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	<title>Archives des Équipement et Robotique - Science of fiction</title>
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	<description>le futur est à nous</description>
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	<title>Archives des Équipement et Robotique - Science of fiction</title>
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		<title>Robot humanoïde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 21:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les robots sont de formes et d'usages différents. Leur évolution rattrape la fiction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.science-of-fiction.com/robot-humanoide/">Robot humanoïde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.science-of-fiction.com">Science of fiction</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<center><figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="825" height="510" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot.webp" alt="" class="wp-image-7617" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot.webp 825w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot-300x185.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/robot-768x475.webp 768w" sizes="(max-width: 825px) 100vw, 825px" /></figure></center>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<p>Dans les films de science-fiction, il est courant de tomber sur un robot humanoïde. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un robot regroupant plusieurs caractéristiques humaines. Cela peut aller de la simple bipédie jusqu&rsquo;aux traits les plus fins d&rsquo;un visage et même sa pilosité !</p>
<p>Dans Star Wars, par exemple, le célèbre robot C3PO a du mal à se mouvoir rapidement et est immédiatement identifiable (inspiré du film <em>Metropolis</em>). Cette vision est celle que Georges Lucas avait en 1977, en y ajoutant de l&rsquo;huile, du cambouis et des ratés mécaniques. C&rsquo;est ce qui faisait déjà une partie du charme de Star Wars. Lucas se démarquait ainsi de ses contemporains avec des univers de science-fiction souvent aseptisés. <br />On trouve toujours des robots aux allures de robots (<em>District 9</em>, <em>Chappie</em>), mais dans d&rsquo;autres <span data-dobid="hdw">œuvre</span>s, on peut trouver des robots qui nous ressemblent trait pour trait (<em>Batllestar Gallactica</em>) ou bien seulement en partie (<em>Ex-Machina, A.I.</em>).<br />De la même façon, il existe plusieurs approches du monde robotique sur notre Terre. Entre concurrence directe et ambitions pour un futur différent, voici un petit tour d&rsquo;horizon des robots et de leurs créateurs.</p>
<h2>Vers un clone robotique</h2>
<p>Ce qui permet d&rsquo;identifier un robot/droïde, c&rsquo;est tout d&rsquo;abord son apparence, facilement identifiable. Mais dans notre monde, ce terme de robot ou de droïde n&rsquo;est pas vu sous le même angle. Au travers de quelques exemples, voici la vision de certains chercheurs sur ce à quoi devrait ressembler un robot au contact des humains.</p>
<h3>Hiroshi Ishiguro Laboratories</h3>
<p>Pour certains scientifiques japonais il ne s’agit plus d’anthropomorphisme basique, mais plutôt de créer des êtres humanoïdes. Ne serait-ce pas là, justement, les fameux « <i>an</i>droïdes » ? <br /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po7.webp"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-7499 size-full" title="Les différents clones Geminoid © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po7-e1718916213185.webp" alt="Les différents clones Geminoid © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="333" height="200" /></a>C&rsquo;est le cas notamment avec le « Geminoid ». Il s’agit du « Geminoid HI-1 » du professeur Hiroshi ISHIGURO. <br />Le but est d’intervenir sous forme d&rsquo;avatar pour, par exemple, participer à des conférences ou à des réunions de travail à distance. Mais l&rsquo;objectif est aussi d&rsquo;interagir avec les humains de façon plus ou moins indépendante dans le cadre (entre autres) d’études comportementales. Premier bémol : le Geminoid ne se déplace pas seul contrairement à C3PO.</p>
