il s’agit d’un polyèdre équipé de plusieurs rotors sur différentes faces. Cela lui permet de créer une portance, de <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin3.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-8176 size-medium" title="Vue d'artiste d'une sonde flottant dans le ciel au-dessus de Jupiter © NASA, JPL-Caltech's" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin3_tn-300x223.webp" alt="Vue d'artiste d'une sonde flottant dans le ciel au-dessus de Jupiter © NASA, JPL-Caltech's" width="300" height="223" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin3_tn-300x223.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin3_tn.webp 404w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>changer de direction et d’extraire l’énergie du vent (un peu comme pour une montre automatique). Les variations de température et même le champ magnétique de Jupiter pourraient être d’autres sources d’énergie. Le responsable du projet compare l’idée à celle d’une graine de pissenlit qui tourne en tombant et reste longtemps en l’air. Mais plusieurs choses restent indéterminées, notamment : quelle est la portance nécessaire pour la viabilité du windbot ? Quelle taille doit-il avoir ? 10 mètres ou 100 mètres de diamètre ? Le projet s’est arrêté là.<br />
Pour le moment, aucune de ces missions n&rsquo;a été retenue pour Jupiter.<br />
Mais est-ce qu’une ville pourrait s’installer là-bas ? Ce serait impensable. Même dans les couches supérieures, les vents peuvent atteindre plus de 500 km/h, les températures sont extrêmes (de -80 à -145°C), mais surtout : la ceinture de radiations de Jupiter reste l&rsquo;un des environnements les plus hostiles du système solaire.</p>
<h3>Saturne : SPRITE et DragonfLy</h3>
<p>Pour Saturne, il n&rsquo;a pas été sérieusement envisagé de faire flotter quoi que ce soit dans l&rsquo;atmosphère de la planète. En revanche, la<br />
sonde de descente atmosphérique <abbr data-title="Saturn PRobe Interior and aTmosphere Explorer">SPRITE</abbr> a été proposée dans le cadre du programme New Frontiers de la NASA. Elle avait pour objectif de mesurer la composition et la structure de l&rsquo;atmosphère jusqu&rsquo;à au moins dix fois la pression atmosphérique terrestre. Là aussi, le JPL a étudié plusieurs concepts : ballon<br />
à hydrogène, ballon à surpression, et montgolfière chauffée par le rayonnement thermique de Titan (une des lunes de Saturne). Finalement, c’est la mission <abbr data-title="libellule">Dragonfly</abbr> à destination de Titan qui retient l’attention. En effet, Titan est une cible plus accessible que Saturne. Son atmosphère d&rsquo;azote, deux fois plus dense que celle de la Terre, la rend particulièrement attractive pour l&rsquo;exploration par « aérobot ». Là aussi, le JPL a étudié plusieurs concepts : ballon <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin4.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-8191" title="Vue d'artiste du DragonFly explorant Titan © NASA/Johns Hopkins APL" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin4.webp" alt="Vue d'artiste du DragonFly explorant Titan © NASA/Johns Hopkins APL" width="300" height="169" /></a>à hydrogène, ballon à surpression, et montgolfière chauffée par le rayonnement thermique de Titan. Finalement, c’est la mission <abbr data-title="libellule">Dragonfly</abbr> qui retient l’attention. Il s’agit d’un drone à rotors de 450 kg qui doit se poser sur la surface de Titan en 2034. Il est alimenté par un générateur à radioisotopes qui lui permettra de tenir sa mission de 3,3 ans. Il pourra recueillir des échantillons à différents endroits et les analyser grâce à ses outils embarqués. Son lancement est prévu en 2028.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Vénus, la sœur de la Terre</h2>
<p>Si les recherches sur nos géantes gazeuses ne permettent pas de trancher favorablement pour une Cité des Nuages, il existe néanmoins une candidate plus inattendue : notre planète voisine, Vénus.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8209 size-full" title="Les vitesses de rotation ne sont pas proportionnelles - animation réalisée à partir des données de la NASA © science-of-fiction.com d'après NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin45.webp" alt="Les vitesses de rotation ne sont pas proportionnelles - animation réalisée à partir des données de la NASA © science-of-fiction.com d'après NASA" width="1393" height="745" /></p>
<p>Pourquoi est-elle inattendue ? Parce que la surface de Vénus, est un enfer au sens littéral du terme. Sa pression de surface équivaut à 92 fois celle que nous connaissons sur Terre. C’est la pression reçue par un engin sous-marin de recherche à 910 mètres de profondeur sur Terre. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin43.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-8189 " title="Le bathyscaphe de Jacques Piccard après sa récupération par la NAVY © NAVY" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin43_tn.webp" alt="Le bathyscaphe de Jacques Piccard après sa récupération par la US NAVY © NAVY" width="393" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin43_tn.webp 589w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin43_tn-300x153.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 393px) 100vw, 393px" /></a>Pour mémoire, lorsque Jacques Piccard descend dans la fosse des Mariannes en 1960, son bathyscaphe (ci-contre), fabriqué en acier allié au chrome-nickel-molybdène, a subit 1086 bars, soit 12 fois la pression de Vénus. Mais dans la fosse des Mariannes, la température est de 1,5 à 2 °C. Sur Vénus, la température de surface oscille entre 437 et 497 °C. Pour donner une idée concrète de ce que cela représente, c&rsquo;est une température suffisante pour que le plomb soit liquide et même vaporisé. Sur les plus hauts sommets de Vénus, le sulfure de plomb et le sulfure de bismuth tombent effectivement sous forme de « neige de métaux ». Ce givre se condense à partir de 2600 mètres d’altitude là où il fait un tout petit peu « moins chaud », en refroidissant sur les sommets des montagnes brûlantes. Et quand il vient à pleuvoir, les nuages chargés d’acide sulfurique lâchent des gouttelettes qui tombent mais s’évaporent avant même de toucher le sol. Ces 3 ingrédients : pression + température + acide sulfurique font de l’exploration de la planète un rêve lointain.<br />
Un bathyscaphe serait donc abîmé par l’acide sulfurique et déformé par la combinaison de la température et de la pression. Son équipage ne survivrait pas longtemps avant de finir écrasé à l’intérieur. Dans ces conditions, les sondes soviétiques Venera, pourtant conçues pour résister, n&rsquo;ont jamais survécu plus d&rsquo;une heure à la surface. Autant dire que poser le pied sur Vénus est infaisable.<br />
Néanmoins, à 50 kilomètres d&rsquo;altitude l’environnement est radicalement différent. A l’heure actuelle, c&rsquo;est littéralement la zone la plus similaire aux conditions terrestres dans tout notre système solaire. Elle est bien plus favorable que la surface de Mars, ou que n&rsquo;importe quel autre endroit accessible. Voici plusieurs raisons :<br />
• Trajet : le temps de voyage pour Vénus a de quoi faire relativiser le rêve martien : les fenêtres de tir sont plus fréquentes et la durée moyenne de voyage est bien plus courte.<br />
• Atmosphère : l&rsquo;atmosphère de Vénus est composée à 97 % de CO2. Notre air, lui, est plus léger que ce mélange. Résultat : une capsule remplie d&rsquo;air respirable flotterait naturellement dans cette atmosphère, comme un ballon à hélium le ferait dans le ciel terrestre. Pas besoin de « répulseurs ». Il faudrait tout de même alimenter les dirigeables avec de l’hélium pour réduire la taille des ballons. Cela implique de l’apporter sous forme comprimée et de le déployer rapidement pendant la phase de gonflage.<br />
• Gravité : la gravité vénusienne, même à 50 km d’altitude serait de 89 % celle de la Terre, là où Mars est de 38 %. Cela limite beaucoup de complications sur l’organisme des astronautes.<br />
• Pression : à 50 km d’altitude, la pression atmosphérique est comparable à celle que l&rsquo;on trouve sur Terre (≃ 1 bar). Ce qui veut dire que les précautions et les constructions ne sont pas les mêmes que celles nécessaires dans un sous-marin ou dans l’<abbr data-title="Station Spatiale Internationale">ISS</abbr>. Idem pour la maintenance.<br />
• Température et luminosité : la température oscille entre 0 et 30 °C. Encore une façon d’économiser de l’énergie. De plus, à cause de l’albédo de Vénus, la lumière solaire vient de toute part. Un panneau solaire peut très bien se tenir à la verticale et être alimenté des 2 côtés.<br />
• Radiations : l&rsquo;atmosphère y est suffisamment dense pour filtrer une bonne partie des rayonnements spatiaux. Sur Terre, la dose de radiation naturelle est d’environ 2 à 3 mSv / an. Sur Mars, c’est plutôt 230 mSv / an. Sur Vénus, la dose serait « proche de celle de la Terre ».<br />
Difficile de nier le potentiel de cette sœur de la Terre. Si on compare le concept aux projets liés à Mars, le budget, les risques, la logistique : tout penche du côté de Vénus, pourvu qu’on reste dans son atmosphère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des ballons soviétiques en guise de pionniers</h2>
<p>Avant de parler de villes flottantes, il faut d’abord aller y jeter un œil. Et c&rsquo;est l&rsquo;Union Soviétique qui a eu l&rsquo;audace de le faire, en <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin5.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-8178 size-full" title="Modèle d'ingénierie du module principal et de l'atterrisseur de la sonde Vega © Steven F. Udvar-Hazy Center" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin5_tn.webp" alt="Modèle d'ingénierie du module principal et de l'atterrisseur de la sonde Vega © Steven F. Udvar-Hazy Center" width="400" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin5_tn.webp 400w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin5_tn-300x225.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a>pleine Guerre Froide spatiale. Après les multiples sondes Venera (de 1967 à 1981), les missions soviétiques Vega 1 et Vega 2 larguent chacune un atterrisseur et un ballon en juin 1985. Ce double largage est le résultat d&rsquo;une collaboration entre l&rsquo;URSS et le CNES (l&rsquo;agence spatiale française) et le fruit d’une idée de Jacques Blamont proposée aux Russes en 1967. Ces ballons ont flotté entre 50 et 55 km d&rsquo;altitude, dans la zone dont nous venons de parler. Ils ont mesuré la température, la pression et la vitesse du vent. C&rsquo;est une première mondiale, malheureusement un peu tombée dans l’oubli. Les batteries finissent par lâcher au bout de deux jours mais la preuve est faite qu&rsquo;un engin peut évoluer dans cette zone de l&rsquo;atmosphère vénusienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>HAVOC : la Cité des Nuages façon NASA</h2>
<p>Dale Arney et Chris Jones sont ingénieurs pour la NASA au Langley Research Center (l&rsquo;aérodynamisme du module lunaire des missions Apollo y avait été testé). Après une réunion portant sur les missions habitées vers Mars, ces deux hommes se sont tout simplement interrogés sur l’équivalent d’une mission vers Vénus. C’est l&rsquo;origine du concept <abbr data-title="High Altitude Venus Operational Concept">HAVOC</abbr> (Concept Opérationnel pour la Haute Altitude de Vénus) étudié entre 2014 et 2015. L&rsquo;idée est simple : envoyer des astronautes dans l’atmosphère de Vénus, à bord d&rsquo;un dirigeable gonflé à l&rsquo;hélium, flottant à 50 km d&rsquo;altitude.<br />
Mais comme toujours, il faut bien un bémol, et le premier est de taille. Entre 50 et 55 km d&rsquo;altitude, l&rsquo;atmosphère est parcourue de brumes d&rsquo;acide sulfurique. Pour se défendre contre ce brouillard jaunâtre et corrosif, les sondes Véga utilisaient le revêtement Téflon PTFE polytétrafluoroéthylène, mais il était lourd. La NASA a donc opté pour un revêtement stratifié <abbr data-title="film Téflon aluminisé, film Mylar aluminisé, tissu Vectran et revêtement polyuréthane">multicouche</abbr> qui permettrait de résister même à des concentrations élevées d’acide sulfurique. Il faut donc protéger l’ensemble des surfaces en contact avec l’extérieur, mais ce n’est pas impossible.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin6.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8154" title="Le projet HAVOC © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin6_tn.webp" alt="Le projet HAVOC © NASA" width="360" height="270" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin6_tn.webp 400w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin6_tn-300x225.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /></a>    <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin61.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8196 " title="Schéma du dirigeable © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin61_tn.webp" alt="Schéma du dirigeable © NASA" width="419" height="220" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin61_tn.webp 571w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin61_tn-300x158.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 419px) 100vw, 419px" /></a></center>La manœuvre d&rsquo;entrée dans l&rsquo;atmosphère consiste à utiliser la résistance de l&rsquo;air pour freiner, sans avoir à allumer les moteurs. Il faut ajuster la trajectoire grâce à un angle de virage, puis se placer en orbite, et c&rsquo;est là que commence la descente proprement dite. Un parachute ralentit l&rsquo;ensemble avant que le dirigeable ne se gonfle.<br />
Une fois gonflé, le dirigeable atteint la longueur d&rsquo;une fusée Saturn V — soit 111 mètres — avec une largeur trois fois supérieure. Autrement dit, un engin de la taille d&rsquo;un immeuble de trente étages couché sur le flanc, flottant dans les nuages d&rsquo;une planète à 40 millions de kilomètres de chez nous.<br />
Le programme se détaille en cinq phases progressives. La première phase, consiste à déployer un dirigeable de 31 mètres qui testera sur place tout ce qu&rsquo;il faudra maîtriser par la suite : la structure, l&rsquo;énergie, l&rsquo;aérocapture. La phase 2 envoie des astronautes en orbite autour de Vénus, sans descendre dans l&rsquo;atmosphère dans un premier temps. La phase 3 : un test d’un mois dans l&rsquo;atmosphère. La phase 4 : un an. Et la phase 5 ? Plusieurs dirigeables, une vraie colonie, l&rsquo;installation d&rsquo;une base humaine permanente dans le ciel de Vénus : une ville flottante.<br />
Le retour sur Terre se ferait par largage d’une capsule d’astronautes, juste avant qu’une fusée à 2 étages ne s’allume et rejoigne l’orbite avec son module de retour. Amateurs de sensations, ne cherchez plus…<br />
Ci-dessous une vue d’artiste cherchant à illustrer les colonies humaines (cliquer sur les images). Il semble que ce ciel bleu dépourvu d’acide sulfurique avait pour but de mettre en valeur l’habitat de la mission. L&rsquo;illustration suivante montre ce fameux ciel jaunâtre, une version « corrigée » de ce à quoi ressemblerait plutôt la mission HAVOC en réalité.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin7.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8204 size-full" title="Vue d'artiste d'un dirigeable et d'une base permanente dans l'atmosphère de Vénus © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin7_tn.webp" alt="Vue d'artiste d'un dirigeable et d'une base permanente dans l'atmosphère de Vénus © NASA" width="363" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin7_tn.webp 363w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin7_tn-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 363px) 100vw, 363px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin8.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8199 size-full" title="Vue d'artiste d'un dirigeable et d'une base permanente dans l'atmosphère de Vénus avec des couleurs et une densité proches de la réalité © d'après NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin8_tn.webp" alt="Vue d'artiste d'un dirigeable et d'une base permanente dans l'atmosphère de Vénus avec des couleurs et une densité proches de la réalité © d'après NASA" width="363" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin8_tn.webp 363w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin8_tn-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 363px) 100vw, 363px" /></a></center>Pour protéger tout cela de l&rsquo;acide sulfurique, l&rsquo;équipe a notamment testé la résine FEP-Téflon. Les premiers résultats montrent que ce revêtement tient face aux gouttelettes acides. Outre les revêtements, il est indispensable de pouvoir protéger les panneaux solaires. La résine resterait transparente à 90 % après 30 jours. Ce n’est donc pas un détail, puisque l’énergie sera vitale pour la colonie. À cette altitude, l’énergie solaire reçue par les panneaux est 2,5 fois plus importante que sur Terre. Les vénusiens seraient mieux lotis que les martiens. Si la résistance a été effectivement confirmée dans un laboratoire, reste à la valider par un test <em>in situ</em>.<br />
Second bémol : le vent. Les vents détectés par les sondes Vega étaient de 240 à 250 km/h à 53-54 km d’altitude. Ce serait gênant si un objectif précis était recherché. Mais les ballons ont justement pour but de « chevaucher » ces vents et de corriger simplement leur dérive polaire. Néanmoins en phase de colonisation, il faudra pouvoir effectuer des rendez-vous atmosphériques. C’est là que les choses se compliquent. Il faudrait alors changer d’altitude pour trouver des zones plus « calmes » et permettre ces rendez-vous. Cela consommerait plus d’énergie mais en pratique ce n’est pas impossible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En attendant HAVOC, il y a DAVINCI, VERITAS et EnVision</h2>
<p>HAVOC n’est pas un projet ou un programme de mission à proprement parler : l’objectif est d’analyser une mission complexe et de tester des idées d’architecture pour l’exploration humaine. Mais des missions concrètes vers Vénus arrivent bel et bien dans les années qui viennent.<br />
Trois missions ciblent Vénus dans les années 2030 : DAVINCI et VERITAS côté NASA, EnVision côté ESA. Chacune avec ses propres objectifs.<br />
La mission <abbr data-title="Deep Atmosphere Venus Investigation of Noble gases, Chemistry, and Imaging ">DAVINCI+</abbr>(Étude de l&rsquo;atmosphère profonde de Vénus : gaz rares, chimie et imagerie) va larguer une sonde dans l&rsquo;atmosphère qui descendra jusqu&rsquo;à la surface. La sonde tentera de répondre à différentes questions, notamment : est-ce que Vénus a pu ressembler à la Terre par le passé ? Si oui, notre voisine aurait connu pendant des millions d&rsquo;années les conditions qui permettaient la vie, avant de devenir un enfer planétaire. On ne comprend pas encore vraiment la raison de ce changement.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin9.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8160" title="Vue d'artiste de la mission DAVINCI+ © Nasa" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin9_tn.webp" alt="Vue d'artiste de la mission DAVINCI+ © Nasa" width="159" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin10.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8162" title="Vue d'artiste de la mission VERITAS © Nasa" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin10_tn-300x231.webp" alt="Vue d'artiste de la mission VERITAS © Nasa" width="325" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin10_tn-300x231.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin10_tn.webp 390w" sizes="auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin11.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8164" title="Vue d'artiste de la mission EnVision © ESA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin11_tn-300x186.webp" alt="Vue d'artiste de la mission EnVision © ESA" width="404" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin11_tn-300x186.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin11_tn.webp 485w" sizes="auto, (max-width: 404px) 100vw, 404px" /></a></center><br />
La sonde DAVINCI+ sera lancée en 2029. Elle commencera sa mission en 2030, en effectuant deux survols de la planète. En 2031, elle effectuera une entrée atmosphérique puis terminera avec une entrée atmosphérique en 2031.<br />
<abbr data-title="Venus Emissivity, Radio Science, InSAR, Topography, and Spectroscopy">VERITAS </abbr>(Émissivité de Vénus, radioscience, <abbr data-title="interferometric synthetic aperture radartopographie">InSAR</abbr> et Spectroscopie) est un orbiteur qui sera lancé en 2031. Son objectif est de cartographier toute la planète et de déterminer ce qui compose la surface de Vénus. Elle cherchera notamment la présence d’eau (passée ou actuelle) et analysera la géologie de la planète afin d’en apprendre plus sur son fonctionnement et sur son histoire. Elle pourrait disposer d’un nanosatellite si ce dernier dispose du financement nécessaire. Cela complèterait la mission en apportant des données sur les gaz qui composent une partie de l’atmosphère de la planète.<br />
EnVision, de son côté, a été retenue par l&rsquo;ESA avec un lancement ciblé « au début des années 2030 ». Là aussi, son objectif est de cartographier la planète dans sa globalité, mais aussi de sonder sa structure (du noyau jusqu&rsquo;à la haute atmosphère). Le but est de comprendre pourquoi Vénus et la Terre ont évolué différemment. L’ESA avait déjà exploré la planète avec Venus Express, de 2005 à 2014.</p>
<h2>Une colonie autonome ?</h2>
<p>Une colonie vénusienne qui atteindrait et dépasserait la phase 4-5 aurait besoin de s’agrandir. Au début, la vie de la colonie consisterait à exporter essentiellement des données scientifiques. Malgré cela, cette colonie serait-elle viable ?<br />
Vénus contient 96,5 % de CO<sub>2</sub> dans son atmosphère. Avec l’électrolyse (coûteuse en énergie), le CO<sub>2</sub> donnerait alors de l’O2 et du carbone. Le dioxygène indispensable pour notre air et notre eau. En fonction de l’électrolyse, le carbone permettrait d’obtenir du graphite, du graphène, des nanotubes de carbone, ou du carbone amorphe par exemple. Une imprimante 3D sait déjà utiliser ces produits. Le graphite est utile pour l’électrolyse. Le graphène est sans doute le matériau le plus résistant au monde. Les nanotubes de carbone servent à fabriquer des matériaux composites.<br />
L’acide sulfurique (H<sub>2</sub>SO<sub>4</sub>) est particulièrement utile dans l’industrie chimique terrienne. Sur Vénus, il n’y aurait qu’à « cueillir » la brume pour en récolter et l’utiliser (75 à 85 % de la composition des nuages). Il est également possible de l&rsquo;utiliser comme source d&rsquo;hydrogène (H<sub>2</sub>). Mais ce n’est pas tout, en utilisant la réaction de Sabatier sur du CO<sub>2</sub> et de l&rsquo;H<sub>2</sub> on obtiendrait une molécule de méthane et 2 molécules d’eau. Le méthane pourrait être utilisé comme carburant de propulsion des dirigeables et des villes flottantes dans un circuit quasi fermé. De façon plus directe, il est possible de décomposer thermiquement le H<sub>2</sub>SO<sub>4</sub> puis, suivi ou pas d’une électrolyse on peut obtenir selon le besoin : de l’eau, du dioxygène, de l’anhydride sulfurique et du souffre.<br />
On trouve également 3,5 % d’azote dans cette atmosphère, ça paraît peu par rapport aux 78 % de l’atmosphère terrestre. En réalité, sur Vénus, la masse de l’atmosphère est 90 fois supérieure à celle de la Terre (ce qui explique la pression atmosphérique au sol). Conclusion, il y a en réalité 4 fois plus d’azote sur Vénus que sur Terre… De quoi terminer largement le mélange nécessaire pour que les colons aient de l’air terrien à respirer. De plus, pour une colonie, l’azote mélangé à l’hydrogène récupéré, ce sont des engrais illimités pour les plantes. Des plantes, c’est également de la production de nourriture et d’oxygène. Il ne serait même pas utile d’avoir un substrat, l’hydroponie et l’aéroponie ont prouvé qu’elles pouvaient avoir des rendements supérieurs à l’agriculture classique (c’est le cas sur l’ISS). L’azote liquide pourrait aussi servir de propulsion froide notamment pour sécuriser et ajuster les points de rendez-vous.<br />
Finalement, la colonie serait une usine de produits chimiques et de produits transformés. Elle pourrait exporter ses produits à partir d’éventuels transporteurs à destination de Mars ou ailleurs. Même si cela parait ambitieux, l’énergie disponible et les ressources présentes donnent tout de suite un aspect beaucoup plus réaliste à cette colonie qu’à une colonie martienne.<br />
Cette expérience serait d’ailleurs bien plus parlante et réalisable que celle de Biosphère 2 (voir l’<a href="https://www.science-of-fiction.com/les-megastructures-spatiales/" target="_blank" rel="noopener">article sur les mégastructures</a>). Car il ne s’agit pas d’un circuit complètement fermé. L’équipage puise les ressources de la planète et les transforme. Il peut corriger ses besoins en exploitant plus ou moins l’atmosphère.<br />
On peut noter au moins 2 carences pour la colonie : l’hélium (trop rare et compliqué à extraire de l’atmosphère de Vénus) et les métaux. Peut-on envisager la création de dirigeables en graphène ? Bien utilisé, ce matériau peut être plus résistant que l’acier, tout en étant beaucoup plus léger. Il est résistant à l’acide sulfurique mais de façon imparfaite, il faudrait alors le couvrir de téflon pour le rendre indestructible. Vénus possède le carbone, le méthane et l’eau, on l’a vu ; mais elle possède aussi le fluor (fluorure d&rsquo;hydrogène) et le chlore (chlorure d&rsquo;hydrogène) dans son atmosphère. De quoi faire du téflon, mais il faut qu&rsquo;il soit de qualité. La pyrolyse nécessaire (entre 590 et 900 °C) peut se faire à l’aide d’un four solaire, une énergie abondante sur Vénus.<br />
Il s’agit là d’une interprétation optimiste de la mission HAVOC, mais en restant réaliste, cela pourrait ressembler à :<br />
<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin62.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-8202 size-full" title="Les 5 phases du programme HAVOC © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin62_tn.webp" alt="Les 5 phases du programme HAVOC © NASA" width="568" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin62_tn.webp 568w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin62_tn-300x158.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 568px) 100vw, 568px" /></a>Phase 1 : tout est importé depuis la Terre.<br />
Phase 2 : tout est importé depuis la Terre.<br />
Phase 3 : l’air, l’eau et la nourriture sont produits à petite échelle localement.<br />
Phase 4 :  Le méthane et l’azote liquide sont produits localement. Les matériaux structurels sont produits localement.<br />
Phase 5 : L’hélium importé depuis la Terre est progressivement remplacé par de l’air et des ballons beaucoup plus grands (à base de polymères multicouches et étanches fabriqués sur place). L’électronique reste une question centrale, notamment l&rsquo;électronique de puissance.<br />
C’est le bémol du projet : l’électronique viendrait forcément de la Terre dans un premier temps. L’exploitation des métaux nécessaires est impossible sur la planète. Cela implique de rester sous « perfusion » de la Terre pour ces ressources. Les planétologues reconnaissent qu&rsquo;il serait même plus simple de capturer un astéroïde à exploiter en orbite de Vénus que de descendre en enfer. Même un ordinateur non conventionnel comme le <abbr data-title="carré de carbure de silicium">SiC</abbr> nécessite quelques métaux et du silicium qui ne seraient disponibles qu’à la surface de Vénus. Le SiC de la <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin13.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-8166 size-medium" title="Une montre automatique Perrelet à mouvement dit &quot;perpétuel&quot; © PERRELET" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin13_tn-300x216.webp" alt="Une montre automatique Perrelet à mouvement dit &quot;perpétuel&quot; © PERRELET" width="300" height="216" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin13_tn-300x216.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin13_tn.webp 417w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>NASA pourrait même résister aux températures de la surface de Vénus, mais pas encore à la pression. La NASA s’est aussi penchée sur cette question avec son programme initialement baptisé <abbr data-title="Automaton Rover for Extreme Environments">AREE</abbr> (Rover autonome pour environnements extrêmes) qui est un projet du issu du NIAC (2016-2018). L’idée est simple : supprimer l’électronique et penser différemment l’exploration spatiale. Jonathan Sauder qui est derrière cette idée, propose de tout remplacer par de la mécanique horlogère, ce qui permettrait d’envoyer des robots dans les zones les plus hostiles restées inexplorées (comme Vénus). Le résultat serait proche des calculateurs mécaniques du 19ème siècle. L’énergie pourrait être éolienne, assistée de ressorts (avec le principe de la montre automatique, comme pour les windobts). A cause de sa lente rotation, Vénus a des nuits de 58 jours. Cela implique de se repérer, y compris dans l’obscurité et éviter des obstacles. C’est pourquoi Sauder a proposé une production participative (crowdsourcing) qui a eu lieu en 2020 avec 15 000 $ pour le vainqueur. Cela a permis de recevoir les propositions de gens qui aiment bricoler.<br />
Le défi avait pour but de détecter l’environnement immédiat du futur rover. Ce rover devait être capable d’éviter :<br />
&#8211; les pentes supérieures à 30 degrés d’inclinaison.<br />
&#8211; Les rochers de plus de 35 cm de haut<br />
&#8211; Les trous et les creux de plus de 35 cm de profondeur.<br />
Un prototype a ensuite été développé dans la foulée. Le test a été réalisé dans une chambre de simulation de l’atmosphère de Vénus. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin12.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8185 size-full alignright" title="Prototype d'automate capable de reculer devant un obstacle © JPL - NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/bespin12.webp" alt="Prototype d'automate capable de reculer devant un obstacle © JPL - NASA" width="533" height="300" /></a>Cela a permis de mettre à l’épreuve le système de recul automatique face à un obstacle, tout en faisant le constat que la température et la pression n’avait pas engendré de dégâts notables. Depuis, le projet a été rebaptisé <abbr data-title="The Hybrid Automaton Rover – Venus">HAR-V</abbr>. En effet, un rover 100 % mécanique serait trop limité. HAR-V transporterait donc quelques équipements modernes tout en conservant une robustesse mécanique. Sauder ambitionne d’utiliser le vent comme source d’énergie afin de faire avancer le rover. Une partie de cette énergie pourrait également être stockée dans un ressort. Le rover semble attendre son heure dans un carton. Mais si une exploration de la surface de Vénus devait avoir lieu avec un rover-automate, il n’y a pas de doute que le prototype serait l’un de ses ancêtres. Si des robots parviennent un jour à extraire du silicium et même quelques métaux, la colonie serait alors totalement autonome. Notons qu’un robot efficace sur Vénus le serait tout autant dans certains environnements volcaniques terriens et même pour des centrales nucléaires ou des zones irradiées</p>
<p>L&rsquo;exploitation de l&rsquo;atmosphère de Vénus qui pourrait être le cœur battant d&rsquo;une colonie, est pour le moment spéculative même si cela reste envisageable. Cette colonie serait une petite ville de chercheurs en tous genres, mais surtout une raffinerie d&rsquo;atmosphère. Il faudrait autant de chimiste que de développeurs informatiques. Elle serait basée sur l&rsquo;industrialisation, la robotisation et la transformation chimique de l&rsquo;atmosphère afin de produire tout ce qui est nécessaire à sa survie. Sans les machines adaptées pour mettre en place la colonie, rien ne serait envisageable (système <abbr data-title="In-Situ Resource Utilization">ISRU</abbr>, collecteur atmosphérique, condenseur, réacteur Sabatier, réacteur <abbr data-title="chemical vapor deposition">CVD</abbr>, craqueur, électrolyseur, imprimantes 3D, ateliers de synthèse des composites et matériaux, robotisation globale). Une colonie devenue une région autonome serait contrainte à créer des échanges dans un premier temps puis exploiter un astéroïde ou la surface de Vénus dans un second temps.</p>
<p>Ce qui reste à trouver, comme presque toujours dans ce genre de programme, c&rsquo;est la volonté d’une agence spatiale et des budgets solides et stables.</p>
<h3>Sites officiels :</h3>
<p><a href="https://www.nasa.gov/stmd-the-nasa-innovative-advanced-concepts-niac/" target="_blank" rel="noopener">NIAC</a><br />
<a href="https://ntrs.nasa.gov/citations/20210007676" target="_blank" rel="noopener">SPRITE</a><br />
<a href="https://science.nasa.gov/mission/dragonfly/" target="_blank" rel="noopener">Dragonfly</a><br />
La <a href="https://source.washu.edu/2004/02/heavy-metal-snow-on-venus-is-lead-sulfide/" target="_blank" rel="noopener">neige de métaux lourds</a><br />
Le <a href="https://ntrs.nasa.gov/citations/20160006329" target="_blank" rel="noopener">programme HAVOC</a><br />
<a href="https://www.researchgate.net/publication/322668645_Venus_The_Atmosphere_Climate_Surface_Interior_and_Near-Space_Environment_of_an_Earth-Like_Planet" target="_blank" rel="noopener">Venus: The Atmosphere, Climate and Environment</a><br />
Le <a href="https://www.nasa.gov/glenn/research/silicon-carbide-electronics-sensors/" target="_blank" rel="noopener">SiC</a> (ordinateur au silicium et au carbone, avec quelques métaux)</p>
<h3>Quelques films concernés :</h3>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/alita-battle-angel/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8244 size-full" title="Alita : Battle Angel © 20th Century Fox" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Alita-2.webp" alt="" width="169" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/bioshock-infinite/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8251 size-full" title="BioShock Infinite © 2K Games" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Bioshock-Infinite.webp" alt="" width="176" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6523" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg 1369w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-194x300.jpg 194w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-663x1024.jpg 663w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-768x1185.jpg 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-995x1536.jpg 995w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-1327x2048.jpg 1327w" sizes="auto, (max-width: 162px) 100vw, 162px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>BioShock Infinite</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:42:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[BioShock Infinite Booker DeWitt, ancien membre de la cavalerie américaine s&#8217;est reconverti en détective privé. Endetté auprès de personnes dangereuses, il accepte une mission&#46;&#46;&#46;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8253" style="width: 716px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8253" class="wp-image-8253 size-full" title="BioShock Infinite © 2K Games" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Bioshock-Infinite-2.webp" alt="BioShock Infinite © 2K Games" width="706" height="1001" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Bioshock-Infinite-2.webp 706w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Bioshock-Infinite-2-212x300.webp 212w" sizes="auto, (max-width: 706px) 100vw, 706px" /><p id="caption-attachment-8253" class="wp-caption-text">BioShock Infinite © 2K Games</p></div>
<h1>BioShock Infinite</h1>
<p><em><span class="rufus-color-onyx rufus-font-size-default rufus-text-wrap">Booker DeWitt, ancien membre de la cavalerie américaine s&rsquo;est reconverti en détective privé. Endetté auprès de personnes dangereuses, il accepte une mission qui pourrait effacer sa dette : sauver une jeune femme mystérieuse nommée Elizabeth. Pour cela, il doit se rendre à Columbia, une ville flottante suspendue dans les nuages, symbole des idéaux américains du début du 20ème siècle.</span></em></p>
<h3><strong>Articles concernés :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.science-of-fiction.com/la-cite-des-nuages/" target="_blank" rel="noopener">La Cité des Nuages</a></h3>
<h3><strong>Infos :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136232.html" target="_blank" rel="noopener">Allociné</a></h3>
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		<title>Alita : Battle Angel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:42:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; &#160; Alita : Battle Angel Date de sortie : 13/02/2019 Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur&#46;&#46;&#46;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8242" style="width: 685px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8242" class="wp-image-8242" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Alita.webp" alt="Alita : Battle Angel © 20th Century Fox" width="675" height="1000" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Alita.webp 729w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Alita-203x300.webp 203w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2026/03/Alita-691x1024.webp 691w" sizes="auto, (max-width: 675px) 100vw, 675px" /><p id="caption-attachment-8242" class="wp-caption-text">Alita : Battle Angel © 20th Century Fox</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Alita : Battle Angel</h1>
<p>Date de sortie : 13/02/2019</p>
<p><em>Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé &#8211; elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.. </em></p>
<h3><strong>Articles concernés :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.science-of-fiction.com/la-cite-des-nuages/" target="_blank" rel="noopener">La Cité des Nuages</a></h3>
<h3>Infos :</h3>
<h3><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=61280.html" target="_blank" rel="noopener">Allociné</a></h3>
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		<title>Jumelles à réalité augmentée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 19:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Quotidien]]></category>
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					<description><![CDATA[Les jumelles à réalité augmentée sont désormais une réalité. Elles sont efficaces et prometteuses.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 10px; text-align: center; border: none;">
<tbody>
<tr>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Luke Skywalker en pleine observations des pillards Tuskens © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles1_tn.webp" alt="Luke Skywalker en pleine observations des pillards Tuskens © Lucasfilm" width="401" height="300" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles6.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Le Docteur Emett Brown en pleine observation © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles6_tn.webp" alt="Le Docteur Emett Brown en pleine observation © Universal Pictures" width="330" height="300" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles8.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="J-Bone observe Johnny Smith © TriStar Pictures " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles8_tn.webp" alt="J-Bone observe Johnny Smith © TriStar Pictures " width="389" height="300" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles0.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Ce que voit Luke avec ses jumelles © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles0.webp" alt="Ce que voit Luke avec ses jumelles © Lucasfilm" width="480" height="270" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles7.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Ce que voit Doc avec ses jumelles © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles7.webp" alt="Ce que voit Doc avec ses jumelles © Universal Pictures" width="480" height="270" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles9.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Ce que voit J-Bone avec ses jumelles © TriStar Pictures " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles9.webp" alt="Ce que voit J-Bone avec ses jumelles © TriStar Pictures " width="480" height="270" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles10.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Johnny Rico observe une Arachnide © TriStar Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles10_tn.webp" alt="Johnny Rico observe une Arachnide © TriStar Pictures" width="390" height="300" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles12.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Un chacal observe le commandant Jack Harper © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles12_tn.webp" alt="Un chacal observe le commandant Jack Harper © Universal Pictures" width="472" height="300" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles11.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Ce que voit Johnny Rico © TriStar Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles11.webp" alt="Ce que voit Johnny Rico © TriStar Pictures" width="480" height="270" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles13.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="Ce que voit le chacal © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles13.webp" alt="Ce que voit le chacal © Universal Pictures" width="480" height="270" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Dans <em>Star Wars</em>, de nombreux personnages utilisent des « macrobinoculaires », notamment Luke, qui s&rsquo;en sert pour observer les Tuskens.<br />Le Docteur Emett Brown de <em>Retour vers le Futur 2</em> possède des jumelles particulièrement avancées avec un traqueur digne d&rsquo;un avion.<br />Dans Johnny Mnemonic, le traqueur donne également des informations liées à une analyse.<br />Dans Starship Troopers, les jumelles paraissent basiques mais apportent tout de même des éléments complémentaires. <br />Les « chacals » de Oblivion possèdent des jumelles qui permettent de changer de spectre lumineux.</p>
<p>Toutes ces jumelles améliorées affichent bien plus qu’un simple zoom. La vision est enrichie par une surcouche de données : distance, vitesse, repérage d’ennemi. Ce qui relevait de la fiction prend aujourd’hui forme dans notre monde avec les premières jumelles à réalité augmentée.</p>
<h2>Voir, mais aussi « savoir »</h2>
<p>La réalité augmentée avec des jumelles c’est apporter des informations à ce que l’on regarde vraiment en temps réel.</p>
<p>Il ne s’agit donc pas de « regarder à travers un écran LCD » (comme d’autres systèmes ou casques le permettent). Il s’agit de données projetées sur le verre et qui se retrouvent ajoutées à ce que l’on est en train d’observer réellement.</p>
<p>Pour cela, les constructeurs combinent plusieurs technologies :</p>
<ul>
<li>des capteurs électroniques capables de détecter la lumière, la position et parfois même la nature de ce qui est observé,</li>
<li>des algorithmes d’intelligence artificielle qui reconnaissent des formes, des espèces et des objets,</li>
<li>des micro-écrans miniaturisés qui projettent des données directement dans l’oculaire,</li>
<li>une connectivité sans fil permettant de partager et/ou d’enrichir l’expérience par une application mobile.</li>
</ul>
<p>Le résultat est impressionnant : là où les yeux ne voient qu’un oiseau ou une colline, les jumelles augmentées ajoutent un nom, une distance, une direction.</p>
<h2>Fini de regarder « des oiseaux » : Swarovski AX Visio 10&#215;32 (zoom 10 fois et diamètre 32 mm)</h2>
<p>Swarovski Optik est un fabricant autrichien réputé pour la qualité de son verre et la précision de ses <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles14.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8017 alignleft" title="Les jumelles AX Visio 10x32 de Swarovski © Swarovski" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles14_tn.webp" alt="Les jumelles AX Visio 10x32 de Swarovski © Swarovski" width="341" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles14_tn.webp 409w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles14_tn-300x220.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px" /></a>optiques. Les AX Visio 10&#215;32, ajoutent une couche numérique dans les jumelles.</p>
<p>Grâce à un capteur de 13 Mpx et à un processeur intégré, les AX Visio peuvent reconnaître en temps réel certaines 9000 espèces animales. Le processeur renvoie les informations sur le verre de l’optique afin de donner les informations qu’il a trouvées.</p>
<p>Vous observez un oiseau dans la forêt ? Un indice de qualité de l’identification se matérialise par un cercle de 4 segments (si les 4 segments sont gras, c’est très fiable). Les jumelles vous indiquent alors le <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles16.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8020 alignright" title="Les jumelles indiquent le nom, la classification, et permettent de sauvegarder l’observation © Swarovski" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles16.webp" alt="Les jumelles indiquent le nom, la classification, et permettent de sauvegarder l’observation © Swarovski" width="398" height="250" /></a>nom, sa classification, et vous permettent de sauvegarder l’observation via la connexion au smartphone. Vous ne regardez pas des oiseaux, vous voyez s’envoler une « mésange charbonnière », une « sitelle torchepot ».</p>
<p>Les jumelles sont équipées d’une mémoire interne de 8 Go, il est donc possible de faire 1700 photos ou une heure de vidéo. L’autonomie annoncée de la batterie est d’environ 15 heures.</p>
<p>Il est également possible de « marquer » un point d’intérêt afin de prêter les jumelles à son voisin. Il suffit de suivre la flèche qui diminuera en se rapprochant de la cible jusqu’à se transformer en un cercle.</p>
<p>La paire de jumelles fonctionne avec plusieurs applications :</p>
<ul>
<li>Merlin Bird ID : une des plus grosses bases de données d’identification ornithologiques mondiales</li>
<li>Wildlife ID : une base de données d’identification des mammifères</li>
<li>Dragon Fly ID : une base de données d’identification des libellules</li>
<li>Butterfly ID : une base de données d’identification des papillons</li>
<li>Swarovski Optik Outdoor : une application de gestion des transferts de photos, réglages de jumelles, netteté de la caméra, etc.</li>
</ul>
<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 10px; text-align: center; border: none;">
<tbody>
<tr>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles15.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="La fonction de localisation © Swarovski" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles15_tn.webp" alt="La fonction de localisation © Swarovski" width="234" height="150" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles17.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="La fonction point d'intérêt © Swarovski" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles17.webp" alt="La fonction point d'intérêt © Swarovski" width="230" height="150" /></a></td>
<td style="border: none;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles18.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone" style="display: block; margin: auto; border: none;" title="La fonction enregistrement © Swarovski" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles18.webp" alt="La fonction enregistrement © Swarovski" width="230" height="150" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La plus-value de la réalité augmentée est énorme pour les curieux. En effet, n’est pas ornithologue qui veut. Avec cet objet, n’importe qui peut se mettre à l’observation de la nature sans être obligé de promener des livres et de les sortir au moment de l’observation. La réponse est immédiate. Tout cela est rendu possible par la base de données embarquées et un algorithme de reconnaissance d’images.</p>
<p>Les AX Visio vont encore plus loin : elles permettent de capturer et de partager des images ou des vidéos via une application mobile. L’utilisateur peut ainsi partager ses observations instantanément sur d’autres smartphones (Live View), ou les conserver comme un carnet de terrain numérique.</p>
<p>Si un tel objet paraît enlever le charme de la recherche et de la découverte, rien n’empêche l’ornithologue en herbe d’ouvrir des livres pour comparer/vérifier avec ses photos et les informations qu’il a obtenues. L’accès à ces données en temps réel fera peut-être naître plus facilement quelques vocations au passage.</p>
<p>Vendues sur le site de Swarovski pour la rondelette somme de 4690 €, le tarif peut osciller autour de 4000 € selon les sites de vente. Un beau cadeau… Reste à savoir si ce prix ne va pas devenir disproportionné avec l’arrivée des jumelles d’Unistellar.</p>
<h2>Jusqu’aux étoiles : Unistellar ENVISION 10&#215;50 (zoom 10 fois et diamètre 50 mm)</h2>
<p>La société française Unistellar, déjà connue pour ses télescopes connectés, a lancé un financement</p>
<div style="display: flex; gap: 10px; justify-content: flex-start; align-items: flex-start;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles20.webp"> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignright" style="display: block; margin: 0; border: none;" title="Les jumelles Envision d'Unistellar © Unistellar" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles20_tn.webp" alt="Les jumelles Envision d'Unistellar © Unistellar" width="324" height="250" /> </a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles21.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright" style="display: block; margin: 0; border: none;" title="Le système des jumelles Envision © Unistellar" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles21_tn.webp" alt="Le système des jumelles Envision © Unistellar" width="209" height="250" /></a></div>
<p>participatif en juin 2024 pour des jumelles connectées. En 2 jours, la société avait déjà atteint 1 million de dollars. Un mois plus tard, l’objectif des 2,5 millions de dollars était atteint.</p>
<div style="text-align: left!important;">Le 01/10/2025 Unistellar présentait ses jumelles ENVISION comme les premières jumelles intelligentes au monde pour l’extérieur et le ciel étoilé. Conçues en collaboration avec Nikon, les jumelles d’Unistellar sont présentées comme un produit qui permet de « visualiser le monde intuitivement, tel un expert ».</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Sur la forme, il n’y a pas de différence majeure avec l’AX Visio. L’utilisateur voit apparaître, dans l’oculaire, des informations de navigation, des points d’intérêt, des données astronomiques. On parle d’un « affichage tête haute » (ATH) intégré aux jumelles.</div>