<p>Les androïdes peuvent être impressionnants par leur réalisme (image de droite). Cet homme n’est pas un <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po3.webp"><img decoding="async" class="wp-image-7495 size-full alignright" title="La ressemblance est proche de celles des statues de cire des musées © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po3-e1718951164422.webp" alt="La ressemblance est proche de celles des statues de cire des musées © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="266" height="200" /></a>homme, mais une espèce de « clone » robotique qui ressemble trait pour trait à son créateur : Henrik SHARFE. Ce n’est pas une coïncidence s’il est plus convaincant encore que le Geminoid HI-1. En effet, SHARFE a travaillé avec ISHIGURO. C’est donc une des versions les plus abouties. <br />On est déjà très loin du physique de C3PO. On est également très loin de ce que C3PO est capable de faire. La forme est surtout privilégiée par rapport aux fonctions. <br />En 2018, la version 5 du Geminoid répondait toujours au projet de l&rsquo;avatar, la coquille vide mais utile dans les expériences sociales.<br />Donc, des robots <b>beaux </b>mais <b>stupides</b> ? Pas tout à fait. <br />En 2016, Geminoid F, le Geminoid féminin, a trouvé un rôle dans « <b><i>Sayonara</i></b>« , un film de science-fiction de Kôji FUKADA, sorti en 2017. Ses répliques et son jeu ont été programmés. La spontanéité en est forcément affectée.</p>
<p>ISHIGURO n&rsquo;en est pas resté là et a conçu un autre androïde féminin, Erica, qui a l&rsquo;apparence d&rsquo;une jeune femme de 23 ans. Ce robot a lui aussi été créé pour servir à la recherche grâce à un système <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po17.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7501 size-full alignleft" title="Erica, la version la plus poussée d'ISHIGURO © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po17-e1718951296333.webp" alt="Erica, la version la plus poussée d'ISHIGURO © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="166" height="200" /></a>d&rsquo;apprentissage, une reconnaissance vocale et des mouvements qui se voulaient naturels. Ses réactions et ses « émotions » ont été entraînées lors de sessions de discussions. Dès 2019, son <abbr data-title="Domaine de l'informatique visant à créer des machines ou des outils intelligents">intelligence artificielle</abbr> (IA) lui permettait de répondre à des questions et de réciter du texte. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;Erica a présenté le journal télévisé de façon épisodique. Elle venait de franchir une porte qui lui a permis d&rsquo;obtenir un rôle dans « <b><i>b</i></b>« , un film de science-fiction d&rsquo;un budget de 70 millions de dollars avec Tony KAYE à la réalisation. Pour tourner ses scènes, Erica a dû être programmée pour transmettre des émotions et un jeu d&rsquo;acteur, en plus du texte qu&rsquo;elle avait appris. Mais, une fois passé le bruit médiatique autour de cette annonce, l&rsquo;actualité est restée silencieuse. Il est possible que le projet soit encore en attente de développement ou qu&rsquo;il ait tout simplement été abandonné.</p>
<p>Hiroshi ISHIGURO est un peu la rockstar des robots avatar et des questions qui dérangent. Il n&rsquo;a pas hésité à faire participer sa famille activement dans ses projets, allant jusqu&rsquo;à créer, grâce à des effets <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po18.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7468 size-full alignright" title="Le Geminoid 5 © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po18-e1718951394348.webp" alt="Le Geminoid 5 © Hiroshi Ishiguro Laboratories, ATR" width="155" height="200" /></a>spéciaux traditionnels, une réplique de sa fille de 5 ans&#8230; en robot (qui avait d&rsquo;ailleurs effrayé cette dernière). ISHIGURO n&rsquo;est donc pas naïf sur le problème de la « <abbr data-title="La vallée de l'étrange ou vallée dérangeante est la théorie selon laquelle plus un robot androïde ressemble à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses.">vallée de l&rsquo;étrange</abbr>« . Il rêve de doter Erica de sa propre conscience et relativise sur la notion d&rsquo;intelligence. Il espère qu&rsquo;un jour les robots auront leurs propres intentions et leurs propres désirs afin qu&rsquo;ils