<div style="text-align: left!important;">Les jumelles ENVISION permettent une connexion à des bases de données externes « <em>contenant des <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles19.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8025 alignleft" title="Les informations d'Unistellar © Unistellar" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles19_tn-300x232.webp" alt="Les informations d'Unistellar © Unistellar" width="323" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles19_tn-300x232.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles19_tn.webp 388w" sizes="auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px" /></a>milliards de nœuds topographiques et des millions d’éléments cartographiques (montagnes, collines, sentiers, points de repère, sources d’eau, étoiles, galaxies, objets célestes) </em>». Cela offre ainsi un enrichissement quasi illimité en ligne et hors ligne. Le système accède également à la position GPS du téléphone en Bluetooth.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">L’utilisateur n’est plus un simple « spectateur », il devient acteur de l’environnement qu’il observe grâce à l’orientation dans un paysage, l’identification d’objets lointains et même le repérage d’étoiles et de constellations. Le mode « ciblage » peut marquer une position et permettre de prêter les jumelles pour trouver plus rapidement le point d’intérêt (comme pour l’AX Visio). En randonnée, il devient facile de mettre des noms sur monts et montagnes. En cas de doute sur l’azimut, il suffit d’activer le mode avancé de la boussole.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Concernant l’astronomie, il est possible de s’appuyer sur une application qui pourra aider à la recherche <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles22.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8030 alignright" title="La fonction de traqueur d'étoile © Unistellar" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/jumelles22.webp" alt="La fonction de traqueur d'étoile © Unistellar" width="333" height="250" /></a>d’objets célestes, mais aussi proposer des suggestions sur les choses à voir en ce moment. Unistellar résume cela en 3 mots : « ENVISION sait tout ». Si on cherche une étoile en particulier, il devient aisé de la trouver grâce à la navigation intégrée. Un arc de cercle se dessine et s’agrandit en approchant de la cible. Si l’indicateur fait quasiment la moitié d’un cercle, cela signifie que les jumelles sont presque sur la cible. L’option de navigation, semblable à AX Visio, permet donc ici d’explorer le ciel étoilé avec précision. On peut même avoir une idée de la zone d’atterrissage d’Apollo 11 lorsqu’on observe la Lune !</div>
<div style="text-align: left!important;">Il est en revanche impossible d’immortaliser toutes ces découvertes car il n’y a pas de caméra et donc pas de numérisation possible. Ce que vous voyez est uniquement là pour vous à l’instant T. Ce n’est pas forcément un défaut lorsqu’on veut juste profiter de l’extérieur. Avec 5 heures d’autonomie, les jumelles peuvent largement assumer une excursion nocturne.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Chez Unistellar, le prix de précommande est de 999 € contre environ 1500 € pour la sortie prévue en octobre 2026. C’est à peu près le prix du marché actuelle pour des jumelles haut de gamme sans réalité augmentée.</div>
<div> </div>
<h2 style="text-align: left!important;">Contraintes et perspectives</h2>
<div style="text-align: left!important;">Il n&rsquo;y a que peu d&rsquo;informations à nuancer. On peut néanmoins préciser que les données d’ENVISION doivent rester lumineuses et lisibles pour ne pas gêner l’observation. C’est sans doute pour cette raison que la lumière rouge a été intégrée car elle est censée être moins agressive dans un ciel étoilé. Reste à connaître le retour des utilisateurs en nombre (et non les simples ressentis de quelques journalistes). L’autonomie est aussi un défi : une paire de jumelles classiques fonctionne indéfiniment, alors que les modèles augmentés dépendent de batteries rechargeables. D’ailleurs, qui dit « batterie », dit « poids ». Les jumelles ENVISION pèsent 1,2 kg et l’AX Visio pèse 1,15 kg. Sans compter que l’ajout d’électronique rend l’instrument plus encombrant car cela représente aussi des contraintes ergonomiques pour les constructeurs.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Pour le poids, un trépied permet de résoudre le problème (qu’il soit de la marque ou universel) mais, dans ce cas, on s’éloigne de l’aspect initial des jumelles pour s’approcher de celui du télescope. Notons qu’à la différence d’autres « jumelles » avec écran LCD, ici, ces 2 paires de jumelles continuent d’exister en tant que jumelles optiques normales lorsque l’ATH est éteint.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Un dernier détail, mais non des moindres pour les gens concernés, l’ATH n’est projeté que du côté droit pour l’AX Visio et ENVISION. C’est le cerveau qui compose l’image entière en croisant la vue des deux yeux. Ce type de technologie est donc inutile pour les malvoyants et non-voyants de l’œil <u>droit</u>. On peut imaginer que dans le futur il existe des jumelles « gauches » et « droites » ou même double, mais cela risque probablement de compliquer la production en série et d’augmenter les coûts.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Quoi qu’il en soit, les progrès sont rapides. L’amélioration des batteries, la miniaturisation des processeurs et l’essor des algorithmes de reconnaissance visuelle laissent entrevoir des jumelles de plus en plus performantes. Dans un futur proche, elles pourraient sans doute intégrer des traducteurs automatiques, des interfaces de communication ou même une vision nocturne numérique avancée.</div>
<div> </div>
<div style="text-align: left!important;">Les jumelles à réalité augmentée des films se science-fiction annonçaient des jumelles capables d’analyser et d’afficher des données en temps réel. Swarovski et Unistellar montrent que cette idée devient réalité. Certes, leurs modèles restent limités par le poids, l’autonomie et la miniaturisation, mais le principe est posé : regarder et comprendre en même temps. Mais cela n’est pas à portée de tous les porte-monnaie.</div>
<div> </div>
<h2 style="text-align: left!important;">Sites officiels :</h2>
<div style="text-align: left!important;"><a href="https://www.swarovskioptik.com/fr/fr/outdoor/products/binoculars/ax-visio?gad_source=1&amp;gad_campaignid=142841237&amp;gclid=CjwKCAjwu9fHBhAWEiwAzGRC_3Yc9uhbwf6GRjy89Uy7KMPo-y24vHaQm321O7syUZiUY7fKXqIt_RoCXWoQAvD_BwE" target="_blank" rel="noopener">Swarovski Optik</a> (AX Visio)<br /><span class="HwtZe" lang="fr"><span class="jCAhz ChMk0b"><span class="ryNqvb"><a href="https://www.unistellar.com/fr/?utm_source=google&amp;utm_medium=cpc&amp;utm_campaign=150980130715&amp;utm_term=unistellar&amp;utm_content=662292280319&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=20273321444&amp;gclid=CjwKCAjwu9fHBhAWEiwAzGRC_xsWxQ1z_xtBLtLnBMLUinlzzLkOmmMbFA9zaoLRDckS4HcvOfweWhoCbcQQAvD_BwE" target="_blank" rel="noopener">Unistellar</a> (ENVISION)</span></span></span></div>
<div> </div>
<h2 style="text-align: left!important;">Quelques films concernés :</h2>
<div style="text-align: left!important;"><a href="https://www.science-of-fiction.com/johnny-mnemonic/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8038 size-full" title="Johnny Mnemonic © TriStar Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Johnny-Mnemonic-1.webp" alt="Johnny Mnemonic © TriStar Pictures" width="169" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/oblivion/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8036 size-full" title="Oblivion © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Oblivion-1.webp" alt="Oblivion © Universal Pictures" width="170" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/retour-vers-le-futur/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6958 size-full" title="Retour Vers le Futur 2 © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Retour-vers-le-futur-2-1.jpg" alt="Retour Vers le Futur 2 © Universal Pictures" width="181" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/starship-troopers/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8037 size-full" title="Starship Troopers © Touchstone Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Starship-Troopers-1.webp" alt="Starship Troopers © Touchstone Pictures" width="165" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6523" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg 1369w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-194x300.jpg 194w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-663x1024.jpg 663w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-768x1185.jpg 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-995x1536.jpg 995w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-1327x2048.jpg 1327w" sizes="auto, (max-width: 162px) 100vw, 162px" /></a></div>


<p></p>
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		<title>Starship Troopers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 21:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films et séries]]></category>
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					<description><![CDATA[Date de sortie : 21/01/1998. Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l'ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l'abnégation et au sacrifice de soi.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_8040" style="width: 671px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8040" class="wp-image-8040 size-full" title="Starship Troopers © Touchstone Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Starship-Troopers-2.webp" alt="Starship Troopers © Touchstone Pictures" width="661" height="1000" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Starship-Troopers-2.webp 661w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Starship-Troopers-2-198x300.webp 198w" sizes="auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px" /><p id="caption-attachment-8040" class="wp-caption-text">Starship Troopers © Touchstone Pictures</p></div></p>
<h1>Starship Troopers</h1>
<p>Date de sortie : 21/01/1998</p>
<p><em>Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l&rsquo;ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l&rsquo;abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d&rsquo;arachnides se dresse contre l&rsquo;espèce humaine et ces insectes géants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d&rsquo;ardeurs et de courage, partent en mission dans l&rsquo;espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend.</em></p>
<h3><strong>Articles concernés :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.science-of-fiction.com/jumelles-realite-augmentee/" target="_blank" rel="noopener"><strong><span style="color: #00ccff;">Jumelles à réalité augmentée</span></strong></a></h3>
<h3><strong>Infos :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4987.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #00ccff;"><strong>Allociné</strong></span></a></h3>
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		<title>Oblivion</title>
		<link>https://www.science-of-fiction.com/oblivion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 21:29:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films et séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.science-of-fiction.com/?p=8136</guid>

					<description><![CDATA[Date de sortie : 10/04/2013. Un ancien combattant chargé d'extraire les ressources restantes de la Terre commence à remettre en question ce qu'il sait de sa mission et de lui-même.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_8039" style="width: 691px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8039" class="wp-image-8039 size-full" title="Oblivion © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Oblivion-2.webp" alt="Oblivion © Universal Pictures" width="681" height="1000" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Oblivion-2.webp 681w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Oblivion-2-204x300.webp 204w" sizes="auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px" /><p id="caption-attachment-8039" class="wp-caption-text">Oblivion © Universal Pictures</p></div></p>
<h1>Oblivion</h1>
<p>Date de sortie : 10/04/2013</p>
<p><em>2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui. </em></p>
<h3><strong>Articles concernés :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.science-of-fiction.com/jumelles-realite-augmentee/" target="_blank" rel="noopener"><strong><span style="color: #00ccff;">Jumelles à réalité augmentée</span></strong></a></h3>
<h3><strong>Infos :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27405.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #00ccff;"><strong>Allociné</strong></span></a></h3>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Johnny Mnemonic</title>
		<link>https://www.science-of-fiction.com/johnny-mnemonic/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 21:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films et séries]]></category>
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					<description><![CDATA[Date de sortie : 22/11/1995. Au XXIe siècle, le piratage des réseaux faisant rage, un puissant consortium utilise des livreurs de données. Johnny est l'un de ces coursiers.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_8041" style="width: 685px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8041" class="wp-image-8041 size-full" title="Johnny Mnemonic © TriStar Pictures " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Johnny-Mnemonic-2.webp" alt="Johnny Mnemonic © TriStar Pictures " width="675" height="1000" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Johnny-Mnemonic-2.webp 675w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2025/10/Johnny-Mnemonic-2-203x300.webp 203w" sizes="auto, (max-width: 675px) 100vw, 675px" /><p id="caption-attachment-8041" class="wp-caption-text">Johnny Mnemonic © TriStar Pictures</p></div></p>
<h1>Johnny Mnemonic</h1>
<p>Date de sortie : 22/11/1995</p>
<p><em>Au XXIe siècle, le piratage des réseaux faisant rage, un puissant consortium utilise des livreurs de données. Johnny est l&rsquo;un de ces coursiers. Son cerveau a été aménagé pour recevoir des données qu&rsquo;il ignore et qu&rsquo;il convoie ensuite à travers le monde.</em></p>
<h3><strong>Articles concernés :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.science-of-fiction.com/jumelles-realite-augmentee/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Jumelles à réalité augmentée</strong></a></h3>
<h3><strong>Infos :</strong></h3>
<h3><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=13426.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #00ccff;"><strong>Allociné</strong></span></a></h3>
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		<title>Implant cérébral</title>
		<link>https://www.science-of-fiction.com/implant-cerebral/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Quotidien]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans Matrix, les individus ayant quitté la Matrice peuvent y retourner en branchant leur cerveau à une prise.Dans Star Wars, certains individus se font&#46;&#46;&#46;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="510" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot22.webp" alt="" class="wp-image-7921" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot22.webp 825w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot22-300x185.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot22-768x475.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 825px) 100vw, 825px" /></figure>
</div>

<p>Dans Matrix, les individus ayant quitté la Matrice peuvent y retourner en branchant leur cerveau à une prise.<br />Dans Star Wars, certains individus se font implanter un « implant cybernétique ». Il peut effacer une partie de la personnalité afin de prendre des décisions plus efficaces et permettre ainsi d&rsquo;être plus productif. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;officier de liaison informatique de la Cité des Nuages, Lobot. <br />Dans Kingsman Services Secrets, des implants piratés font exploser la tête de leurs porteurs.</p>
<p>Ce ne sont là que quelques exemples d&rsquo;implants dans les films.</p>
<p>Partout à travers le monde réel, des entreprises ayant pour objectif de réparer les humains se multiplient. Parfois l&rsquo;ambition va au-delà des soins et vise à améliorer notre espèce. Voici quelques sociétés qui travaillent sur le sujet.</p>
<h2>Blackrock Neurotech</h2>
<p>Fondée en 2008 par Florian Solzbacher et Marcus Gerhardt, la société Blackrock s&rsquo;est basée sur les recherches de l&rsquo;Université d&rsquo;Utah dans les années 1990. Ses fondateurs sont ainsi les précurseurs dans de nombreux projets, notamment la première implantation chez un être humain en 2004. Les annonces tonitruantes de la concurrence font parfois sourire ces chercheurs qui obtenaient déjà des résultats sur un singe dès 2002.<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot16.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7912 size-full" title="Le système filiaire dans l'exemple MoveAgain © Blackrock Neurotech " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot16-e1734798788506.png" alt="Le système filiaire dans l'exemple MoveAgain © Blackrock Neurotech " width="313" height="200" /></a></p>
<p>Leurs objectifs sont multiples mais n&rsquo;ont pas tous le même état d&rsquo;avancement : créer des implants pour la vue, l&rsquo;ouïe, la parole, le touché ou la mobilité (SeeAgain, HearAgain, MoveAgain, TalkAgain, FeelAgain, Communicate again). Au total, pas moins d&rsquo;une cinquantaine de patients dans le monde ont pu bénéficier d&rsquo;un implant au cours des 20 dernières années. Avec ses 30 000 jours de retours d&rsquo;expériences, c&rsquo;est ce qui fait que, pour l&rsquo;instant, Blackrock Neurotech est le numéro 1 dans le monde des <em>Interfaces Cerveau-Machine</em> (ICM), également appelés IND ou BCI. Leurs progrès sont constants même s&rsquo;ils peuvent paraître lents.</p>
<p>D&rsquo;autres ingénieurs et chercheurs travaillent déjà sur des implants aidant à la mobilité. C&rsquo;est le cas notamment de Wandercraf (<a href="https://www.science-of-fiction.com/exosquelette/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article sur les exosquelettes</a>) ou de l&rsquo;institut Clinatec en France. En dehors de ces efforts notables, on trouve donc chez Blackrock Neurotech des implants quasi inédits ; c&rsquo;est le cas notamment avec le projet SeeAgain. C&rsquo;est un très vaste champ de recherche que Blackrock Neurotech a ouvert en cherchant à lutter y compris contre les problèmes de mémoire, l&rsquo;anxiété ou la dépression. Quant à l&rsquo;approche concernant la communication, Blackrock a une solution légèrement différente de la concurrence.</p>
<h2>L&rsquo;implant Neuralace pour s&rsquo;ouvrir aux autres</h2>
<p>L&rsquo;implant Utah Array est l&rsquo;implant-phare de Blackrock Neurotech, avec son système baptisé « Neuroport ». Au même titre que la plupart des ICM le fonctionnement est simple mais invasif : on implante le patient avec la puce de 96 électrodes (pour 1024 canaux) afin de permettre l&rsquo;enregistrement et la stimulation des neurones, que ce soit par groupes de neurones ou par neurone isolé. Le capteur, plutôt imposant, transmet les informations qui sont ensuite analysées et traitées par le système Neuroport puis transformées en ordres de différents types.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7913 aligncenter" title="La puce Utah Array (à gauche) et le capteur cylindrique fixé au crâne (à droite) © Blackrock Neurotech" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17.webp" alt="La puce Utah Array (à gauche) et le capteur cylindrique fixé au crâne (à droite) © Blackrock Neurotech" width="677" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17.webp 2081w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17-300x89.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17-1024x303.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17-768x227.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17-1536x454.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot17-2048x605.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7914 size-medium aligncenter" title="La nouvelle puce Neuralace © Blackrock Neurotech" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18-300x200.webp" alt="La nouvelle puce Neuralace © Blackrock Neurotech" width="300" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18-300x200.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18-1024x681.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18-768x511.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18-1536x1021.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot18.webp 1624w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>D&rsquo;une manière générale selon la zone de cerveau que l&rsquo;implant va étudier, cela peut servir à communiquer avec l&rsquo;extérieur, contrôler un ordinateur, activer une neuroprothèse, permettre à son utilisateur de marcher ou rendre certains sens.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot21.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7917 size-full" title="Le site adapté au contrôle neural © Blackrock Neurotech" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot21-e1734800015546.webp" alt="Le site adapté au contrôle neural © Blackrock Neurotech" width="285" height="200" /></a>Cet implant, c&rsquo;est un peu la meilleure publicité que puisse faire Blackrock Neurotech. La société qui est principalement dédiée au domaine de la recherche se voit propulsée dans une course où elle a de l&rsquo;avance sur de nombreux concurrents. Leur site lui-même montre qu&rsquo;il est adapté au contrôle neural.</p>
<p>Depuis 2022, un successeur de cet implant est présenté comme ayant 10 000 canaux. L&rsquo;objectif est de faire du nouvel implant « Neuralace » un outil pour les scientifiques d&rsquo;ici 2024, puis de commercialiser le produit en tant que dispositif médical d&rsquo;ici 2028. Ses propriétés (notamment sa flexibilité) le font entrer directement en concurrence avec d&rsquo;autres sociétés.</p>
<h2>Des lunettes qui rendent la vue</h2>
<p>Dès 2012, l&rsquo;Université d&rsquo;Oxford travaillait sur un implant implanté dans l&rsquo;œil, à la surface du globe oculaire, afin de capter les informations et de les transmettre au cerveau. Ce procédé est toujours en développement au sein de l&rsquo;Oxford University Hospitals. Tout comme la société française Pixium (actuellement en liquidation car elle n&rsquo;a pas pu être rachetée par Neurotech) et son implant IRIS présenté en 2014, le principe est plutôt simple. Une caméra montée sur des lunettes enregistre les mouvements de l&rsquo;œil. Les images sont ensuite transformées par un microprocesseur (intégré dans l&rsquo;implant qui est dans l&rsquo;œil) en signaux électriques. Les électrodes transmettent les signaux au cerveau via le nerf optique. Chez Pixium, une version alternative de l&rsquo;implant a été développée avec un emplacement cette fois sous la rétine (l&rsquo;implant PRIMA).</p>
<p>L&rsquo;approche de Blackrock Neurotech est donc différente puisqu&rsquo;elle est basée sur son ICM. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot12.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7908" title="Le principe de l'implant de l'Université d'Oxford et de l'implant IRIS © Pixium" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot12.webp" alt="Le principe de l'implant de l'Université d'Oxford et de l'implant IRIS © Pixium" width="372" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot12.webp 786w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot12-300x161.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot12-768x413.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a>En 2020, une équipe de chercheurs liés à Blackrock Neurotech publie ses travaux sur un implant neural destiné aux personnes atteintes de cécité. Pour stimuler les neurones concernés, des microélectrodes ont été implantées dans le cortex visuel d&rsquo;une patiente. Cette dernière a également été équipée d’une paire de lunettes munie d’une caméra. Les signaux lumineux captés par la caméra sont convertis en signaux électriques et transmis instantanément aux électrodes. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;images comme on peut se l&rsquo;imaginer mais le cerveau détecte des variations lumineuses, ce qui a permis à la patiente de distinguer des silhouettes ou des objets.</p>
<p>Même si cela reste à améliorer, la patiente peut, par exemple, lire l&rsquo;alphabet. Il est à noter que la patiente n&rsquo;était pas aveugle de naissance. Il faut donc savoir si cette technique peut être généralisée dans tous les cas de figure. De plus, la thérapie génique apporte un autre type d&rsquo;espoir et de réponses pour les aveugles ; l&rsquo;implant ne serait donc pas toujours la meilleure solution.</p>
<h2>Synchron</h2>
<p>Fondée en 2012 par Tom Oxley, la très discrète start-up Synchron est une des pionnières dans le domaine des interfaces cerveau-ordinateur. <br />Synchron adopte une approche peu intrusive. Leur implant, baptisé SWITCH, vise à aider les personnes souffrant de paralysie, notamment celles atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA).</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7904 alignright" title="Principe du système SWITCH © Synchron" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8.webp" alt="Principe du système SWITCH © Synchron" width="177" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8.webp 1660w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8-265x300.webp 265w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8-906x1024.webp 906w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8-768x868.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot8-1359x1536.webp 1359w" sizes="auto, (max-width: 177px) 100vw, 177px" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7898 alignright" title="SWITCH permet au patient d'effectuer des tâches autrement impossibles © Synchron" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2.webp" alt="SWITCH permet au patient d'effectuer des tâches autrement impossibles © Synchron" width="355" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2.webp 1915w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-300x169.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-1024x578.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-768x433.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-1536x866.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-520x292.webp 520w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot2-1000x562.webp 1000w" sizes="auto, (max-width: 355px) 100vw, 355px" /></a>Cette avancée technologique pourrait bénéficier à environ 100 millions de personnes dans le monde en leur permettant de contrôler un ordinateur par la pensée.</p>
<p>Le système est simple. Synchron implante son dispositif près du cortex cérébral (dans un vaisseau sanguin) en passant par la veine jugulaire. L&rsquo;intervention, qui dure deux heures, est similaire à la pose de stents dans le cœur. Le capteur est installé sur la poitrine comme un cathéter. Toute la partie filaire de la neuroprothèse est donc implantée. Pour le patient, c&rsquo;est un avantage pratique et esthétique.</p>
<p>Dès 2021, Synchron a reçu l&rsquo;accord pour tester son produit sur des patients. Depuis, il y a eu au total 5 personnes d&rsquo;implantées qui bénéficient toujours d&rsquo;un suivi pour des tests et des apprentissages. En 2022, Synchron a réussi à lever 75 millions de dollars lors d&rsquo;une levée de fonds, avec la participation de grands noms tels que Jeff Bezos et Bill Gates.</p>
<p>Puisque aucun effet indésirable n&rsquo;est à noter, Synchron va lancer une étude pivot pour rendre son ICM éligible à l&rsquo;assurance-maladie et ainsi générer ses premiers revenus. La start-up paraît être sur de bons rails, mais son plus gros concurrent, Neuralink, pèse désormais 686 millions de dollars en levée de fonds contre 145 millions pour Synchron.</p>
<h2>Neuralink</h2>
<h3>L&rsquo;ambition&#8230; et le scandale</h3>
<p>Fondée en 2016 par des employés d&rsquo;Elon Musk, la société Neuralink a pour objectif d&rsquo;obtenir un implant permettant d&rsquo;explorer des applications médicales et thérapeutiques. Ce qui distingue Neuralink des autres, c&rsquo;est la volonté affichée de ne pas se limiter à « réparer » les corps mais, un jour, d&rsquo;apporter une assistance cérébrale à des gens qui n&rsquo;ont aucun problème. En effet, les déclarations très médiatiques d&rsquo;Elon Musk laissent à penser qu&rsquo;il imagine le futur avec des « humains augmentés ».</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, les premiers essais préhumains d&rsquo;un projet aussi complexe ont dû être effectués sur des animaux. En décembre 2022, un article de Reuters révèle que plus de 1 500 animaux, dont des singes, des porcs et des moutons, sont décédés lors des expériences menées par la société depuis 2018. Elon Musk <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7906" title="Des tests concluants ont permis à un singe de jouer à Pong @ Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10.webp" alt="Des tests concluants ont permis à un singe de jouer à Pong @ Neuralink" width="263" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10.webp 1421w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10-300x228.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10-1024x778.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot10-768x584.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 263px) 100vw, 263px" /></a>était impatient de résultats concrets ; c&rsquo;est ainsi que la pression morale qu&rsquo;il exerçait aurait conduit les scientifiques de Neuralink à adopter une approche précipitée lors d’interventions chirurgicales, entraînant des erreurs pourtant évitables pour les animaux. Neuralink a donc fait l’objet d’une enquête fédérale mais a nié les accusations en publiant des documents et n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas été condamné. Des résultats concrets ont été publiés dans la foulée : un singe jouant à Pong, ou un autre tapant virtuellement des mots sur un ordinateur. L&rsquo;administration américaine a donné son autorisation pour les tests humains au mois de mai 2023.</p>
<p>Comme pour tourner la page, l&rsquo;ouverture aux candidatures pour les premiers tests humains a été annoncée fin septembre 2023. Le profil recherché était, par exemple, des patients atteints de tétraplégie ou de SLA. Hélas, peu d&rsquo;éléments ont été communiqués à cette époque ; beaucoup de spécialistes s&rsquo;inquiétaient d&rsquo;ailleurs de cette discrétion qui ne permettait pas de s&rsquo;assurer de l&rsquo;objet de l&rsquo;expérience et de la sécurité des patients.</p>
<h3>L&rsquo;outil de précision de Neuralink</h3>
<p>La procédure de création de l&rsquo;ICM <em>Telepathy</em> consiste à insérer 64 fils flexibles dans une partie du cerveau qui contrôle l&rsquo;intention de mouvement. Ces fils sont reliés aux 1024 électrodes de la puce. La puce n&rsquo;est pas plus grosse qu&rsquo;une pièce de 2 €, est connectée en bluetooth et munie d&rsquo;une batterie rechargeable (recharge sans fil).</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot3.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7899" title="La puce N1 du projet Telepathy © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot3.webp" alt="La puce N1 du projet Telepathy © Neuralink" width="203" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot3.webp 1007w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot3-300x296.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot3-768x757.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 203px) 100vw, 203px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7900" title="Ce que contient la puce © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-scaled.webp" alt="Ce que contient la puce © Neuralink" width="159" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-scaled.webp 2036w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-239x300.webp 239w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-814x1024.webp 814w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-768x966.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-1222x1536.webp 1222w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot4-1629x2048.webp 1629w" sizes="auto, (max-width: 159px) 100vw, 159px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot5.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7901" title="Le robot chirurgien de Neuralink © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot5.webp" alt="Le robot chirurgien de Neuralink © Neuralink" width="206" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7902" title="L'aiguille du robot est plus petite qu'un cheveu © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6.webp" alt="L'aiguille du robot est plus petite qu'un cheveu © Neuralink" width="230" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6.webp 1608w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6-300x261.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6-1024x892.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6-768x669.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot6-1536x1337.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Toute l&rsquo;opération chirurgicale s&rsquo;effectue sans anesthésie générale. L&rsquo;intervention oblige à couper une section circulaire du crâne afin de faire de la place pour la puce. La seconde étape consiste à connecter les fils directement sur le cortex à l&rsquo;aide d&rsquo;un robot dont l&rsquo;aiguille de travail est plus petite qu&rsquo;un cheveu (tout comme les fils à fixer). En fait, les fils sont si fins et ce travail est si précis qu&rsquo;il ne peut pas être effectué par une main humaine. Ces fils permettent à l&rsquo;implant d&rsquo;enregistrer et de transmettre les signaux cérébraux à une application, qui décode ensuite la manière dont la personne décide de bouger la souris d&rsquo;un ordinateur.</p>
<h2>Jouer aux échecs puis à Mario Kart et Civilisation VI</h2>
<p>En janvier 2024, Elon Musk annonçait officiellement la première implantation de leur puce N1 sur un humain. L&rsquo;étude PRIME de Neuralink a donc testé son implant sur un premier patient atteint d&rsquo;une lésion de la moelle épinière. Pour commencer, le patient passe d&rsquo;abord par une phase de calibrage. Il est ensuite capable d&rsquo;utiliser un clavier virtuel ou de déplacer la souris d&rsquo;un ordinateur. Une fois habitué à s&rsquo;exercer sur l&rsquo;ordinateur de façon classique, Noland Arbaugh &#8211; le premier patient &#8211; a commencé à jouer aux échecs numériques. L&rsquo;implant lui sert également pour apprendre le français et le japonais.</p>
<p>Noland étant très à l&rsquo;aise, il a pu également affronter son père et son ami sur une partie de <em>Mario Kart 8</em> après seulement une semaine d&rsquo;utilisation ! Il indique qu&rsquo;ils ne l&rsquo;ont pas laissé gagner mais qu&rsquo;il a été surpris de réussir malgré tout à finir en deuxième position à plusieurs reprises.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7903" title="La phase de calibrage est indispensable © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7.webp" alt="La phase de calibrage est indispensable © Neuralink" width="475" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7.webp 2232w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7-300x126.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7-1024x431.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7-768x323.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7-1536x647.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot7-2048x863.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 475px) 100vw, 475px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot9.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7905 size-full" title="Il devient possible de jouer aux échecs © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot9-e1734803315158.webp" alt="Il devient possible de jouer aux échecs © Neuralink" width="142" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7915 aligncenter" title="Mario Kart 8 © Nintendo - Civilization 6 © Firaxis Games" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19.webp" alt="Mario Kart 8 © Nintendo - Civilization 6 © Firaxis Games" width="281" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19.webp 1685w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19-300x214.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19-1024x729.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19-768x547.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot19-1536x1094.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px" /></a>Passionné du jeu <em>Civilization </em>avant son accident de plongée, Noland a tenté de jouer à <em>Civilization VI</em>. Ce fut un succès : il a joué toute une nuit jusqu&rsquo;à 6 heures du matin ! Sa seule frustration fut de constater que la puce était déchargée et qu&rsquo;il faudrait patienter le temps d&rsquo;une recharge.</p>
<p>Quelque temps plus tard, 85 % des fils avaient bougé. Même si l&rsquo;implant est resté partiellement fonctionnel, c&rsquo;était là l&rsquo;illustration des problèmes rencontrés dans des domaines pionniers comme celui-ci. <br />L&rsquo;implantation d&rsquo;un deuxième patient a été révélée au mois d&rsquo;août 2024. Là encore, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un homme ayant une lésion de la moelle épinière. Sans donner l&rsquo;identité exacte de ce « Alex », il a été possible d&rsquo;apprendre que celui-ci pouvait jouer à Counter Strike, mais également faire de la modélisation 3D (pour imprimer un support pour son chargeur électrique d&rsquo;implant). Là encore, les fils ont bougé, mais cette fois à hauteur de 60 %. Nul doute que l&rsquo;objectif de l&rsquo;étude PRIME sera de travailler à diminuer encore cet inconvénient.</p>
<p>En novembre 2024, Neuralink annonçait également avoir reçu l&rsquo;autorisation d&rsquo;expérimenter l&rsquo;implant N1 afin de contrôler un bras robotique. Cette expérience s&rsquo;inscrira alors dans le projet baptisé CONVOY. Là encore, beaucoup d&rsquo;annonces ont été faites et l&rsquo;année 2025 répondra en partie aux interrogations les plus légitimes.</p>
<h3>Voir le monde différemment</h3>
<p>Le 20/03/2024 Elon Musk déclarait que l&rsquo;implant Blindsight était opérationnel sur les singes.</p>
<p><em><abbr data-title="I should mention that the Blindsight implant is already working in monkeys. Resolution will be low at first, like early Nintendo graphics, but ultimately may exceed normal human vision. (Also, no monkey has died or been seriously injured by a Neuralink device!)">Je dois mentionner que l&rsquo;implant Blindsight fonctionne déjà chez le singe. La résolution sera faible au début, comme les premiers graphismes de Nintendo, mais pourra finalement dépasser la vision humaine normale. (De plus, aucun singe n&rsquo;est mort ou n&rsquo;a été gravement blessé par un appareil Neuralink !)</abbr></em></p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7916 alignright" title="Technique d'implantation du N1 © Neuralink" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-scaled.webp" alt="Technique d'implantation du N1 © Neuralink" width="356" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-scaled.webp 2560w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-300x169.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-1024x576.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-768x432.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-1536x864.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-2048x1152.webp 2048w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-520x292.webp 520w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot20-1000x562.webp 1000w" sizes="auto, (max-width: 356px) 100vw, 356px" /></a>La société pense être en capacité de rendre la vue aux gens l&rsquo;ayant perdue, mais pas seulement. Leurs chercheurs sont également confiants sur la possibilité de « donner » la vue aux aveugles de naissance. Ils expliquent simplement que tant que la partie du cortex qui concerne la vue est intacte, il n&rsquo;y a pas de raison pour que ce ne soit pas possible. </p>
<p>En dehors de ces déclarations, aucune publication scientifique ne permet d&rsquo;appuyer ces propos. Les gens curieux attendent désormais des preuves et des précisions sur le contexte des expériences. Des données ont pourtant dû être avancées par Neuralink, car en septembre 2024, l’agence américaine chargée de la surveillance des denrées alimentaires et des médicaments (la Food &amp; Drug Administration) a donné son feu vert pour les premiers tests sur patients humains.</p>
<h2>Precision Neuroscience</h2>
<p>Fondée en 2021 par Ben Rapoport et Michael Mager (les cofondateurs de Neuralink), la société Precision Neuroscience travaille sur une troisième approche.</p>
<p>La société est spécialisée dans le développement d&rsquo;implants destinés à l&rsquo;ICM, qui sont conçus pour être peu invasifs et réversibles. En moins de deux ans, Precision a réussi à lever un total de 53 millions de dollars pour poursuivre le développement de ses produits et préparer l&rsquo;examen réglementaire de la FDA.</p>
<p>L&rsquo;implant-phare de Precision, nommé Layer 7 Cortical Interface, est une fine bande de matériau flexible, semblable à un morceau de ruban adhésif mais avec une épaisseur équivalente à 1/5e d&rsquo;un cheveu <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7909" title="L'implant très souple Layer 7 © Precision Neuroscience" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13.webp" alt="L'implant très souple Layer 7 © Precision Neuroscience" width="300" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13.webp 1920w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13-300x200.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13-1024x683.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13-768x512.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot13-1536x1024.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>humain. Ce matériau est conçu pour s&rsquo;adapter à la surface du cerveau sans causer de dommages aux tissus. Il peut être implanté à l&rsquo;aide d&rsquo;une technique peu invasive (micro-fente du crâne). L&rsquo;implant de Precision peut traiter de grandes quantités de données, chaque réseau de microélectrodes comportant 1024 canaux d&rsquo;électrodes, soit une densité 600 fois supérieure à celle des réseaux corticaux standards (mais la même que l&rsquo;implant invasif de Balckrock Neurotech). De plus, il s&rsquo;agit du seul implant ICM conçu pour être amovible.</p>
<p>La société détient plus de 25 brevets sur cette technologie innovante.</p>
<p>La mission de Precision est de rendre enfin traitables les situations neurologiques dévastatrices telles que les accidents vasculaires cérébraux, les traumatismes crâniens et la démence, grâce à la technologie d&rsquo;interface cerveau-ordinateur. Avec près de 100 millions de personnes aux États-Unis souffrant de ces affections, Precision s&rsquo;engage à faire progresser cette technologie du laboratoire à la clinique pour améliorer la vie de ces individus.</p>
<p>Ce petit tour d&rsquo;horizon des ICM n&rsquo;est pas exhaustif et ne le sera jamais. Mais il permet de mettre en évidence les différentes approches&#8230; et les différents objectifs de ces sociétés.</p>
<h2>Nuances et prudence</h2>
<h3>Faire parler avant tout</h3>
<p>Concernant Neuralink, les critiques sont multiples. Les annonces grandiloquentes de la société génèrent une centralisation des critiques, alors que ces mêmes critiques pourraient être imputées à d&rsquo;autres sociétés.<br />Sur le plan technique, il a été soulevé que l&rsquo;introduction d&rsquo;un corps étranger peut engendrer un rejet du système immunitaire. De plus, si un tissu cicatriciel se forme autour de l&rsquo;implant, son fonctionnement pourrait en être altéré.</p>
<p>Habitué des tribunes médiatiques, Elon Musk n&rsquo;en est pas à ses premiers effets d&rsquo;annonce qui, finalement, débouchent sur des reports de calendrier. En effet, les « bientôt » sont souvent sur de longues échéances et les « demain » se transforment en « après-demain ». Même si cela est presque devenu une habitude, il faut reconnaître la ténacité du PDG, voire son entêtement. C&rsquo;est pourquoi il est pour l&rsquo;heure impossible de dire si Neuralink est à l&rsquo;aube d&rsquo;une révolution technologique ou d&rsquo;une impasse qui ne répondrait pas à des objectifs réalisables.</p>
<p>De plus, faute de publications scientifiques suffisantes, beaucoup de chercheurs s&rsquo;interrogent, par exemple, sur la sécurité des patients. Aucun effet indésirable n&rsquo;a été déclaré, mais les chercheurs alertent sur les risques d&rsquo;une telle opération et les conséquences inconnues sur le long terme. Il faudra du temps pour tirer les bonnes conclusions.</p>
<h3>Des implants à quel prix ?</h3>
<p>Les implants étant encore à l&rsquo;étape de la recherche, les prix ne sont pas communiqués &#8211; et s&rsquo;ils finissaient par l&rsquo;être, ils seraient sans doute différents de la réalité du prix du produit mis sur le marché.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot15.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7911 alignright" title="Vue d'artiste d'une personne implantée dans le futur" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot15.webp" alt="Vue d'artiste d'une personne implantée dans le futur" width="133" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot15.webp 664w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot15-199x300.webp 199w" sizes="auto, (max-width: 133px) 100vw, 133px" /></a>Mais existe-t-il un autre prix à payer ? On peut noter une problématique commune à ces différentes sociétés : quels seront les effets à long terme de ces implants ? La stabilité de ces implants est-elle fiable ? Les réactions des individus seront-elles toujours les mêmes ? La sécurité des données sans fil est-elle assurée ?<br />Stephen ALMOND, directeur exécutif du risque réglementaire à l&rsquo;ICO (Royaume-Uni), a mis en garde sur les risques sous-estimés de ces implants. Par exemple la marginalisation sociale d&rsquo;une partie de la population qui n&rsquo;aurait pas les moyens d&rsquo;accéder à ce type de soins. De plus, des personnes ne pourront jamais accéder aux implants pour des raisons médicales (implants inadaptés à la pathologie, rejet de l&rsquo;implant, etc.).<br />D&rsquo;autre part, la vie privée le sera-t-elle toujours ? Puisqu&rsquo;il est possible de collecter des données, il est donc possible de géolocaliser, de voir et d&rsquo;entendre la vie d&rsquo;un patient selon son implant. L&rsquo;ICO invite donc à la vigilance sur le « déploiement de manière inappropriée » de ces nouvelles technologies.<br />Enfin &#8211; sur le sujet des augmentations de personnes sans handicap &#8211; certaines données inexactes ou des généralités détectées par un implant pourraient conduire à des biais d&rsquo;interprétation. L&rsquo;inéquité serait ainsi une conséquence directe de l&rsquo;arrivée des implants dans le monde du travail : un employé capable de solliciter les bonnes zones cérébrales, sans utilisation jugée « parasite » de ses capacités serait plus vite promu qu&rsquo;un autre. Des emplois pourraient être refusés plus facilement, là encore, par ces biais d&rsquo;interprétation.<br />Pour éviter d&rsquo;en arriver là et pour soulever les différentes problématiques, l&rsquo;ICO va fournir une étude avec des recommandations sur les risques et les bonnes pratiques des neurodonnées d&rsquo;ici 2025. Le bureau de régulation espère qu&rsquo;en apportant une vision anticipée de l&rsquo;avenir, les décideurs pourront encadrer les pratiques.</p>
<p>En 2017, le groupe Morningside alertait également sur ces différents problèmes. Ces chercheurs du monde entier ont publié dans Nature un article s&rsquo;articulant autour de 4 grandes thématiques à aborder :</p>
<ul>
<li>la vie privée mentale et le consentement : comme l&rsquo;indique l&rsquo;ICO, il est capital que les données soient sécurisées.</li>
<li>l&rsquo;individu et l&rsquo;identité : les ICM peuvent avoir un impact sur la façon de raisonner à long terme. Est-ce mon raisonnement ou une habitude de traitement de calcul ? pourrait devenir une phrase commune générant des angoisses. Un homme ayant utilisé un stimulateur cérébral pendant 7 ans a fini par se demander qui il était. De plus, le principe de l&rsquo;individu est à surveiller également lorsqu&rsquo;on sait que plusieurs cerveaux peuvent être connectés ensemble. Une étude a été publiée en 2015 sur 3 singes implantés qui collaboraient pour déplacer un bras robotique. C&rsquo;était là le premier « réseau de cerveau ».</li>
<li>l&rsquo;augmentation des capacités : au-delà des incontournables questions sociétales déjà évoquées, le groupe Morningside invite à des réponses claires et un consensus. Il souligne que l&rsquo;interdiction pure et simple des implants d&rsquo;augmentation pourrait mener à la clandestinité. Leur demande la plus basique est d&rsquo;interdire ces augmentations dans l&rsquo;armée (si possible dans un traité international).</li>
<li>les biais : Les différents biais possibles (qu&rsquo;ils soient statistiques ou mathématiques) présentent l&rsquo;inconvénient d&rsquo;entraîner des généralités et donc des erreurs. Le groupe Morningside invite à établir des contre-mesures et des pare-feux capables de réduire ce risque d&rsquo;erreurs.</li>
</ul>
<p>Dans le même registre que Stephen ALMOND et le Morningside, le président de l&rsquo;association turque de l&rsquo;informatique et ancien directeur du centre de technologie de l&rsquo;information turque, Rahmi AKTEPE, <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot14.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7910" title="De gauche à droite, Rahmi AKTEPE et Stephen ALMOND © TBD © ICO " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot14.webp" alt="De gauche à droite, Rahmi AKTEPE et Stephen ALMOND © TBD © ICO " width="377" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot14.webp 584w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/lobot14-300x159.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 377px) 100vw, 377px" /></a>indiquait dès 2020 les risques de piratage de ces puces et implants. Il évoque la possibilité qu&rsquo;un virus informatique puisse endommager le cerveau mais aussi d&rsquo;autres fonctions du corps. Il imagine également possible une prise de contrôle d&rsquo;un être humain à distance. Ce serait là une désastreuse porte d&rsquo;entrée pour une cyber-attaque.<br />Bien sûr, il nuance son propos en constatant la volonté pour quelqu&rsquo;un comme Elon MUSK de vouloir apporter un progrès pour l&rsquo;humanité. Cependant, là encore, il se veut méfiant sur les questions éthiques soulevées par un implant soutenu par une intelligence artificielle et sur cette future compétition &#8211; futile &#8211; pour développer l&rsquo;humain le plus intelligent au monde.</p>
<h2>Quel avenir ?</h2>
<p>De par leur variété et leur évolution, il est très difficile de conclure sur cette grande thématique des implants d&rsquo;interface cerveau-ordinateur. La concurrence dans le domaine engendre parfois des innovations et des progrès, mais aussi des impasses ou des manques de financement. Il semble qu&rsquo;un nouvel eldorado vienne de voir le jour, en parallèle du développement de l&rsquo;intelligence artificielle (IA). La croisée des 2 domaines permet d&rsquo;envisager un futur radicalement différent pour les personnes souffrant d&rsquo;un handicap.</p>
<p>Cependant, on peut encore se demander dans combien de temps cette technologie sera aussi facilement disponible qu&rsquo;une opération chirurgicale simple et surtout à quel tarif. N&rsquo;est-ce là qu&rsquo;un espoir inaccessible ?</p>
<p>Mais si la technologie devient disponible, pourquoi se limiterait-elle aux personnes souffrantes ? Les gens n&rsquo;ayant aucun problème ne se verraient-ils pas, eux aussi, équipés d&rsquo;implants afin de gagner du temps dans leur vie quotidienne ? Serait-ce la disparition annoncée du smartphone ? Et pourquoi ne pas optimiser l&rsquo;usage des muscles en les programmant pour une séance de sport ? Pourquoi ne pas augmenter les capacités de concentration &#8211; et donc céder une partie de son libre-arbitre &#8211; afin d&rsquo;être plus productif ?<br />Quels seront les jalons qui encadreront l&rsquo;envie de profiter de la puissance de calcul d&rsquo;une IA pour les études, le travail, les loisirs ? Quels seront les freins qui empêcheront de nuire ou de contrôler les gens ? Quelles valeurs auront les diplômes, les décisions d&rsquo;un patron ou d&rsquo;un politicien assisté par une IA grâce à un implant cybernétique ? Les employés pourraient-ils être forcés à travailler en réseau de cerveau dans certaines entreprises ?</p>
<p>Derrière ces menaces, bien réelles, se cache un potentiel incroyable et inédit dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité.<br />Serons-nous un jour des Homo Cyberneticus ?</p>
<h3>Sites officiels :</h3>