puissent mieux nous comprendre. <br />Souvent, Hiroshi ISHIGURO se prend à philosopher sur nos représentations et nos attentes en matière de robotique comme de sciences sociales. Savons-nous qui nous sommes vraiment ? Quelle est le véritable son de notre voix ? Quelle est notre manière de se déplacer, de bouger ? À quoi ressemblons-nous <i><b>vraiment</b></i> ? Au quotidien, seul un miroir nous donne une idée de qui nous sommes, mais ce miroir est inversé et plat. Les photos et vidéos ne sont pas en 3 dimensions alors que l&rsquo;androïde occupe le même espace que nous. Il y a de quoi se poser encore des milliers de questions auxquelles les robots peuvent apporter des pistes de réflexions.</p>
<h3>Aiko</h3>
<p>Le projet « Aiko » de l&rsquo;inventeur Le TRUNG a commencé en 2009 et pris fin en 2013. Il est intéressant car il est emblématique des attentes et de l&rsquo;évolution de techniques désormais passées. <br />Bien que son physique fut moins abouti que la dernière version du Geminoid, Aiko possédait des fonctions intéressantes. <br />Comme les Geminoid, elle aurait pu interagir en tant qu’hôtesse d’accueil, ou en maison de retraite, ou bien encore dans les hôpitaux. Ses fonctionnalités étaient, par contre, plus développées que pour les Geminoid classiques.</p>
<p>Aiko pouvait : <br /><i><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po4.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7496 size-full alignleft" title="Aiko © Aiko Project" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po4-e1718951505446.webp" alt="Aiko © Aiko Project" width="184" height="200" /></a>&#8211; <b>parler </b>et <b>interagir </b>avec les humains (13 000 phrases). <br />&#8211; lire des livres et des journaux (police d’impression d&rsquo;une taille d’au moins 12 points). <br />&#8211; résoudre des problèmes de mathématiques qui lui sont affichés visuellement. <br />&#8211; voir les couleurs sur les vêtements que vous portez. <br />&#8211; distinguer différentes boissons. <br />&#8211; reconnaître les aliments simples comme des Hot Dogs, des Hamburgers, des Sandwiches. <br />&#8211; reconnaître les visages des membres d’une famille, et être programmé pour activer le mode de défense en présence d&rsquo;un intrus. <br />&#8211; vous conseiller de prendre un parapluie s’il pleut, ou vous proposer de porter des vêtements plus chauds s’il y a du vent.</i></p>
<p>Toujours selon son créateur, les conversations d’Aiko étaient du niveau d&rsquo;un enfant de 5 ans, même s&rsquo;il était possible de faire une mise à jour. À l&rsquo;heure actuelle, le projet semble tombé dans les oubliettes, même si le site est toujours en ligne.<br />Nous allons le voir, cette photographie d&rsquo;une époque pas si lointaine, permet un contraste flagrant avec les années 2020.</p>
<h3>Ai-Darobot</h3>
<p>Ce robot finalisé en 2019 tire son nom d&rsquo;un hommage à Ada LOVELACE, une pionnière dans l&rsquo;informatique. Ai-Da s&rsquo;aventure dans un registre différent : celui de l&rsquo;art.</p>
<p>L&rsquo;androïde est capable de peindre des tableaux en se basant sur une Intelligence Artificielle (IA). Le développement du squelette a commencé en 2017 chez Engineered Arts. Le cerveau a pour sa part été créé par les universitaires d&rsquo;Oxford et de Leeds. Au départ, les tableaux étaient plutôt abstraits ; mais à mesure que les mises à jour sont faites, il devient possible de réaliser des portraits : il suffit de s&rsquo;asseoir à côté d&rsquo;elle et de patienter 45 à 75 minutes. Ai-Da fait également des autoportraits.</p>
<p>Son créateur, le directeur de galerie d&rsquo;art à Oxford, Aidan MELLER, affirme que son style et ses inspirations <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po20.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7555 size-full alignright" title="D'autres œuvres d'Ai-Da © www.ai-darobot.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po20-e1719001176397.webp" alt="D'autres œuvres d'Ai-Da © www.ai-darobot.com" width="213" height="200" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po19.