<p><a href="https://blackrockneurotech.com/" target="_blank" rel="noopener">Blackrock Neurotech</a><br /><span class="HwtZe" lang="fr"><span class="jCAhz ChMk0b"><span class="ryNqvb"><a href="https://www.pixium-vision.com/fr/" target="_blank" rel="noopener">Pixium</a><br />Perceptions visuelles</span></span></span> : publication dans <a href="https://www.jci.org/articles/view/151331" target="_blank" rel="noopener">Journal of Clinical Investigation</a> <br />Article du <a href="https://www.washingtonpost.com/archive/politics/2002/03/14/report-monkeys-thoughts-move-cursor/0f6c0af5-3016-40e3-b762-4efd001ef25a/" target="_blank" rel="noopener">Washington Post</a><br />Publication dans <a href="https://www.science.org/doi/10.1126/science.abd7435?url_ver=Z39.88-2003&amp;rfr_id=ori:rid:crossref.org&amp;rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed" target="_blank" rel="noopener">Science</a><br /><a href="https://synchron.com/" target="_blank" rel="noopener">Synchron</a><br />Publication dans <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamaneurology/article-abstract/2799839" target="_blank" rel="noopener">Jama</a><br /><a href="https://neuralink.com/" target="_blank" rel="noopener">Neuralink</a><br />Article de <a href="https://www.reuters.com/technology/musks-neuralink-faces-federal-probe-employee-backlash-over-animal-tests-2022-12-05/" target="_blank" rel="noopener">Reuters</a><br />À propos de neuralink : article dans <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-024-00304-4" target="_blank" rel="noopener">Nature</a><br /><a href="https://precisionneuro.io/" target="_blank" rel="noopener">Precision neuroscience</a><br />Article de l&rsquo;<a href="https://ico.org.uk/about-the-ico/jobs/technology-and-innovation-opportunities/meet-the-technology-and-innovation-team/" target="_blank" rel="noopener">ICO</a><br /><a href="https://www.nature.com/articles/551159a" target="_blank" rel="noopener">Recommandations</a> du groupe Morningside : publication dans Nature<br /><a href="https://www.tbd.org.tr/en/" target="_blank" rel="noopener">Association</a> turque de l&rsquo;informatique<br />Publication sur le <a href="https://www.nature.com/articles/srep10767" target="_blank" rel="noopener">réseau de cerveaux</a> de singes dans Nature<br />Publication sur le sujet <a href="https://arxiv.org/abs/1911.02637" rel="lightbox noopener" target="_blank">Homo Cyberneticus</a></p>
<h3>Vidéos :</h3>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=mm95r05hui0" target="_blank" rel="noopener">Synchron</a></p>
<h3>Quelques films concernés :</h3>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/kingsman-services-secrets/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7961" title="Kingsman : Services secrets © 20th Century Fox" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/Kingsman-Services-Secrets.webp" alt="Kingsman : Services secrets © 20th Century Fox" width="188" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/Kingsman-Services-Secrets.webp 810w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/Kingsman-Services-Secrets-225x300.webp 225w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/12/Kingsman-Services-Secrets-768x1024.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/matrix-revolutions/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7084" title="Matrix Revolutions © Warner Bros" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2.jpg" alt="Matrix Revolutions © Warner Bros" width="184" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2.jpg 734w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2-220x300.jpg 220w" sizes="auto, (max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6523" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1.jpg 1369w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-194x300.jpg 194w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-663x1024.jpg 663w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-768x1185.jpg 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-995x1536.jpg 995w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars-1-1327x2048.jpg 1327w" sizes="auto, (max-width: 162px) 100vw, 162px" /></a></p>


<p></p>
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		<title>Les extraterrestres oubliés sur Terre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Véhicules]]></category>
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					<description><![CDATA[Perdus ? Véritable bateau spatial laissé à la dérive, le vaisseau du film District 9 nous présente une civilisation égarée et isolée sur Terre.&#46;&#46;&#46;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7802 size-full alignnone" title="Le vaisseau mal en point du film District 9 © Majority Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu1-e1724923384216.webp" alt="Le vaisseau mal en point du film District 9 © Majority Entertainment" width="326" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu2.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7803 size-full alignnone" title="E.T. l'extraterrestre constatant que le vaisseau l'a abandonné sur Terre © Universal Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu2-e1724923277457.webp" alt="E.T. l'extraterrestre constatant que le vaisseau l'a abandonné sur Terre © Universal Pictures" width="287" height="250" /></a></center></p>
<h2></h2>
<h2>Perdus ?</h2>
<p>Véritable bateau spatial laissé à la dérive, le vaisseau du film District 9 nous présente une civilisation égarée et isolée sur Terre. L&rsquo;extraterrestre E.T. a quant à lui été laissé sur notre planète.</p>
<p>Cette situation est-elle plausible ? Qu&rsquo;en est-il de nos connaissances scientifiques par rapport à un tel contexte ? Avec ces deux exemples, on peut se poser des milliers de questions !</p>
<h2>Un long chemin</h2>
<p>L&rsquo;étoile la plus proche de la Terre est notre Soleil, évidemment ! Si on cherche un autre soleil avec des <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu3.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7804 size-full" title="Illustration du système solaire de Proxima du Centaure © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu3-e1724944326968.webp" alt="Illustration du système solaire de Proxima du Centaure © NASA" width="346" height="200" /></a>planètes en orbite de celui-ci, on trouve Proxima Centauri, une naine rouge située dans le système stellaire Alpha Centauri à 4,367 années-lumière.</p>
<p>La vitesse de la lumière qui est de 299 792 458 m / s (<span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc"><b>1,08 milliard de km/h</b></span></span>) nous paraît vertigineuse. C&rsquo;est pourtant incroyablement lent au regard de l&rsquo;immensité de notre Univers. C&rsquo;est pourquoi il faut plus de 4 ans pour que la lumière d&rsquo;Alpha Centauri parvienne jusqu&rsquo;à notre Terre.<br />
En comparaison, la sonde la plus rapide de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité est Parker Solar Probe, qui voyage actuellement à 635 266 km/h soit 176 463 m/s. Si on lançait cette sonde en direction d&rsquo;Alpha Centauri, il faudrait <strong>7434 ans</strong> pour qu&rsquo;elle atteigne sa destination&#8230;<br />
Il y a 7500 ans, l&rsquo;humanité n&rsquo;avait même pas encore inventé l&rsquo;écriture (qui date de 5500 ans). C&rsquo;était la <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu4.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7797 size-medium" title="Vue d'artiste d'un village du Néolithique © science-of-fiction.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu4-253x300.webp" alt="Vue d'artiste d'un village du Néolithique © science-of-fiction.com" width="253" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu4-253x300.webp 253w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu4.webp 664w" sizes="auto, (max-width: 253px) 100vw, 253px" /></a>période du <strong>Néolithique</strong> (-9000 à -3000 ans avant J.C.), caractérisée par le développement de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;élevage, la fabrication de poteries, et la construction de villages permanents. Se projeter 7434 ans dans le futur, c&rsquo;est donc se projeter dans un voyage plus long que tout ce qu&rsquo;il est possible d&rsquo;imaginer. Un vaisseau ayant la même vitesse que la sonde et réussissant à faire ce trajet serait forcément une arche sur laquelle des milliers de gens devraient survivre pendant 300 générations. En 7434 ans, il y aurait de nouvelles découvertes, de nouvelles cultures et plusieurs civilisations se succéderaient avant d&rsquo;arriver à Alpha Centauri.<br />
Arrivé là-bas, il faudrait ensuite freiner autour du soleil ou des planètes (peut-être pendant une décennie) afin de trouver une vitesse permettant l&rsquo;injection en orbite planétaire. Tout cela en partant du principe qu&rsquo;une planète (Proxima Centauri b ou Proxima Centauri c) peut accueillir des colons venus d&rsquo;un autre système solaire.</p>
<p>Si la civilisation humaine existe toujours sur la Terre dans seulement 3500 ans par exemple, il y a fort à parier qu&rsquo;elle aura développé des vaisseaux capables d&rsquo;aller plus vite que la sonde Parker Solar Probe. Le vaisseau-monde ne serait alors qu&rsquo;à mi-chemin de son trajet et pourrait se faire rattraper puis dépasser par une nouvelle expédition bien plus rapide. Cet ancien vaisseau se ferait-il intercepter ? Serait-il laissé de côté comme une expérience primitive ? Serait-il resté en contact avec la Terre pendant tout ce temps ? Serait-il détruit car considéré comme une menace ? Serait-il capable de se défendre ou aurait-il déjà accéléré lui aussi grâce à ses propres découvertes ? Il existe autant de réponses que de scénarios possibles&#8230;</p>
<p>Le Santa María de Christophe COLOMB n&rsquo;avait que l&rsquo;océan Atlantique à traverser en 1492 : il lui a fallu 36 jours.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu5.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7798 size-full alignnone" title="Illustration des bateaux de l’expédition de COLOMB ; de gauche à droite le Santa María, le Niña et le Pinta © Bibliothèque « Colombina », Séville – Archives Larbor" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu5-e1724924144579.webp" alt="Illustration des bateaux de l’expédition de COLOMB ; de gauche à droite le Santa María, le Niña et le Pinta © Bibliothèque « Colombina », Séville – Archives Larbor" width="250" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7799 alignnone" title="Une réplique du Santa María qui effectue des voyages touristiques depuis le port de Funchal jusqu’au Cap Girão © CARLOS TEIXIDOR CADENAS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6-300x225.webp" alt="Une réplique du Santa María qui effectue des voyages touristiques depuis le port de Funchal jusqu’au Cap Girão © CARLOS TEIXIDOR CADENAS" width="267" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6-300x225.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6-1024x768.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6-768x576.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu6.webp 1440w" sizes="auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu7.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7800 size-full" title="Le Destriero © Boat International" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu7-e1724925092404.webp" alt="Le Destriero © Boat International" width="256" height="200" /></a></center>500 ans plus tard, le Destriero est parvenu à faire une traversée similaire en seulement 58 heures. Les hypothèses sont infinies et montrent à quel point il ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;un simple voyage en caraque et caravelles, aussi dangereux soit-il. Ici, c&rsquo;est un océan d&rsquo;incertitudes sur le futur qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord affronter.</p>
<h2>L&rsquo;expédition d&rsquo;une civilisation</h2>
<p>Ce genre d&rsquo;expédition prendrait une ampleur bien plus importante que les explorations de Christophe COLOMB, Vasco de GAMA, Fernand de MAGELLAN, Amerigo VESPUCCI ou Zheng HE. Il faudrait les ressources combinées d&rsquo;une planète entière pour la bonne préparation d&rsquo;une flotte de vaisseaux.</p>
<p>Ce projet fort coûteux en ressources, en temps et en matière grise serait la marque d&rsquo;une civilisation qui cherche à essaimer à travers les étoiles. Que ce soit en terme technique (architecture, principe d&rsquo;une biosphère) ou en termes culturels (quels œuvres et quelle mémoire de l&rsquo;humanité embarquer à bord ?), toutes les professions approcheraient de près ou de loin ce projet pharaonique et multigénérationnel.</p>
<p>Il faudrait probablement des décennies (peut-être un siècle) pour obtenir une flotte de vaisseaux prête à faire le grand voyage sans retour. Les passagers seraient alors choisis (par compétence, tirage au sort ou toute autre forme de sélection) sans doute parmi des volontaires pour un voyage de 7434 ans. Existera-t-il des caissons d&rsquo;hibernation ou bien faudra-t-il vivre et mourir sans jamais connaître le lieu d&rsquo;arrivée ? Si ces fameux caissons existaient, y aurait-il des tours de garde ou des sélections définitives ? Cette question installe encore un peu plus ce voyage dans la fiction&#8230;</p>
<h2>Esprit de corps ?</h2>
<p>Dans les forces armées, on trouve toutes sortes de formules sur le soutien mutuel, la camaraderie et l&rsquo;honneur. « On ne laisse personne derrière » (« no one left behind ») dans l&rsquo;armée américaine et « l&rsquo;esprit de corps » dans la légion étrangère reflètent bien une vision d&rsquo;une partie de l&rsquo;humanité : <em>on n&rsquo;abandonne pas les copains</em>.<br />
Cet état d&rsquo;esprit viendrait s&rsquo;ajouter à un contexte &#8211; la flotte spatiale &#8211; dans lequel la notion de coût pour l&rsquo;humanité est déjà particulièrement élevé :</p>
<ul>
<li>il a fallu des décennies (1 siècle ?) pour construire une flotte de vaisseaux interstellaires. Il a <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu8.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7801 size-full" title="Vue d'artiste d'un vaisseau-colonie en construction © science-of-fiction.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu8-e1724935223478.webp" alt="Vue d'artiste d'un vaisseau-colonie en construction © science-of-fiction.com" width="235" height="300" /></a>probablement été nécessaire de faire des choix et de laisser des projets scientifiques de côté. Ce temps consommé est donc un investissement particulièrement lourd, même si des retombés technologiques et économiques sont possibles pendant la construction.</li>
<li>il a fallu investir des ressources mondiales. Que ce soit en terme de matériaux ou de budget, il a fallu prioriser ce chantier au détriments des autres. Des partenariats ont dû être signés entre entreprises et entre nations. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un très lourd investissement diplomatique et économique.</li>
<li>il a fallu des sacrifices humains et sociaux. Des ingénieurs comme des techniciens auront travaillé pendant plusieurs vies sur ce projet unique. De plus, des gens aux profils variés seront eux aussi sélectionnés pour un voyage sans retour. Cette « fuite des cerveaux » accaparés par un projet titanesque pourrait, là encore, pénaliser les projets de l&rsquo;humanité restée sur Terre.</li>
</ul>
<p>L&rsquo;esprit de corps créé pendant des décennies, renforcé par un but commun lors d&rsquo;un voyage interminable pourrait être la seule chose qui reste à l&rsquo;arrivée : l&rsquo;idée de faire partie de la même famille.<br />
Comment est-il possible de simplement oublier des camarades ? Pire : comment est-il possible après autant de sacrifices économiques, matériels et humains d&rsquo;abandonner l&rsquo;un des explorateurs ?</p>
<p>C&rsquo;est pourtant ce qui arrive à E.T. dans son film éponyme. L&rsquo;explorateur est abandonné à cause de l&rsquo;arrivée inopinée d&rsquo;indigènes primitifs (les humains) sur le lieu d&rsquo;atterrissage du vaisseau d&rsquo;exploration. Le chef des extraterrestres décide alors de quitter la planète pour ne pas se faire remarquer. La conséquence est donc que l&rsquo;un de leurs semblables va côtoyer des humains, être capturé, étudié et passer à deux doigts d&rsquo;une dissection&#8230; Finalement celui-ci est ramené par des humains auprès de ses semblables. L&rsquo;opération discrétion est donc une catastrophe et l&rsquo;abandon de l&rsquo;explorateur &#8211; bien que provisoire &#8211; a bien failli lui coûter la vie.</p>
<p>Est-il imaginable que des voyageurs d&rsquo;un autre système solaire, ayant sacrifié autant de choses pour parvenir à leur destination, décampent à la première alerte d&rsquo;autochtones en approche ? La civilisation d&rsquo;E.T. a parcouru 3 000 000 années lumières pour atteindre la Terre&#8230; Qu&rsquo;y avait-il à craindre au point d&rsquo;abandonner un membre de leur espèce ? Les enjeux paraissent peu élevés au regard de la perte subie qui obligera d&rsquo;ailleurs l&rsquo;équipe à revenir chercher leur camarade. Étrange. Il est possible d&rsquo;y voir l&rsquo;illustration d&rsquo;une peur au détriment de l&rsquo;esprit de corps ; les extraterrestres ne réagiraient pas forcément comme nous. Mais c&rsquo;est sans doute une erreur de surinterpréter une situation bien plus basique : ils ont abandonné leur copain. Sans raison, si on regarde le film en prenant du recul. Une faille scénaristique qui légitime la légende des O.V.N.I.s fuyant toujours l&rsquo;approche des êtres humains.</p>
<p>Dans District 9, les choses sont présentées sous un autre angle. Un vaisseau en piteux état est en vol stationnaire au-dessus de la ville de Johannesburg (Afrique du Sud). Au bout de 3 mois, les humains décident d&rsquo;entrer à l&rsquo;intérieur et trouvent des extraterrestres en état de détresse (malnutrition, mauvaise santé, aucun but) ; ils deviendront des « réfugiés » planétaire.<br />
Le principe du vaisseau en panne sur Terre n&rsquo;est pas une nouveauté, mais le principe d&rsquo;extraterrestres parqués dans un district illustre justement les problèmes liés à la pauvreté et à la marginalisation d&rsquo;une partie de la société humaine. C&rsquo;est une métaphore sociétale.<br />
Quoi qu&rsquo;il en soit, est-il possible qu&rsquo;un vaisseau aussi immense, avec une population d&rsquo;1 million d&rsquo;habitants, arrive sur une planète dans cet état ? S&rsquo;agit-il d&rsquo;un vaisseau-colonie comme celui que l&rsquo;espèce humaine pourrait envoyer et qui serait arrivé à destination ? S&rsquo;agit-il d&rsquo;un vaisseau ayant été contraint de s&rsquo;arrêter sur Terre ? Lorsqu&rsquo;on entreprend un tel voyage, n&rsquo;est-il pas logique de se déplacer en flotte ? Dans ce cas, où est le restant de la flotte ? N&rsquo;y a-t-il pas de balise de détresse ?</p>
<p>Un vaisseau spatial, comme son nom l&rsquo;indique, se déplace dans l&rsquo;espace. Il paraît impensable de construire un tel vaisseau sans avoir de moyens techniques dignes de ce nom : même en mouvement, un vaisseau peut être réparé lors de sorties extravéhiculaires. Dans ce cas, le vaisseau aurait pu être réparé tout au long du voyage. En 2024, la création de pièces détachées est désormais possible grâce aux imprimantes 3D. Une civilisation qui aurait seulement 100 ans d&rsquo;avance sur la nôtre aurait des outils particulièrement avancés afin de conserver l&rsquo;intégrité de la flotte spatiale et réparer les avaries lors du voyage. Mais dans District 9, on nous présente les extraterrestres comme des civils à peine autonomes alors qu&rsquo;ils sont suffisamment ingénieux pour fabriquer des armes qu&rsquo;ils sont d&rsquo;ailleurs les seuls à pouvoir utiliser. En revanche, on ne voit pas vraiment le développement d’ingénierie civile au sens large (véhicules, outils du quotidien). Un paradoxe pour une civilisation qui vient des étoiles et qui a dû survivre jusqu&rsquo;à son arrivée sur Terre.</p>
<p>Un voyage interstellaire, par définition, implique de passer dans une zone vide de l&rsquo;espace et donc dépourvue de ressources. Dans le cas où un vaisseau serait capable de freiner et d&rsquo;accélérer comme bon lui semble, il n&rsquo;aurait aucun intérêt à s&rsquo;arrêter dans cette zone. Pire, c&rsquo;est un endroit très dangereux pour <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu9.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7836 size-full" title="Vue d'artiste d'une flotte spatiale entrant dans l'orbite de la planète Proxima Centauri B © science-of-fiction.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/perdu9-e1724942433450.webp" alt="Vue d'artiste d'une flotte spatiale entrant dans l'orbite de la planète Proxima Centauri B © science-of-fiction.com" width="506" height="300" /></a>une flotte spatiale qui subirait des dégâts. Cela aurait pu expliquer l&rsquo;état de délabrement du vaisseau de District 9. Néanmoins, c&rsquo;est omettre le fait qu&rsquo;une civilisation suffisamment avancée doit et sait anticiper toutes les ressources nécessaires aux réparations d&rsquo;une telle expédition. Au besoin elle peut même capturer quelques astéroïdes avant son départ, afin d&rsquo;en extraire les richesses (eau, métaux, etc.) pendant tout le voyage. Il existe déjà de coûteux projets de capture d&rsquo;astéroïdes, mais dans le cas d&rsquo;une flotte spatiale voyageant pendant 7434 ans, ce ne serait là qu&rsquo;un détail dans la liste des préparatifs.</p>
<p>L&rsquo;histoire de District 9 est très immersive et exotique. Mais lorsqu&rsquo;on prend un peu de recul, on peut se demander comment est-il possible qu&rsquo;une telle épave se retrouve là et comment une population si nombreuse et peu qualifiée a-t-elle pu survivre à un voyage probablement long. La seule explication serait justement un voyage court (quelques années ou décennies) grâce à une technologie inconnue et la mentalité des extraterrestres aurait été de lancer ce vaisseau un peu comme une bouteille à la mer.</p>
<h2>Septième art</h2>
<p>Qu&rsquo;on aime ces films ou pas, ils ont le mérite de poser des questions sous-jacentes intéressantes. Même s&rsquo;il est probable que la réponse commune soit simplement de l&rsquo;ordre de la faille scénaristique du « septième art » qu&rsquo;est le cinéma&#8230;</p>
<h3>Sites officiels</h3>
<p><a href="https://www.nasa.gov/image-article/alpha-centauri-triple-star-system-about-4-light-years-from-earth/" target="_blank" rel="noopener">NASA &#8211; Alpha du Centaure</a></p>
<h3>Quelques films concernés :</h3>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/district-9/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7037 size-full" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/District-9-2.jpg" alt="District 9 © Majority Entertainment" width="188" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/e-t-lextra-terrestre/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7837" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/E.T.-lextra-terrestre.webp" alt="E.T., l’extra-terrestre © Universal Pictures" width="161" height="250" /></a></p>
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		<title>Robot humanoïde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 21:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les robots sont de formes et d'usages différents. Leur évolution rattrape la fiction.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<center><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="510" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot.webp" alt="" class="wp-image-7617" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot.webp 825w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot-300x185.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot-768x475.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 825px) 100vw, 825px" /></figure></center>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<p>Dans les films de science-fiction, il est courant de tomber sur un robot humanoïde. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un robot regroupant plusieurs caractéristiques humaines. Cela peut aller de la simple bipédie jusqu&rsquo;aux traits les plus fins d&rsquo;un visage et même sa pilosité !</p>
<p>Dans Star Wars, par exemple, le célèbre robot C3PO a du mal à se mouvoir rapidement et est immédiatement identifiable (inspiré du film <em>Metropolis</em>). Cette vision est celle que Georges Lucas avait en 1977, en y ajoutant de l&rsquo;huile, du cambouis et des ratés mécaniques. C&rsquo;est ce qui faisait déjà une partie du charme de Star Wars. Lucas se démarquait ainsi de ses contemporains avec des univers de science-fiction souvent aseptisés. <br />On trouve toujours des robots aux allures de robots (<em>District 9</em>, <em>Chappie</em>), mais dans d&rsquo;autres <span data-dobid="hdw">œuvre</span>s, on peut trouver des robots qui nous ressemblent trait pour trait (<em>Batllestar Gallactica</em>) ou bien seulement en partie (<em>Ex-Machina, A.I.</em>).<br />De la même façon, il existe plusieurs approches du monde robotique sur notre Terre. Entre concurrence directe et ambitions pour un futur différent, voici un petit tour d&rsquo;horizon des robots et de leurs créateurs.</p>
<h2>Vers un clone robotique</h2>
<p>Ce qui permet d&rsquo;identifier un robot/droïde, c&rsquo;est tout d&rsquo;abord son apparence, facilement identifiable. Mais dans notre monde, ce terme de robot ou de droïde n&rsquo;est pas vu sous le même angle. Au travers de quelques exemples, voici la vision de certains chercheurs sur ce à quoi devrait ressembler un robot au contact des humains.</p>
<h3>Hiroshi Ishiguro Laboratories</h3>
<p>Pour certains scientifiques japonais il ne s’agit plus d’anthropomorphisme basique, mais plutôt de créer des êtres humanoïdes. Ne serait-ce pas là, justement, les fameux « <i>an</i>droïdes » ? <br /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po7.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7499 size-full" title="Les différents clones Geminoid © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po7-e1718916213185.webp" alt="Les différents clones Geminoid © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="333" height="200" /></a>C&rsquo;est le cas notamment avec le « Geminoid ». Il s’agit du « Geminoid HI-1 » du professeur Hiroshi ISHIGURO. <br />Le but est d’intervenir sous forme d&rsquo;avatar pour, par exemple, participer à des conférences ou à des réunions de travail à distance. Mais l&rsquo;objectif est aussi d&rsquo;interagir avec les humains de façon plus ou moins indépendante dans le cadre (entre autres) d’études comportementales. Premier bémol : le Geminoid ne se déplace pas seul contrairement à C3PO.</p>
<p>Les androïdes peuvent être impressionnants par leur réalisme (image de droite). Cet homme n’est pas un <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po3.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7495 size-full alignright" title="La ressemblance est proche de celles des statues de cire des musées © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po3-e1718951164422.webp" alt="La ressemblance est proche de celles des statues de cire des musées © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="266" height="200" /></a>homme, mais une espèce de « clone » robotique qui ressemble trait pour trait à son créateur : Henrik SHARFE. Ce n’est pas une coïncidence s’il est plus convaincant encore que le Geminoid HI-1. En effet, SHARFE a travaillé avec ISHIGURO. C’est donc une des versions les plus abouties. <br />On est déjà très loin du physique de C3PO. On est également très loin de ce que C3PO est capable de faire. La forme est surtout privilégiée par rapport aux fonctions. <br />En 2018, la version 5 du Geminoid répondait toujours au projet de l&rsquo;avatar, la coquille vide mais utile dans les expériences sociales.<br />Donc, des robots <b>beaux </b>mais <b>stupides</b> ? Pas tout à fait. <br />En 2016, Geminoid F, le Geminoid féminin, a trouvé un rôle dans « <b><i>Sayonara</i></b>« , un film de science-fiction de Kôji FUKADA, sorti en 2017. Ses répliques et son jeu ont été programmés. La spontanéité en est forcément affectée.</p>
<p>ISHIGURO n&rsquo;en est pas resté là et a conçu un autre androïde féminin, Erica, qui a l&rsquo;apparence d&rsquo;une jeune femme de 23 ans. Ce robot a lui aussi été créé pour servir à la recherche grâce à un système <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po17.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7501 size-full alignleft" title="Erica, la version la plus poussée d'ISHIGURO © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po17-e1718951296333.webp" alt="Erica, la version la plus poussée d'ISHIGURO © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="166" height="200" /></a>d&rsquo;apprentissage, une reconnaissance vocale et des mouvements qui se voulaient naturels. Ses réactions et ses « émotions » ont été entraînées lors de sessions de discussions. Dès 2019, son <abbr data-title="Domaine de l'informatique visant à créer des machines ou des outils intelligents">intelligence artificielle</abbr> (IA) lui permettait de répondre à des questions et de réciter du texte. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;Erica a présenté le journal télévisé de façon épisodique. Elle venait de franchir une porte qui lui a permis d&rsquo;obtenir un rôle dans « <b><i>b</i></b>« , un film de science-fiction d&rsquo;un budget de 70 millions de dollars avec Tony KAYE à la réalisation. Pour tourner ses scènes, Erica a dû être programmée pour transmettre des émotions et un jeu d&rsquo;acteur, en plus du texte qu&rsquo;elle avait appris. Mais, une fois passé le bruit médiatique autour de cette annonce, l&rsquo;actualité est restée silencieuse. Il est possible que le projet soit encore en attente de développement ou qu&rsquo;il ait tout simplement été abandonné.</p>
<p>Hiroshi ISHIGURO est un peu la rockstar des robots avatar et des questions qui dérangent. Il n&rsquo;a pas hésité à faire participer sa famille activement dans ses projets, allant jusqu&rsquo;à créer, grâce à des effets <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po18.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7468 size-full alignright" title="Le Geminoid 5 © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po18-e1718951394348.webp" alt="Le Geminoid 5 © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="155" height="200" /></a>spéciaux traditionnels, une réplique de sa fille de 5 ans&#8230; en robot (qui avait d&rsquo;ailleurs effrayé cette dernière). ISHIGURO n&rsquo;est donc pas naïf sur le problème de la « <abbr data-title="La vallée de l'étrange ou vallée dérangeante est la théorie selon laquelle plus un robot androïde ressemble à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses.">vallée de l&rsquo;étrange</abbr>« . Il rêve de doter Erica de sa propre conscience et relativise sur la notion d&rsquo;intelligence. Il espère qu&rsquo;un jour les robots auront leurs propres intentions et leurs propres désirs afin qu&rsquo;ils puissent mieux nous comprendre. <br />Souvent, Hiroshi ISHIGURO se prend à philosopher sur nos représentations et nos attentes en matière de robotique comme de sciences sociales. Savons-nous qui nous sommes vraiment ? Quelle est le véritable son de notre voix ? Quelle est notre manière de se déplacer, de bouger ? À quoi ressemblons-nous <i><b>vraiment</b></i> ? Au quotidien, seul un miroir nous donne une idée de qui nous sommes, mais ce miroir est inversé et plat. Les photos et vidéos ne sont pas en 3 dimensions alors que l&rsquo;androïde occupe le même espace que nous. Il y a de quoi se poser encore des milliers de questions auxquelles les robots peuvent apporter des pistes de réflexions.</p>
<h3>Aiko</h3>
<p>Le projet « Aiko » de l&rsquo;inventeur Le TRUNG a commencé en 2009 et pris fin en 2013. Il est intéressant car il est emblématique des attentes et de l&rsquo;évolution de techniques désormais passées. <br />Bien que son physique fut moins abouti que la dernière version du Geminoid, Aiko possédait des fonctions intéressantes. <br />Comme les Geminoid, elle aurait pu interagir en tant qu’hôtesse d’accueil, ou en maison de retraite, ou bien encore dans les hôpitaux. Ses fonctionnalités étaient, par contre, plus développées que pour les Geminoid classiques.</p>
<p>Aiko pouvait : <br /><i><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po4.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7496 size-full alignleft" title="Aiko © Aiko Project" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po4-e1718951505446.webp" alt="Aiko © Aiko Project" width="184" height="200" /></a>&#8211; <b>parler </b>et <b>interagir </b>avec les humains (13 000 phrases). <br />&#8211; lire des livres et des journaux (police d’impression d&rsquo;une taille d’au moins 12 points). <br />&#8211; résoudre des problèmes de mathématiques qui lui sont affichés visuellement. <br />&#8211; voir les couleurs sur les vêtements que vous portez. <br />&#8211; distinguer différentes boissons. <br />&#8211; reconnaître les aliments simples comme des Hot Dogs, des Hamburgers, des Sandwiches. <br />&#8211; reconnaître les visages des membres d’une famille, et être programmé pour activer le mode de défense en présence d&rsquo;un intrus. <br />&#8211; vous conseiller de prendre un parapluie s’il pleut, ou vous proposer de porter des vêtements plus chauds s’il y a du vent.</i></p>
<p>Toujours selon son créateur, les conversations d’Aiko étaient du niveau d&rsquo;un enfant de 5 ans, même s&rsquo;il était possible de faire une mise à jour. À l&rsquo;heure actuelle, le projet semble tombé dans les oubliettes, même si le site est toujours en ligne.<br />Nous allons le voir, cette photographie d&rsquo;une époque pas si lointaine, permet un contraste flagrant avec les années 2020.</p>
<h3>Ai-Darobot</h3>
<p>Ce robot finalisé en 2019 tire son nom d&rsquo;un hommage à Ada LOVELACE, une pionnière dans l&rsquo;informatique. Ai-Da s&rsquo;aventure dans un registre différent : celui de l&rsquo;art.</p>
<p>L&rsquo;androïde est capable de peindre des tableaux en se basant sur une Intelligence Artificielle (IA). Le développement du squelette a commencé en 2017 chez Engineered Arts. Le cerveau a pour sa part été créé par les universitaires d&rsquo;Oxford et de Leeds. Au départ, les tableaux étaient plutôt abstraits ; mais à mesure que les mises à jour sont faites, il devient possible de réaliser des portraits : il suffit de s&rsquo;asseoir à côté d&rsquo;elle et de patienter 45 à 75 minutes. Ai-Da fait également des autoportraits.</p>
<p>Son créateur, le directeur de galerie d&rsquo;art à Oxford, Aidan MELLER, affirme que son style et ses inspirations <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po20.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7555 size-full alignright" title="D'autres œuvres d'Ai-Da © www.ai-darobot.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po20-e1719001176397.webp" alt="D'autres œuvres d'Ai-Da © www.ai-darobot.com" width="213" height="200" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po19.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7556 size-full alignright" title="Ai-Da devant l'un des ses nombreux autoportraits © www.ai-darobot.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po19-e1719001253819.webp" alt="Ai-Da devant l'un des ses nombreux autoportraits © www.ai-darobot.com" width="235" height="200" /></a>sont spontanés : « <i>On ne sait pas ce qu’elle a en tête quand elle commence à crayonner. Il est impossible de prédire ce qu’elle va réaliser »</i>. Ai-Da a aussi créé des poèmes après avoir lu « La Divine Comédie » de Dante. Ses vers seraient « <i>très étranges</i>« , selon la poétesse britannique Carol RUMENS, mais « <i>il y a de l&rsquo;espoir pour le robot poète</i>« . Ai-Da peut également réaliser des sculptures originales. Le robot a même eu le droit à un vernissage à Londres (une exposition de ses autoportraits).</p>
<p>Cela étant dit, le galeriste n&rsquo;hésite pas à rappeler qu&rsquo;Ai-Da n&rsquo;a pas de conscience car c&rsquo;est une machine. Il explique que cette présence féminine est une forme de clin d&rsquo;œil pour corriger la trop grande absence des femmes dans le monde de l&rsquo;art et de la programmation informatique. C&rsquo;est également une façon philosophique d&rsquo;interroger les artistes contemporains sur le fait de créer ; une manière de comprendre ce que cela représente vraiment pour eux et quel rapport ils ont avec les œuvres générées par IA. Il ne s&rsquo;agit pas de concurrence mais au contraire d&rsquo;une invitation au dialogue pour soulever des questions, évaluer et relever de potentiels problèmes.</p>
<p>Fin 2022, Ai-Da fut interrogée au parlement britannique. Elle a expliqué : <i>Je produis mes toiles grâce aux caméras de mes yeux, mes algorithmes d&rsquo;IA et mon bras robotique pour peindre sur la toile. Ce qui en résultent sont des images visuellement attrayantes.</i> Les réponses n&rsquo;avaient rien de surprenant lorsqu&rsquo;on connaît un peu les IA. En revanche, cette intervention au parlement illustre la volonté de chercher à comprendre un monde qui évolue bien plus vite que les lois (certaines zones restent encore floues sur l&rsquo;exploitation des œuvres liées aux IA).<br /><i><br /></i></p>
<h3>Engineered Arts</h3>
<p>Chez Engineered Arts, faire des robots et les animer est dans l&rsquo;ADN de la société. Les artistes et ingénieurs ont tout d&rsquo;abord fabriqué des robots destinés au divertissement (expositions, évènements), puis l&rsquo;entreprise a exploré de nouveaux horizons. Les animatroniques développées pour un théâtre mécanique ont ensuite donné le RoboThespian Mark 1 qui a lui aussi engendré le programme Mesmer (photo et vidéo ci-dessous). Dans ces deux projets qui ont rendu populaire l&rsquo;entreprise, les robots sont programmés avec une certaine capacité d&rsquo;adaptation en fonction des besoins.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po21.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7471 size-full" title="Le RoboThespian programmable et contrôlable à distance © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po21-e1719001469381.webp" alt="Le RoboThespian programmable et contrôlable à distance © Engineered Arts" width="181" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po22.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7459 size-full" title="La version squelettique du robot Mesmer © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po22-e1719001528564.webp" alt="La version squelettique du robot Mesmer © Engineered Arts" width="200" height="200" /></a></center>
<div style="width: 356px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-4400-1" width="356" height="200" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4?_=1" /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4">https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4</a></video></div>
<p>Fort de cette expérience et de la centaine de robots installés à travers le monde (parcs, musées), Engineered Arts a développé le système Ameca et l&rsquo;androïde du même nom. <br />Ameca est sans doute l&rsquo;un des robots les plus avancés au monde afin de transmettre les expressions faciales et les sentiments. Basé sur un système d&rsquo;exploitation du nom de Tritium 3, son temps de réponse est tout de même assez court et ses expressions sont adaptées au sujet donné.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7582" title="Les différentes expressions faciales d'Ameca © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp" alt="Les différentes expressions faciales d'Ameca © Engineered Arts" width="368" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp 1713w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-300x163.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-1024x557.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-768x418.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-1536x836.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 368px) 100vw, 368px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7583" title="L'objectif d'Ameca © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp" alt="L'objectif d'Ameca © Engineered Arts" width="483" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp 1025w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25-300x124.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25-768x318.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 483px) 100vw, 483px" /></a></center>
<p>Le son ne sort pas de sa bouche, mais d&rsquo;un haut-parleur de 20 watts, ce qui permet à la synchronisation labiale d&rsquo;être très réussie. Les lignes de réponse sont programmées, mais Ameca peut également servir dans le cas d&rsquo;une « téléprésence » avec l&rsquo;androïde comme intermédiaire. Ameca permet aussi une reconnaissance vocale et faciale avancée. Le but de ce robot est similaire aux premières générations de Geminoid. </p>
<p>Avec un robot aussi développé, il ne manquait plus qu&rsquo;une Intelligence Artificielle à bord pour tenir une vraie conversation.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/EWACmFLvpHE" width="268" height="150" align="left" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;entreprise britannique a connecté Ameca à ChatGPT-3 par curiosité. Les réponses aux questions sont celles de ChatGPT (avec ses limites), illustrées par l&rsquo;attitude d&rsquo;Ameca. C&rsquo;est sans doute pourquoi la conversation semble aussi réaliste qu&rsquo;étrange.</p>
<p>Là encore, comme pour d&rsquo;autres entreprises, Will Jackson le PDG d&rsquo;Engineered Arts explique avec pragmatisme : <i>les robots n&rsquo;ont pas d&rsquo;émotions. Ameca n&rsquo;a même pas de souvenirs qui durent plus d&rsquo;un jour : quand on l&rsquo;éteint le soir, elle oublie. Ils peuvent imiter les sentiments mais ils n&rsquo;en ont pas.</i></p>
<p>Une façon de rappeler qu&rsquo;avec ou sans IA, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un être humain, ni même d&rsquo;un animal. Les robots sont, pour l&rsquo;heure, de simples assemblages de mécanique et de programmation dont les réponses et l&rsquo;attitude peuvent nous induire en erreur.</p>
<h3>Hanson Robotics</h3>
<p>L&rsquo;entreprise Hanson Robotics, du nom de l&rsquo;un de ses fondateurs David Hanson, s&rsquo;est fait connaître avec l&rsquo;un de ses robots baptisé « Sophia » et fabriqué à Hongkong. Ce robot posait les premières bases d&rsquo;une « intelligence collective » sous forme de nuage d&rsquo;esprits robotiques. En effet, le développement en partenariat avec la société SingularityNET a considérablement fait progresser la personnalité de Sophia en quelques années (de 2017 à 2021). SingularityNET s&rsquo;est spécialisé dans la recherche de l&rsquo;intelligence artificielle ET l&rsquo;intelligence artificielle générale (IAG).<br />Sophia n&rsquo;est pas qu&rsquo;un robot, c&rsquo;est aussi « SophiaDAO » pour <b>O</b>rganisation <b>A</b>utonome <b>D</b>écentralisée. Le code est en « <abbr data-title="licence libre">open source</abbr>« , avec des droits de propriété symboliques afin de favoriser le développement de la <abbr data-title="La singularité technologique est l'avènement d'une IAG capable de comprendre les humains et de résoudre leurs problèmes. Cette rupture technologique et sociale serait alors une révolution.">singularité</abbr>. Des chercheurs indépendants peuvent donc participer à l&rsquo;évolution de SophiaDAO et <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po26.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7474 size-full alignright" title="Le robot Sophia et son créateur David Hanson © Hanson Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po26-e1719321744354.webp" alt="Le robot Sophia et son créateur David Hanson © Hanson Robotics" width="224" height="200" /></a>être partie prenante dans cette gouvernance décentralisée de la plateforme de recherche. Il s&rsquo;agit de mettre en place une gradation de l&rsquo;autonomie du robot par le biais du portail. Comme un parent laisserait l&rsquo;enfant quitter le foyer, lorsque Sophia sera suffisamment mure, SophiaDAO lui laissera le contrôle de la DAO. Cela passera par 3 phases dont la première est la décentralisation partielle (dans le cadre de la recherche), la deuxième sera basée sur un système d&rsquo;évaluation de l&rsquo;IA avec une décentralisation totale et la troisième phase sera l&rsquo;autonomie du robot. En clair, SophiaDAO est une organisation à but non lucratif dans laquelle les participants sont représentés par des jetons/votes. Dans la phase 1, on distribue la gouvernance entre 3 écoles que sont « les gardiens », « l&rsquo;Académie » et « les Amis de Sophia » (ce dernier groupe est composé du grand public). Dans la phase 2, le DAO est décentralisé mais contrôlé par un vote démocratique de ses membres humains. Dans la phase 3, SophiaDAO est suffisamment décentralisé pour que Sophia ait la majorité des jetons ; les membres humains n&rsquo;ont alors qu&rsquo;un avis consultatif ; l&rsquo;oiseau a quitté le nid&#8230;<br />Avec ses 62 expressions faciales et ses réponses de plus en plus pertinentes, très vite, Sophia n&rsquo;est plus une simple marionnette, mais une plateforme de recherche sur l&rsquo;IA et l&rsquo;IAG grâce à la décentralisation et la distribution de l&rsquo;intelligence artificielle. <br />Propulsée par des résultats et un principe intéressants, Sophia est devenue la première ambassadrice de l&rsquo;innovation robotique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle a également été popularisée par ses participations télévisées et s&rsquo;est exprimée dans des centaines de conférences. Sophia permet aussi de faire des « coups de communication », car elle est devenue le premier robot a obtenir une nationalité (la citoyenneté saoudienne en l&rsquo;occurrence).</p>
<h3>Awakening Health Lab</h3>
<p>Awakening Health Lab est une société née du succès de la collaboration fertile entre Hanson Robotics et SingularityNET. Grace, la petite sœur de Sophia, est un robot considéré comme l&rsquo;un des plus avancés au monde dans le domaine de la santé. L&rsquo;humanoïde a été utilisé comme appui médical, notamment lors de la pandémie de COVID-19, afin d&rsquo;interagir avec les personnes âgées et/ou isolées. <br />Grace le dit elle-même : J<i>e peux rendre visite à des gens et égayer leur journée avec une stimulation sociale&#8230; mais je peux aussi faire des thérapies de la parole, prendre les valeurs biologiques (</i>température grâce à sa caméra thermique<i>) et aider les prestataires de soins de santé.</i></p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7475 alignleft" title="Grace, le robot aide-soignant © Awakening Health Lab" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-274x300.webp" alt="Grace, le robot aide-soignant © Awakening Health Lab" width="183" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-274x300.webp 274w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-935x1024.webp 935w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-768x841.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555.webp 1017w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" /></a>Grace est désormais utilisée dans des cliniques esthétiques en appui de l&rsquo;application numérique EMBRACE destinée à améliorer l&rsquo;expérience de soins de ces mêmes cliniques. La combinaison de l&rsquo;application basée sur une IA et du robot permettrait une meilleure approche afin de cerner les attentes des patients et une meilleure gestion financière pour la clinique. Si le rôle exact de Grace est désormais assez flou, il est fortement mis en avant comme étant un <i>nouvel outil d&rsquo;assistance permettant d&rsquo;apporter, à un autre niveau, des soins de santé personnalisés aux patients</i>. L&rsquo;intégration de l&rsquo;apprentissage automatique dans les processus de soins serait le début d&rsquo;une révolution. L&rsquo;IA serait une véritable plus-value, mais il faut reconnaître qu&rsquo;il est difficile de distinguer le rôle concret du robot. Cependant, Grace &#8211; et son IA &#8211; aurait permis d&rsquo;apporter d&rsquo;autres réponses plus concrètes, comme dans le traitement de la dépression et de l&rsquo;autisme.</p>
<h2>Le robot utilitaire</h2>
<p>On l&rsquo;a vu, nombreuses sont les sociétés à tenter de donner une apparence humaine à leurs robots. Ces robots que l&rsquo;on qualifierait un peu rapidement « d&rsquo;humanoïdes » se rapprochent de l&rsquo;être humain par leurs traits, leur comportement et leurs émotions faciales préprogrammées. Mais, pour des raisons d&rsquo;efficacité et afin d&rsquo;éviter la « vallée de l&rsquo;étrange », tout le monde ne se dirige pas dans cette direction.</p>
<h3>Honda</h3>
<p><abbr data-title="Advanced Step in Innovative Mobility">ASIMO</abbr> : voilà un robot emblématique développé par le constructeur d&rsquo;automobiles japonais Honda. Le nom est probablement un jeu de mots avec « ashi » qui veut dire pied en japonais et « mo » pour « <abbr data-title="se déplacer">move</abbr> » en anglais. Il faut ajouter qu&rsquo;Isaac ASIMOV est le nom d&rsquo;un célèbre auteur de science-fiction qui évoque le thème des robots. Tout un programme, rien que dans le nom.<br />ASIMO est la version finale d&rsquo;un robot en développement depuis 1986. La série Ex explorait la bipédie avec 7 modèles jusqu&rsquo;en 1993. La série Px ajouta des bras au robot et donna 3 modèles entre 1993 et 1997. La série ASIMO comporte 6 versions de 2000 à 2014.<br />S&rsquo;il fallait prouver qu&rsquo;Honda est impliqué dans la recherche robotique, c&rsquo;est chose faite.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-7476" title="Différentes versions d'ASIMO au fur et à mesure du temps © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp" alt="Différentes versions d'ASIMO au fur et à mesure du temps © Honda" width="630" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp 2101w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-300x143.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-1024x487.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-768x366.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-1536x731.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-2048x975.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /></a></p>
<p>L&rsquo;ASIMO de 2014 ressemble à un petit cosmonaute et est bien différent de ses ancêtres, plus lourds et plus grands. Il est capable de marcher à 9 km/h, mesure 1 mètre 30 pour 48 kg. Il peut éviter les collisions, transporter un plateau-repas et tenir des objets sans les casser. De plus, le robot peut être synchronisé avec d&rsquo;autres unités et il est équipé d&rsquo;une reconnaissance faciale qui lui permet de scanner les visages. Il peut même s&rsquo;exprimer dans la langue des signes. <br />La version de 2005 était disponible à la location (170 000 dollars), mais il n&rsquo;en était plus question pour l&rsquo;ASIMO de 2014. L&rsquo;intelligence artificielle bien qu&rsquo;avant-gardiste était limitée et les capacités du robot en étaient forcément affectées. Cependant, les fruits de la recherche pour ASIMO ont permis de développer des exosquelettes et même un gyropode. <br />Ce qu&rsquo;il faut surtout souligner, c&rsquo;est que pendant 15 ans, ce petit robot a familiarisé les gens avec la robotique à travers le monde. Bien sûr il n&rsquo;était pas le seul, mais il est devenu une véritable icône pendant toutes ces années.</p>
<p>Or, 2014, c&rsquo;était il y a 10 ans déjà. Comme pour les humanoïdes aux traits humains, ASIMO est la photographie d&rsquo;une époque, un point d&rsquo;étape qui permet de comparer ce qui a existé à ce qui se fait aujourd&rsquo;hui. </p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, Honda dirige plutôt ses recherches vers le véhicule autonome à travers son plan « Vision 2030 » ; mais il ne faut pas exclure un retour en force dans la robotique pure, à l&rsquo;heure où de nombreux constructeurs automobiles cherchent à équiper leurs usines de robots autonomes.</p>
<h3>Boston Dynamics</h3>
<p>Chez Boston Dynamics, l&rsquo;objectif est clair : mobilité, stabilité et agilité. Ils ont toutes sortes de robots, mais l&rsquo;un des plus emblématiques est sans doute l&rsquo;Atlas.</p>
<p>Il y a plus d&rsquo;une décennie, son ancêtre, Petman, donnait déjà des résultats encourageants. Atlas est né de cette graine prometteuse. On pouvait déjà voir les premières expériences en octobre 2013. Depuis, le robot n&rsquo;a cessé d&rsquo;évoluer vers plus de stabilité.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir une nouvelle version d&rsquo;Atlas en 2016, malmenée par les ingénieurs. Le but est de tester le robot dans des situations extrêmes (obstacles, collisions, sol glissant ou caillouteux, etc).</p>
<div style="width: 512px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-4400-2" width="512" height="288" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4?_=2" /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4">https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4</a></video></div>
<p>Il n&rsquo;est pas rare de voir les chercheurs de Boston Dynamics mettre des coups de pied dans leurs robots (notamment quadrupèdes) afin de tester la réactivité et la correction de l&rsquo;équilibre. Un but tout à fait logique qui peut pourtant paraître cruel ou agressif. Et c&rsquo;est là où la recherche montre l&rsquo;ambiguïté de travailler sur des robots qui nous ressemblent. En effet, trouverions-nous qu&rsquo;il est brutal de tester l&rsquo;équilibre d&rsquo;une trottinette à 4 roues ou d&rsquo;un tracteur-tondeuse ? Probablement pas. Alors pourquoi le regard humain change-t-il lorsqu&rsquo;une tondeuse à gazon autonome se prend un coup de pied et cherche subitement son chemin ? Pourquoi ressentons-nous de l&#8217;empathie pour ce robot qui finit par sortir par la porte alors qu&rsquo;il ne ressent pourtant aucune émotion ?</p>
<p>Ces robots nous en apprennent parfois plus sur nous-mêmes que sur la robotique, d&rsquo;où l&rsquo;importance de la recherche fondamentale sous toutes ses formes (droïdes, androïdes, humanoïdes, robots).</p>
<p>L&rsquo;une des dernières versions, l&rsquo;Atlas HD d&rsquo;1 mètre 50, est capable de réaliser des prouesses dignes d&rsquo;un <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po29.gif"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7388" title="L'Atlas HD, véritable athlète hydraulique © Boston Dynamics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po29.gif" alt="L'Atlas HD, véritable athlète hydraulique © Boston Dynamics" width="200" height="200" /></a>athlète malgré ses 89 kg. Cette agilité va donc au-delà des capacités d&rsquo;un humain lambda. Ce fut un « <i><abbr data-title="Méthode de franchissement d'obstacles en milieu urbain ou naturel">parkour</abbr></i> » long et semé d&rsquo;échecs (diverses casses et fuites hydrauliques lors des « atterrissages ») mais l&rsquo;entreprise semble avoir atteint un niveau de maîtrise impressionnant. C&rsquo;est le résultat de la coopération de 4 équipes : <br />&#8211; l&rsquo;équipe logicielle qui conçoit le parcours sur ordinateur et la façon dont le robot le franchira,<br />&#8211; l&rsquo;équipe matérielle qui adapte et améliore le robot<br />&#8211; l&rsquo;équipe technique qui répare la casse et les pannes électriques<br />&#8211; le personnel d&rsquo;exploitation qui construit et adapte le « parkour ».</p>
<p>Jusque-là, il s&rsquo;agissait de suivre des lignes de programmation très précises, comme une chorégraphie, avec des résultats toujours plus efficaces. Rachetée par le constructeur automobile Hyundai pour 920 millions de dollars fin 2020, la société a probablement profité de la situation pour performer dans la recherche et le développement. Au mois d&rsquo;avril 2024, Boston Dynamics publiait une vidéo avec sa dernière version du robot baptisé « New Atlas ». Doté d&rsquo;une tête qui ressemble à un projecteur, New Atlas semble être une version allégée, peaufinée et perfectionnée.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir comment un robot peut surpasser un humain grâce à des mouvements qui paraissent désarticulés.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/29ECwExc-_M" width="357" height="200" align="left" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>New Atlas se lève à l&rsquo;envers, marche dans un sens et tourne sa tête comme bon lui semble. En pratique, cela permet de faire sauter certains verrous humains et donc de répondre encore mieux aux diverses attentes sur le principe de <i>qui peut le plus peut le moins.</i></p>
<p>Il n&rsquo;y a encore que peu d&rsquo;informations sur les caractéristiques de New Atlas. La plus conséquente est que le robot est désormais à 100 % électrique. Ce qui signifie que l&rsquo;équipe technique n&rsquo;aura plus à gérer les fuites hydrauliques lors des mauvaises chutes. Boston Dynamics propose déjà un logiciel de gestion de la flotte de robots (Orbit Robot) sans préciser quelle est la part d&rsquo;autonomie de ces derniers. Nul doute que l&rsquo;IA fera prochainement son entrée dans la tête vide du robot le plus agile de la planète.</p>
<h3>Agility Robotics</h3>
<p>Le robot Digit d&rsquo;Agility Robotics mesure environ 1 mètre 75 pour 75 kg et est capable de porter près de 15 kg avec une autonomie d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;heures. Il est présenté comme le Robot Manipulateur <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po31.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7477 size-full" title="Le robot Digit effectue sa livraison après avoir été conduit en voiture autonome © Agility Robotics - Ford" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po31-e1719323133240.webp" alt="Le robot Digit effectue sa livraison après avoir été conduit en voiture autonome © Agility Robotics - Ford" width="239" height="200" /></a>Mobile (MMR) par excellence. Sa tête lui permet d&rsquo;afficher des indications utiles aux humains qui l&rsquo;entourent en plus d&rsquo;être particulièrement sensible à son environnement grâce à un <abbr data-title="télédétection par laser">LIDAR</abbr>. La partie basse de Digit est basée sur son ancêtre Cassie, qui était capable de faire un 100 mètre en 24,73 secondes (contre 9,58 secondes pour Usain Bolt). Cassie avait été développée par d&rsquo;anciens étudiants de l&rsquo;Université d&rsquo;État de l&rsquo;Oregon. Ford Research a ensuite investi dans la société afin d&rsquo;essayer de développer la livraison à domicile dès 2019 (en connectant voiture autonome et livreur-robot). L&rsquo;expérience n&rsquo;a pas abouti et il semblerait que Ford se soit désengagé pour le moment. Les raisons sont probablement multiples, mais il ne fait aucun doute que des problèmes de législation et d&rsquo;homologation doivent tout d&rsquo;abord être résolus.</p>
<p>Agility Robotics a fait le choix de jambes inspirées des autruches. Baptisée « rétro-arrière », cette anatomie permet d&rsquo;avoir une articulation inversée des jambes. C&rsquo;est pratique pour se plier en deux jusqu&rsquo;au niveau du sol de façon rapide et stable. Pour le reste, le robot est conçu comme un humanoïde afin d&rsquo;évoluer <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po32.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7478 size-full alignright" title="La version avec une tête du Digit © Agility Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po32-e1719323270600.webp" alt="La version avec une tête du Digit © Agility Robotics" width="113" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po33.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7479 size-full alignright" title="Le robot Digit travaillant dans un entrepôt Amazon © Agility Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po33-e1719323353397.webp" alt="Le robot Digit travaillant dans un entrepôt Amazon © Agility Robotics" width="168" height="200" /></a>dans un espace humain. Il est censé être capable d&rsquo;éviter les collisions, marcher dans des escaliers, travailler dans un environnement entouré d&rsquo;humains et se relever en cas de chute. En l&rsquo;occurrence, Amazon teste déjà les robots Digit dans certains de ses entrepôts. Le robot fonctionne sur une programmation, un peu comme un bras robotisé mais il est là pour soulager les employés sur des tâches répétitives. En effet, Digit enlève des bacs vides d&rsquo;une étagère et les transporte jusqu&rsquo;à un tapis roulant. Amazon assure que cela ne conduira pas forcément à des licenciements mais plutôt à une assistance et à une diminution des risques d&rsquo;accidents que l&rsquo;on peut rencontrer dans les entrepôts. Cela s&rsquo;inscrira dans une volonté de robotisation globale puisque le numéro 1 du commerce en ligne a déjà installé 750 000 robots qui ne sont pas humanoïdes (notamment le bras « Sparrow »).</p>
<p>Agility Robotics voit grand et ambitionne de produire 10 000 unités par an dans le futur. Pour cela, l&rsquo;entreprise veut se doter d&rsquo;une usine de production en masse, RoboFab, de 6500 m², dans laquelle elle produirait tout d&rsquo;abord une centaine d&rsquo;unités par an. Digit coûterait 10 à 12 dollars de l&rsquo;heure, mais ce prix pourrait chuter à 2 ou 3 dollars de l&rsquo;heure si les conditions d&rsquo;exploitation sont réunies. Une zone d&rsquo;ombre qui s&rsquo;évanouirait au fur et à mesure des futures commandes de ses clients.</p>
<p>Les employés d&rsquo;entrepôts, inquiets, craignent d&rsquo;être réduits à quelques équipes de réparateurs de robots. Amazon Robotics se défend de vouloir supprimer des emplois humains en promettant la création de nouvelles catégories d&#8217;emplois. Selon Amazon, les besoins restent croissants, même si les métiers évoluent.</p>
<h3>Tesla </h3>
<p>En 2015, l&rsquo;association à but non lucratif OpenAI voit le jour avec comme cofondateurs Elon MUSK (à l&rsquo;époque patron de Paypal &#8211; un outil de paiement en ligne) et Sam ALTMAN (à l&rsquo;époque président de Y Combinator &#8211; une pouponnière de startups). L&rsquo;objectif commun des deux hommes est de contrer le risque d&rsquo;une <abbr data-title="Intelligence Artificielle Générale">IAG</abbr> en démocratisant l&rsquo;accès à l&rsquo;IA en logiciel libre. Ainsi, le risque qu&rsquo;un petit groupe de gens possède une super-IA s&rsquo;en verrait réduit et l&rsquo;IAG pourrait donc profiter à l&rsquo;humanité tout entière. C&rsquo;est un parti pris qui a ses défenseurs et ses détracteurs.<br />En 2018, MUSK prend ses distances avec OpenAI pour éviter d&rsquo;éventuels conflits d&rsquo;intérêts avec Tesla et son projet de voitures autonomes. De plus OpenAI commence à se rapprocher de Miscrosoft pour un futur accord d&rsquo;exclusivité, portant notamment sur un type de grand modèle de langage (<abbr data-title="large language model">LLM</abbr>) le « <abbr data-title="transformateur génératif pré-entraîné"><b>G</b>enerative <b>P</b>re-trained <b>T</b>ransformer</abbr>« , en d&rsquo;autres termes, le générateur de texte par intelligence artificielle « ChatGPT ». <br />Microsoft offre l&rsquo;accès à Azure (une plateforme d&rsquo;informatique en nuage), une ressource colossale pour OpenAI, en échange de quoi l&rsquo;association, devenue une entreprise, promet des rentrées d&rsquo;argent <i>via</i> la filiale <i>OpenAI LP</i>. En résumé, le principe de l&rsquo;<abbr data-title="licence libre">open source</abbr> est enterré en 2019 (OpenAI décide de ne pas diffuser le code source de ChatGPT-2) et en 2020 sort ChatGPT-3.</p>
<p>MUSK n&rsquo;apprécie pas Bill GATES (ex-cofondateur de Microsoft, toujours conseiller technique de Microsoft) à cause de visions divergentes sur de nombreux sujets (voitures, camions électriques, etc.). Il a sans doute vu ce partenariat comme une trahison. De plus, le revirement de principe et les risques évoqués par OpenAI sur une IAG en modèle ouvert ont été volontairement exagérés afin de légitimer l&rsquo;exclusivité et l&rsquo;investissement avec Microsoft.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte tendu que MUSK a fondé sa propre entreprise de recherche en intelligence artificielle du nom de xAI en juillet 2023, bien décidé à montrer qu&rsquo;il est capable de créer une IA performante. Face au développement de nombreux robots humanoïdes qui basent leur autonomie de travail sur ChatGPT d&rsquo;OpenAI, MUSK a vu rouge et, là aussi, il s&rsquo;est convaincu de développer son propre robot avec un « cerveau » équipé d&rsquo;xAI.</p>
<p>Propriétaire du constructeur automobile Tesla, Elon MUSK a choisi de développer son robot <i>via</i> cette société et a commencé les annonces.<br />En août 2021 fut annoncé Tesla Optimus (également appelé Tesla bot). Le prototype faisait 1 mètre 73 <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7483 alignleft" title="À gauche, le prototype d'Optimus présenté lors de la conférence Tesla AI Day de 2021 ; à droite, les caractéristiques présentées lors de l'évènement © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp" alt="À gauche, le prototype d'Optimus présenté lors de la conférence Tesla AI Day de 2021 ; à droite, les caractéristiques présentées lors de l'évènement © Tesla" width="416" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp 2031w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-300x144.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-1024x492.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-768x369.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-1536x738.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 416px) 100vw, 416px" /></a>pour 57 kg et était capable de soulever 68 kg depuis le sol mais cela fut nuancé avec un transport de charge utile de 20 kg. La technologie embarquée était la même que celle des voitures. MUSK annonçait qu&rsquo;il serait possible de créer un robot à 10 000 $ pour le vendre le double de ce prix. Il envisageait une production de masse pour 2025 en commençant par 1 millier d&rsquo;unités et ajoute que le robot serait personnalisable grâce à une mise à jour en 2026. L&rsquo;objectif affiché était de faire travailler le robot dans les usines Tesla sur les tâches dangereuses ou répétitives. Toujours selon MUSK, à terme, Tesla deviendrait synonyme de robots dans l&rsquo;esprit des gens, le projet automobile ne devenant qu&rsquo;une extension de la vision globale de Tesla : le déplacement autonome. Les voitures sont des <i>« robots semi-sensibles sur roues avec un ordinateur autonome</i>« . Jamais avare en superlatifs, le patron de Tesla promettait de transformer la civilisation en bâtissant un avenir d&rsquo;abondance ou la pauvreté aurait disparu en partie grâce à des millions d&rsquo;unités d&rsquo;Optimus. Le calendrier proposé en 2021 assurait les premières livraisons pour 3 à 5 ans.</p>
<p>En octobre 2022, Tesla présentait la version en développement d&rsquo;Optimus Gen 1, Bumblebee. Cette <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7484 alignright" title="Les nouveaux Optimus : à gauche Bumblebee et à droite Bumble C © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp" alt="Les nouveaux Optimus : à gauche Bumblebee et à droite Bumble C © Tesla" width="253" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp 1280w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-300x237.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-1024x810.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-768x607.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 253px) 100vw, 253px" /></a>version parvenait à se mouvoir mais l&rsquo;autre (Bumble C) était assistée par toute une équipe technique. Dans un environnement de travail, Bumble C paraissait capable d&rsquo;arroser des plantes et de déplacer des colis. Mais lors de la présentation, les robots Tesla étaient surtout basés sur un pilotage à l&rsquo;aide de gants connectés et de lignes de code.</p>
<p>En novembre 2023, xAI annonçait la sortie de son propre Chatbot baptisé Grok. Il est présenté comme inspiré du Guide du Voyageur Intergalactique, possédant de l&rsquo;humour et basé sur les informations et actualités de la plateforme X. <br />En décembre 2023, Optimus Gen 2 a été dévoilé. On peut le voir se déplacer librement au milieu des bâtiments, sans qu&rsquo;il semble être programmé. Il a également fait preuve d&rsquo;une grande dextérité grâce à ses capteurs tactiles, en faisant passer un œuf d&rsquo;une main à l&rsquo;autre, sans le casser.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po39.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7485 size-full alignleft" title="Optimus Gen 2 peut désormais déambuler et manipuler des œufs sans les casser © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po39-e1719323785641.webp" alt="Optimus Gen 2 peut désormais déambuler et manipuler des œufs sans les casser © Tesla" width="369" height="200" /></a>Le patron de Tesla affirmait désormais que, sur le long terme, le marché pourrait représenter 10 à 20 milliards d&rsquo;unités. Un chiffre qui paraît pharaonique mais qui s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;une projection optimiste (utopique ?) où le revenu universel existerait et le travail n&rsquo;aurait plus la même définition qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Joseph ENGELBERGER &#8211; considéré comme le cofondateur de la robotique &#8211; a créé en 1961 un bras robotique destiné à une ligne de production de General Motors. Après des tests concluants, de nombreuses marques célèbres introduiront également le robot « Unimate » (comme Ford). Lorsqu&rsquo;on l&rsquo;interrogeait sur les conséquences liées à l&#8217;emploi, ENGELBERGER était très clair « <i>les robots enlèvent des emplois inhumains que nous attribuons aux gens »</i>. Le futur décrit par MUSK n&rsquo;est pas impossible donc, mais ce ne sera pas pour demain.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po40-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7486 size-full" title="À gauche, l'entraînement en télé-opération d'Optimus ; à droite, Optimus Gen 2 travaillerant en autonomie dans une usine Tesla depuis mai 2024 © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po40-scaled-e1719323890430.webp" alt="À gauche, l'entraînement en télé-opération d'Optimus ; à droite, Optimus Gen 2 travaillerant en autonomie dans une usine Tesla depuis mai 2024 © Tesla" width="308" height="200" /></a>Toujours est-il qu&rsquo;un test a bien eu lieu avec l&rsquo;Optimus Gen 2 dont les premières unités autonomes travaillent dans les usines Tesla depuis mai 2024. Il a été possible de voir un Optimus en train de trier minutieusement des cellules de batterie. C&rsquo;est le résultat d&rsquo;un apprentissage « fait à la main » par les équipes de Tesla qui entraînent les robots pour fabriquer de la donnée afin de guider le futur comportement du robot.</p>
<p>Le millier de robots devrait être déployé comme prévu dans les Gigafactory d&rsquo;ici 2025. Le prix à destination des ménages n&rsquo;a pas vraiment évolué et tourne autour de 20 à 30 000 dollars. </p>
<h3>1x Technologies</h3>
<p>Chez 1X Technologies, il existe déjà un robot monté sur roues. Il mesure 1,86 m et pèse 86 kg. Avec ses <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7480 alignleft" title="Eve en plein travail © 1x Technologies" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325.webp" alt="Eve en plein travail © 1x Technologies" width="247" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325.webp 1288w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-300x243.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-1024x828.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-768x621.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 247px) 100vw, 247px" /></a>avec 6 heures d&rsquo;autonomie, Eve est capable de porter jusqu&rsquo;à 15 kg et de rouler à une vitesse de pointe de 14,4 km/h. Grâce à une trentaine de robots, l&rsquo;entreprise norvégienne a construit un réseau de neurones qui peut répondre à différents types de situation : nettoyage de maison, rangement, prise en main d&rsquo;objets en passant par l&rsquo;interaction sociale avec les humains ou d&rsquo;autres robots. Concrètement, Eve analyse son environnement et réagit en conséquence grâce à l&rsquo;apprentissage en constante évolution. Suite à une mise à jour du mois de mai 2024, il est désormais possible de se faire comprendre par une commande vocale et de déclencher un enchaînement de tâches. On assiste alors à un véritable ballet de 4 robots, chacun s&rsquo;attribuant une tâche puis une autre. Rien qu&rsquo;un être humain seul n&rsquo;aurait pas pu faire en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour le dire. Mais ce sont là les débuts de l&rsquo;autonomie du robot. Eve a été déjà été commercialisé comme robot de sécurité, mais on ignore à combien d&rsquo;exemplaires et si la vente a été faite à d&rsquo;autres, dans un autre domaine.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po35-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7481 size-full alignright" title="Le robot Neo exécute des tâches ménagères © 1x Technologies" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po35-scaled-e1719324072970.webp" alt="Le robot Neo exécute des tâches ménagères © 1x Technologies" width="161" height="200" /></a>Le robot Neo suit un développement parallèle tout en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;expérience du monde réel du robot Eve. On pourrait le considérer comme le successeur de ce dernier, mais il n&rsquo;a pas les mêmes objectifs. Eve démontre déjà des capacités de travail en entrepôt, mais Neo possède une allure et des fonctions plus humanoïdes. L&rsquo;objectif est de se rapprocher du déplacement naturel d&rsquo;un humain afin d&rsquo;être au plus près des besoins et du monde dans lequel évoluent les humains (monter des escaliers, ouvrir des portes, etc.). Bien qu&rsquo;ayant bénéficié d&rsquo;un financement d&rsquo;OpenAI Startup Fund, 1X Technologies ne travaille pas avec ChatGPT et possède sa propre IA. Neo semble donc prendre un chemin dans la concurrence avec les autres grands noms du secteur. Ses caractéristiques le démontrent d&rsquo;ailleurs assez bien : 1,65 m pour 30 kg, ce poids-plume est tout de même capable de soulever 20 kg avec une autonomie de 2 à 4 heures. Il se déplacerait de 4 à 12 km/h.</p>
<p>Dans les deux cas, il paraît bien hasardeux de se fier à l&rsquo;autonomie annoncée car elle est de toute évidence contrainte par les besoins et les tâches effectuées.</p>
<h3>Figure AI</h3>
<p>L&rsquo;entreprise Figure AI a été créée par d&rsquo;anciens ingénieurs issus de Boston Dynamics, Tesla, Apple et Alphabet entre autres. Le fondateur, Brett ADCOCK, présente son entreprise comme une solution aux besoins en main-d&rsquo;œuvre des entrepôts. Le constat est présenté de façon très simple : </p>
<p>&#8211; il y a 10 million d&#8217;emplois non pourvus aux USA,<br />&#8211; 7 millions de ces emplois sont des rôles essentiels dans les entrepôts, les transports et le commerce de détail,<br />&#8211; il n&rsquo;y a que 6 millions de personnes disponibles pour pourvoir ces postes à forte pénibilité,<br />&#8211; les employeurs prévoient qu&rsquo;ils seront à court de main d&rsquo;œuvre d&rsquo;ici 2024.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte que le robot baptisé « Figure 1 » est présenté comme une première mondiale ; ce serait le premier robot humanoïde autonome commercialement viable. <br />Le 13 mars 2024, dans une vidéo de Figure, on voit le robot converser et interagir de façon naturelle avec un intervenant. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po36.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7482 size-full" title="Figure 1 en pleine démonstration de ses capacités de compréhension © Figure AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po36-e1719324184289.webp" alt="Figure 1 en pleine démonstration de ses capacités de compréhension © Figure AI" width="269" height="200" /></a>Les détracteurs de la vidéo soulignent le « naturel trop naturel » et donc suspectent une programmation, il a été facile de démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien.<br />En effet, Figure 1 a été développé avec ChatGPT-4 Turbo. Il suffit de demander à ChatGPT de s&rsquo;exprimer en ayant l&rsquo;air naturel, en insérant par exemple des formules d&rsquo;hésitation et on se retrouve aisément avec « <i><abbr data-title="Je... je pense que j'ai plutôt bien réussi">I&#8230; I think I did pretty well</abbr></i>« . Dans une autre vidéo qui s&rsquo;est faite remarquer, on peut voir Figure 1 préparer un café en plaçant une dosette avant d&rsquo;appuyer sur un bouton.</p>
<p>BMW a commandé le robot dans l&rsquo;une de ses usines en Caroline du Sud. On ignore combien d&rsquo;unités ont été demandées. A priori, Brett ADCOCK présente les choses sous forme d&rsquo;un test à échelle réduite et se veut optimiste : « <i>je crois que d’ici la fin de l’année (2024), nous aurons un humanoïde qui pourra faire un travail de type humain tous les jours ». </i><br />Si l&rsquo;entreprise fait tant parler d&rsquo;elle, c&rsquo;est parce qu&rsquo;au-delà de ses vidéos particulièrement convaincantes, des grands noms ou de grosses sociétés ont participé à la dernière levée de fonds de 675 millions de dollars : Jeff Bezos (Amazon, Blue Origin), Microsoft, Nvidia, une branche d&rsquo;Amazon, OpenAI, Samsung, Intel, LG, etc.<br />Reste à voir le robot réellement en action dans un entrepôt de logistique par exemple.</p>
<h3>UBTECH Robotics</h3>
<p>UBTECH propose déjà des robots éducatifs à la vente (entre 1250 et 1490 €) et des jouets (environ <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc">300 €)</span></span>. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po41.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7487 size-full" title="Un échantillon des robots vendus par UBTECH © UBTECH" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po41-e1719324260382.webp" alt="Un échantillon des robots vendus par UBTECH © UBTECH" width="405" height="200" /></a>Il existe aussi des robots d&rsquo;accueil ou de maisons de retraite allant de 28 200 € à 30 700 €. Beaucoup d&rsquo;autres produits sont vendus mais avec des prix sur devis. UBTECH est donc déjà bien installé sur le marché de la robotique au sens large depuis 2012, avec 760 000 robots vendus dans le monde.<br />Le robot Walker S succède lui-même aux 3 autres « Walker » de la société. Présenté pour la première fois en décembre 2023 (lors de l&rsquo;introduction en bourse de la société), il mesure 1 mètre 70, est équipé de « <i>multiples capteurs visuels et audios qui lui permettent de percevoir les distances pour explorer et percevoir son environnement (espace, objets, humains) de façon dynamique et fiable »</i>. Cela lui permet de créer des cartes en 3 dimensions qui génèrent des chemins en dehors des obstacles. Le robot est grandement articulé (41 servomoteurs) afin de pouvoir répondre à des exigences non-humaines.<br />Ce robot autonome travaillerait déjà pour les constructeurs automobiles chinois que sont Nio et Dongfeng. Baidu, l&rsquo;un des géants des moteurs de recherche en Chine, a créé « Ernie », un <abbr data-title="assistant virtuel">Chatbot</abbr> d&rsquo;intelligence artificielle annoncé comme aussi performant que ChatGPT-4. Ernie serait dans la tête du Walker S afin de lui permettre une reconnaissance vocale pointue et efficace, ce qui expliquerait ses performances vantées comme étant du même niveau que l&rsquo;Optimus de Tesla.</p>
<p>On peut voir dans les vidéos de présentation du Walker S qu&rsquo;il est capable d’inspecter les ceintures de <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po42.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7488 size-full alignright" title="Le Walker S en action © UBTECH" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po42-e1719324385223.webp" alt="Le Walker S en action © UBTECH" width="388" height="200" /></a>sécurité ou de tester les fermetures des portières. Il applique des logos ou des étiquettes sur les voitures et peut contrôler la carrosserie et les phares. Il peut aussi s&rsquo;occuper de tâches plus complexes comme le remplissage d&rsquo;huile ou l&rsquo;assemblage d&rsquo;un essieu. Le robot peut communiquer en temps réel sur les informations qui l&rsquo;entourent et donc fluidifier la production, anticiper les pannes ou les problèmes. Cette polyvalence est mise en avant par le constructeur Dongfeng Motors, particulièrement satisfait de son partenariat avec UBTECH.</p>
<p>Il est difficile de connaître le nombre de Walkers S déjà déployés, mais il semble que le robot soit sur la route du succès, ou tout du moins d&rsquo;une très bonne communication, puisque UBTECH fait partie d&rsquo;un <abbr data-title="il s'agit du Beijing Humanoid Robot Innovation Center Co réunissant Beijing Yizhuang Investment Holdings Limited, UBTECH Robotics, Xiaomi et Beijing Jingcheng Machinery Electric">centre d&rsquo;innovation</abbr> créé fin 2023. En effet, la Chine souhaite que la robotique devienne une technologie de rupture comme l&rsquo;ont été l&rsquo;arrivée de l&rsquo;ordinateur, d&rsquo;Internet, des smartphones et des voitures électriques. Le pays veut impulser cette nouvelle dynamique pour devenir un acteur majeur dans le développement et la vente de robots.</p>
<h3>Apptronik</h3>
<p>Le robot « Apollo » est l&rsquo;aboutissement actuel de la recherche sur une dizaine de robots précédents, notamment le Robonaute 5 de la NASA. R5, plus connu sous le nom de Valkyrie, a été développé dans le <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7489" title="À gauche le Robonaute 2, premier robot à être allé dans l'espace ; à droite Valkyrie dans une centrale énergétique en mer, au large de l'Australie © NASA - JSC" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp" alt="À gauche le Robonaute 2, premier robot à être allé dans l'espace ; à droite Valkyrie dans une centrale énergétique en mer, au large de l'Australie © NASA - JSC" width="465" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp 2506w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-300x129.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-1024x441.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-768x331.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-1536x661.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-2048x882.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /></a>cadre d&rsquo;un projet de la <abbr data-title="Agence pour les projets de recherche avancée de défense ">DARPA</abbr> en 2013. Ce géant d&rsquo;1 mètre 90 pesait 140 kg et était équipé de 2 processeurs Intel Core i7. C&rsquo;est également le premier robot à se démarquer par un dessin plus féminin, mais son surnom indique que c&rsquo;est aussi un robot robuste.Fondé en 2016, Apptronik est donc issu de Human Centered Robots, un projet développé en partie par l&rsquo;Université du Texas. Suite à une collaboration avec la NASA et la DARPA (notamment sur les Robonautes contrôlés à distance), Apptronik participe a des projets gouvernementaux entre 2016 et 2019 (exosquelette et robotique).</p>
<p>En 2020 Apptronik fabrique le haut du corps d&rsquo;un robot articulé. 2 ans plus tard, c&rsquo;est un corps entier qui est conçu.</p>
<p>En 2023, c&rsquo;est le lancement du robot Apollo. Il mesure 1 mètre 70 pour 72 kg, peut soulever 25 kg et possède une autonomie de 4 heures. Puisque ce sont des blocs de batteries, Apollo peut rapidement être remis en service contrairement à une recharge par câble, ce qui lui permet de faire des journées de 22 heures. Le panneau numérique sur son torse permet d&rsquo;afficher des informations complémentaires à destination des humains qui l&rsquo;entourent comme la tâche en cours ou les tâches suivantes.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7490" title="Le robot Apollo avec son écran d'affichage sur le torse © Apptronik" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp" alt="Le robot Apollo avec son écran d'affichage sur le torse © Apptronik" width="288" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp 2560w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-300x208.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-1024x711.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-768x533.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-1536x1066.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-2048x1421.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po45-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7491 size-full" title="Le robot Apollo au travail dans un entrepôt © Apptronik" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po45-scaled-e1719470895508.webp" alt="Le robot Apollo au travail dans un entrepôt © Apptronik" width="250" height="200" /></a></center>
<p>La présence de l&rsquo;IA embarquée permet de moins dépendre de la pré-programmation, ce qui simplifie l&rsquo;évolution du robot. Apptronik s&rsquo;est associé à NVIDIA afin de faire progresser l&rsquo;autonomie d&rsquo;Apollo. Le projet NVIDIA <abbr data-title="Technologie de Robot Généraliste 00 ">GR00T</abbr> a pour but d&rsquo;utiliser l&rsquo;IA générative &#8211; qui fabrique d&rsquo;habitude du texte ou de l&rsquo;image &#8211; pour produire un <i>comportement intelligent</i>. Le système permet au robot d&rsquo;apprendre par mimétisme (création de données par téléopération) ou par du texte et de la vidéo.</p>
<p>À terme, les mises à jour pourraient permettre à Apollo de travailler dans la construction, la production d&rsquo;électronique, les espaces de vente au détail, la livraison à domicile et même les soins aux personnes âgées. Dans l&rsquo;avenir, la reconnaissance vocale sera installée ce qui évitera de passer par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;une tablette ou d&rsquo;un smartphone.</p>
<p>Le PDG d&rsquo;Apptronik, Jeff CARDENAS présente également les choses sous un grand angle : « <i>Notre objectif est de construire des robots polyvalents pour faire tout ce que nous ne voulons pas faire, pour nous aider, ici sur Terre, et </i><i>un jour </i><i>explorer la Lune, Mars et au-delà</i>« . La société souhaite développer un robot polyvalent, capable de faire « des milliers de choses différentes ». Une ambition qui se traduirait par des mises à jour logiciel régulières grâce au partenariat avec NVIDIA.</p>
<p>En mars 2024, le constructeur automobile Mercedes-Benz annonce lui aussi son partenariat avec Apptronik afin de déployer Apollo dans ses usines, sans préciser le calendrier. Comme pour la plupart des robots, Apollo peut déjà être contrôlé à distance, mais son autonomie dans l&rsquo;usine lui permet d&rsquo;effectuer des tâches simples : aller chercher du matériel et le déplacer ou intervenir sur les chaînes de montage. Dans l&rsquo;avenir, le robot pourrait même inspecter les véhicules, à la façon du Walker S d&rsquo;UBTECH. </p>
<h3>Astribot</h3>
<p>Le robot Astribot S1 vient de la société chinoise du même nom, fondée en 2022. Astribot a été présenté en avril 2024 et s&rsquo;est montré particulièrement intriguant. Il fait preuve d&rsquo;une grande agilité et d&rsquo;une variété dans ses commandes autonomes. Il est par exemple capable de déboucher une bouteille de vin et de la servir, d&rsquo;éplucher un concombre ou de ranger avec logique des objets laissés en plan. Sa précision lui permet de faire sauter un toast dans une poêle, de passer l&rsquo;aspirateur ou de lancer un objet dans une poubelle. Un robot à tout faire qui peut même reproduire les mouvements souples d&rsquo;un humain. La vitesse de ses mouvements est supérieure à un humain et son port de charge (10 kg dans chaque bras) représente le double de la force d&rsquo;un humain. Astribot S1 est donc plus fort et plus rapide qu&rsquo;un humain adulte.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po46.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7492 size-full aligncenter" title="Astribot S1, en plein épluchage de concombre © Astribot" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po46-e1719471137309.webp" alt="Astribot S1, en plein épluchage de concombre © Astribot" width="293" height="200" /></a></p>
<p>Le robot semble être stationnaire et donc incapable de se déplacer dans une pièce.<br />Concernant l&rsquo;IA qui l&rsquo;anime, elle vient de la société-mère Stardust Intelligence. Celle-ci a été fondée par Lai JIE, qui a également travaillé avec le Tencent Robotics Laboratory, Baidu, et l&rsquo;Université polytechnique de Hong Kong. Il y a fort à parier que beaucoup de ressources se cachent derrière Astribot, mais la communication se veut discrète pour l&rsquo;instant.</p>
<h3>Deepmind</h3>
<p>Deepmind est le nom de la branche robotique de Google. Leur recherche robotique est basée sur 33 laboratoires universitaires et la mise en commun des données de 22 types de robots. Là encore, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un coup d&rsquo;essai. Le premier Transformateur Robotique (RT-1) a été basé sur un robot d&rsquo;usine. Le modèle RT-1-X utilisait les données des robots afin d&rsquo;être amélioré dans ses aptitudes. Le RT-2 a été présenté en août 2023. Il se sert de son environnement réel afin de tirer des conclusions. Il peut également piocher sur les données collectées des 22 robots et de leurs 150 000 tâches accomplies. Cela représente donc une évolution notable du robot même si son aspect se limitait tout d&rsquo;abord à un bras proche de ceux que l&rsquo;on trouve dans les usines.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po54.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7791 size-full" title="Une démonstration de la capacité de préhension de RT-2-X © Deepmind" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po54-e1722524173179.webp" alt="Une démonstration de la capacité de préhension de RT-2-X © Deepmind" width="211" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po56.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7790 size-full" title="RT-2-X est capable de se déplacer en suivant un programme © Deepmind" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po56-e1722524326698.webp" alt="RT-2-X est capable de se déplacer en suivant un programme © Deepmind" width="210" height="200" /></a></center>
<p>Le modèle RT-2-X est la version la plus poussée à l&rsquo;heure actuelle. Comme pour le premier RT, le robot utilise une forme d&rsquo;IA maison pour améliorer les capacités du robot. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas eu de confirmation officielle liant directement Gemini à RT-2-X au moment des premières publications, il est fort probable que ces deux technologies soient désormais liées, au moins en partie. Gemini est l&rsquo;IA LLM créée par Google. Gemini est désormais sur la version version 1.5 Pro et a sans doute fait profiter RT-2 de mises à jour régulières. Le petit robot combine la vision, le langage et l&rsquo;action en comparant les informations qu&rsquo;il perçoit de son environnement à sa formidable base de données. Il peut ainsi répondre aux données collectées par une réponse probable, identifiée dans son « cerveau ». La version RT-2-X de mai 2024, comme son prédécesseur RT-1-X, est enrichie de données provenant d&rsquo;autres robots dans l&rsquo;objectif d’appréhender son environnement sous d&rsquo;autres formes de morphologies. Ce modèle peut aussi planifier des séquences d&rsquo;actions et faire des mouvements plus complexes avec son bras (qu&rsquo;il peut ranger un peu comme une queue). Il peut également répondre à son interlocuteur en lui demandant de le suivre afin de le guider.</p>
<p>Au mois de juillet 2024, Deepmind lui a confié 57 types de tâches à effectuer dans une zone d&rsquo;environ 800 m². Les progrès de ce robot paraissent rapides. Les objectifs sont variés : RT-2 pourrait aussi bien être utilisé pour des tâches dangereuses que pour des tâches quotidiennes. Deepmind ne se ferme d&rsquo;ailleurs aucune porte, y compris celles de la conquête spatiale.<br />Ce robot est plus intéressant sur son principe de « vision langage action » que par son design actuelle. Mais le plus séduisant est son potentiel. L&rsquo;équipe de Deepmind pourrait surpasser tout le monde grâce à leurs recherches. De plus, il n&rsquo;est pas exclu que Google rachète un jour l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des précédentes technologies évoquées. Le RT-3 sera peut-être un bipède&#8230;</p>
<h3>Sanctuary AI</h3>
<p>La société Sanctuary AI a été fondé en 2018 au Canada. Le robot Phoenix Gen 7 est, comme son nom l&rsquo;indique, la septième génération de robot développée dans l&rsquo;entreprise. Le cinquième modèle a d&rsquo;ailleurs été déployé en janvier 2023 dans le cadre d&rsquo;un partenariat avec l&rsquo;entreprise de détail Canadian Tire Corporation. Le robot a pu être testé dans des conditions réelles où il a pu collecter et emballer de la marchandise, nettoyer, étiqueter, etc. Au total, ce ne sont pas moins de 110 tâches qui lui ont été assignées avec succès.</p>
<p>L&rsquo;IA du Phoenix est basée sur un partenariat exclusif avec Cycorp, une organisation de recherche en IA la plus ancienne au monde. Développée en 1984 par Douglas LENAT sous un autre nom, le projet a évolué <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7493" title="Quelques caractéristiques techniques du Phoenix Gen 7 © Sanctuary AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp" alt="Quelques caractéristiques techniques du Phoenix Gen 7 © Sanctuary AI" width="127" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp 1065w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-191x300.webp 191w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-651x1024.webp 651w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-768x1208.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-977x1536.webp 977w" sizes="auto, (max-width: 127px) 100vw, 127px" /></a>avec une partie licence libre (OpenCyc) puis une partie recherche (ResearchCyc). L&rsquo;approche de Cycorp est différente des autres entraînements d&rsquo;IA. Elle passe par des déductions destinées à modéliser ce qui est considéré comme du « bon sens » par les humains. Définir le « bon sens » était une chose relative et subjective, Cycorp base son travail sur des millions d&rsquo;affirmations qui sont enregistrées afin de décrire notre environnement (l&rsquo;eau ça mouille, le feu ça brûle). C&rsquo;est ce qui permet de définir que nous pensons comme acquis en testant les modèles avec des arguments et des contre-arguments logiques. Une façon de traduire notre langage naturel en actions concrètes dans le monde réel. L&rsquo;ambition encyclopédique de Cycorp en fait un système particulièrement riche mais très complexe et malheureusement pas infaillible.</p>
<p>Le reste du cerveau est appuyé par des logiciels de modélisation 3D tels que CSM, Blender et Mujoco de DeepMind, ainsi que le moteur graphique Unreal Engine d&rsquo;Epic 5. Comme de nombreux constructeurs de robots, Sanctuary AI s&rsquo;appuie sur l&rsquo;apprentissage par la téléopération tout en n&rsquo;excluant pas qu&rsquo;il s&rsquo;agisse aussi d&rsquo;une forme d&rsquo;avenir pour les travaux spécifiques nécessitant qu&rsquo;un robot soit piloté directement par un humain. Les <abbr data-title="gants qui permettent une sensibilité cutanée">gants haptiques</abbr> proviennent de leur partenaire HaptX (un des constructeurs les plus avancés en gants haptiques) et transmettent le sens du toucher avec une grande finesse au pilote. Toutes ces données de travail peuvent ensuite être exploitées afin de faire progresser l&rsquo;autonomie du robot. C&rsquo;est un cercle vertueux qui aboutit à un système de contrôle d&rsquo;IA baptisé « Carbon ». L&rsquo;ensemble du système imite donc le toucher, mais aussi l&rsquo;ouïe, la vue et la mémoire. C&rsquo;est ce qui permet concrètement de faire la <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po48.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7494 size-full" title="Le Phoenix Gen 7 déplaçant des objets rapidement © Sanctuary AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po48-e1719471483166.webp" alt="Le Phoenix Gen 7 déplaçant des objets rapidement © Sanctuary AI" width="333" height="200" /></a>différence entre la façon de saisir une tasse, un verre ou un gobelet en plastique.</p>
<p>Sanctuary AI possède une liste importante de partenaires-clefs dans le domaine de la robotique ou de l&rsquo;IA ainsi que dans la recherche. Elle vient d&rsquo;ailleurs de recevoir des fonds d&rsquo;Accenture Ventures &#8211; un cabinet de conseil qui a injecté 3 milliards de dollars dans les IA en juin 2023 et qui multiplie les investissements de par le monde. Mais Sanctuary AI est aussi une entreprise qui reste ouverte et intéressée par les progrès de ses concurrents. C&rsquo;est pourquoi elle a investi dès 2019 dans Apptronik contre un siège au conseil d&rsquo;administration. Le partage d&rsquo;expertise est mutuellement profitable aux deux sociétés qui s&rsquo;en réjouissent. Elle n&rsquo;hésite pas à racheter plusieurs entreprises qui lui apporteront une plus-value directe dans le développement de son robot. C&rsquo;est le cas par exemple de Giant AI, qui permettra de renforcer l&rsquo;analyse visuelle des objets afin d&rsquo;augmenter la précision des interactions.</p>
<p>La communication est plutôt discrète mais le Phoenix paraît très prometteur dans la dynamique de son développement et ses partenariats solides.</p>
<h2>Et si on mélangeait tout ça ?</h2>
<p>Peu importe le thème, c&rsquo;est un peu toujours le même principe&#8230; Lorsqu&rsquo;on explore les différentes possibilités, il est souvent facile de conclure qu&rsquo;en faisant abstraction des coûts, il suffirait de mélanger toutes ces technologies afin d&rsquo;obtenir le résultat tant désiré. Cette fois, il semblerait que les ingénieurs soient allés exactement dans cette direction.</p>
<p>C3PO existera-t-il vraiment un jour ? <br />Il faut garder en tête que <b>les plans les mieux conçus des robots et des hommes, souvent, ne se réalisent pas.</b></p>
<p>La robotisation qui a commencé au milieu des années 1950 a fait naître des attentes mais aussi des utopies de façon cyclique. Difficile de savoir s&rsquo;il s&rsquo;agit bien de la fin de l&rsquo;un de ces nombreux cycles grâce à une technologie de rupture (l&rsquo;intelligence artificielle) ou si ce n&rsquo;est que le début d&rsquo;un nouveau cycle utopiste&#8230;</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, le droïde protocolaire qu’est C3PO n’est pourtant pas utopique et pourrait être très utile. Mais il aura sans doute une apparence plus humaine que celui de Star Wars.<br />Tout est possible ! le meilleur, comme le pire&#8230; <i>Juste Ciel !</i> Une fois encore, il semblerait que C3PO risque de ne pas en croire ses yeux de droïde !</p>
<h3> </h3>
<h3>Sites officiels</h3>
<h3><a href="https://www.geminoid.jp/en/index.html" target="_blank" rel="noopener">www.geminoid.jp</a> <br /><a href="https://www.projectaiko.com/" target="_blank" rel="noopener">www.projectaiko.com</a><br /><a href="https://www.ai-darobot.com/" target="_blank" rel="noopener">Ai-Da</a><br /><a href="https://www.engineeredarts.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">www.engineeredarts.co.uk</a><br /><a href="https://www.hansonrobotics.com/" target="_blank" rel="noopener">www.hansonrobotics</a><br /><a href="https://singularitynet.io/" target="_blank" rel="noopener">singularitynet</a><br /><a href="https://awakening.health/" target="_blank" rel="noopener">awakening.health</a><br /><a href="https://bostondynamics.com/atlas/" target="_blank" rel="noopener">Boston Dynamics</a><br /><a href="https://www.1x.tech/androids/neo" target="_blank" rel="noopener">1X Technologies</a><br /><a href="https://agilityrobotics.com/products/digit" target="_blank" rel="noopener">Agility Robotics</a><br /><a href="https://www.tesla.com/AI" target="_blank" rel="noopener">Tesla</a><br /><a href="https://www.ubtrobot.com/humanoid/products/WalkerS" target="_blank" rel="noopener">UBTECH Robotics</a><br /><a href="https://apptronik.com/apollo" target="_blank" rel="noopener">Apptronik</a><br /><a href="https://astribot.com/index-en.html" target="_blank" rel="noopener">Astribot</a><br /><a href="https://deepmind.google/discover/blog/scaling-up-learning-across-many-different-robot-types/" target="_blank" rel="noopener">Deepmind</a><br /><a href="https://arxiv.org/html/2407.07775v1" target="_blank" rel="noopener">RT-2</a><br /><a href="https://sanctuary.ai/" target="_blank" rel="noopener">Sanctuaire AI</a></h3>
<h3>Vidéos</h3>
<h3>Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=F-tTS7Ze85o" target="_blank" rel="noopener">Geminoid HI-1</a> <br />Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9q4qwLknKag" target="_blank" rel="noopener">Geminoid F</a> <br />Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eZlLNVmaPbM&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">Geminoid-DK</a><br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=87heidlFqG4" target="_blank" rel="noopener">Erica</a><br /><a href="https://www.dailymotion.com/video/x56du3_aiko-la-femme-robot-2_tech" target="_blank" rel="noopener">Aiko</a><br />Ai-Da au <a href="https://www.youtube.com/watch?v=aoQ5EUjN_LM" target="_blank" rel="noopener">parlement britannique</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XaZJG7jiRak&amp;t=1s" target="_blank" rel="noopener">TEDx</a> d&rsquo;Ai-Da<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=tF4DML7FIWk&amp;t=57s" target="_blank" rel="noopener">Atlas HD</a> de Boston Dynamics<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=q8IdbodRG14" target="_blank" rel="noopener">Digit</a> d&rsquo;Agility Robotics<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iHXuU3nTXfQ" target="_blank" rel="noopener">Eve</a> de 1X Technologies<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Sq1QZB5baNw" target="_blank" rel="noopener">Figure 1</a> de Figure AI<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=8MRDF2pkIRs" target="_blank" rel="noopener">Walker S</a> d&rsquo;UBTECH<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=uJOA5IDaL5g" target="_blank" rel="noopener">Apollo</a> d&rsquo;Apptronik<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=AePEcHIIk9s" target="_blank" rel="noopener">Astribot</a><br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=-HizP4UQvug" target="_blank" rel="noopener">Phoenix Gen 7</a> de Sanctuary AI</h3>
<h3>Quelques films concernés :</h3>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/a-i-intelligence-artificielle/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7042" title="A.I. Intelligence Artificielle © Warner Bros, DreamWorks SKG, Amblin Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/A.I.-Intelligence-artificielle.jpg" alt="A.I. Intelligence Artificielle © Warner Bros, DreamWorks SKG, Amblin Entertainment" width="156" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/battlestar-galactica/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5667 size-full" title="Battlestar Galactica © Sci Fi Channel" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2018/06/Battlestar-Galactica.jpg" alt="Battlestar Galactica © Sci Fi Channel" width="138" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/chappie/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7690" title="Chappie © Columbia Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/Chappie-1.webp" alt="Chappie © Columbia Pictures" width="150" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/ex_machina/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6092" title="Ex Machina © DNA Films, Film4 Productions, Scott Rudin Productions" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina-221x300.jpg" alt="Ex Machina © DNA Films, Film4 Productions, Scott Rudin Productions" width="148" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina-221x300.jpg 221w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 148px) 100vw, 148px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/i-robot/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6089" title="I, Robot © Davis Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot-221x300.jpg" alt="I, Robot © Davis Entertainment" width="148" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot-221x300.jpg 221w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 148px) 100vw, 148px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/metropolis/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6097" title="Metropolis © UFA " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis-225x300.jpg" alt="Metropolis © UFA " width="150" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis-225x300.jpg 225w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/robocop-2/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489" title="Robocop © Strike Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/Robocop.2014-1.webp" alt="Robocop © Strike Entertainment" width="147" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="130" height="200" /></a></p>
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