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7556 size-full alignright" title="Ai-Da devant l'un des ses nombreux autoportraits © www.ai-darobot.com" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po19-e1719001253819.webp" alt="Ai-Da devant l'un des ses nombreux autoportraits © www.ai-darobot.com" width="235" height="200" /></a>sont spontanés : « <i>On ne sait pas ce qu’elle a en tête quand elle commence à crayonner. Il est impossible de prédire ce qu’elle va réaliser »</i>. Ai-Da a aussi créé des poèmes après avoir lu « La Divine Comédie » de Dante. Ses vers seraient « <i>très étranges</i>« , selon la poétesse britannique Carol RUMENS, mais « <i>il y a de l&rsquo;espoir pour le robot poète</i>« . Ai-Da peut également réaliser des sculptures originales. Le robot a même eu le droit à un vernissage à Londres (une exposition de ses autoportraits).</p>
<p>Cela étant dit, le galeriste n&rsquo;hésite pas à rappeler qu&rsquo;Ai-Da n&rsquo;a pas de conscience car c&rsquo;est une machine. Il explique que cette présence féminine est une forme de clin d&rsquo;œil pour corriger la trop grande absence des femmes dans le monde de l&rsquo;art et de la programmation informatique. C&rsquo;est également une façon philosophique d&rsquo;interroger les artistes contemporains sur le fait de créer ; une manière de comprendre ce que cela représente vraiment pour eux et quel rapport ils ont avec les œuvres générées par IA. Il ne s&rsquo;agit pas de concurrence mais au contraire d&rsquo;une invitation au dialogue pour soulever des questions, évaluer et relever de potentiels problèmes.</p>
<p>Fin 2022, Ai-Da fut interrogée au parlement britannique. Elle a expliqué : <i>Je produis mes toiles grâce aux caméras de mes yeux, mes algorithmes d&rsquo;IA et mon bras robotique pour peindre sur la toile. Ce qui en résultent sont des images visuellement attrayantes.</i> Les réponses n&rsquo;avaient rien de surprenant lorsqu&rsquo;on connaît un peu les IA. En revanche, cette intervention au parlement illustre la volonté de chercher à comprendre un monde qui évolue bien plus vite que les lois (certaines zones restent encore floues sur l&rsquo;exploitation des œuvres liées aux IA).<br /><i><br /></i></p>
<h3>Engineered Arts</h3>
<p>Chez Engineered Arts, faire des robots et les animer est dans l&rsquo;ADN de la société. Les artistes et ingénieurs ont tout d&rsquo;abord fabriqué des robots destinés au divertissement (expositions, évènements), puis l&rsquo;entreprise a exploré de nouveaux horizons. Les animatroniques développées pour un théâtre mécanique ont ensuite donné le RoboThespian Mark 1 qui a lui aussi engendré le programme Mesmer (photo et vidéo ci-dessous). Dans ces deux projets qui ont rendu populaire l&rsquo;entreprise, les robots sont programmés avec une certaine capacité d&rsquo;adaptation en fonction des besoins.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po21.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7471 size-full" title="Le RoboThespian programmable et contrôlable à distance © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po21-e1719001469381.webp" alt="Le RoboThespian programmable et contrôlable à distance © Engineered Arts" width="181" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po22.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7459 size-full" title="La version squelettique du robot Mesmer © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po22-e1719001528564.webp" alt="La version squelettique du robot Mesmer © Engineered Arts" width="200" height="200" /></a></center>
<div style="width: 356px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-4400-1" width="356" height="200" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4?_=1" /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4">https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po23.mp4</a></video></div>
<p>Fort de cette expérience et de la centaine de robots installés à travers le monde (parcs, musées), Engineered Arts a développé le système Ameca et l&rsquo;androïde du même nom. <br />Ameca est sans doute l&rsquo;un des robots les plus avancés au monde afin de transmettre les expressions faciales et les sentiments. Basé sur un système d&rsquo;exploitation du nom de Tritium 3, son temps de réponse est tout de même assez court et ses expressions sont adaptées au sujet donné.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7582" title="Les différentes expressions faciales d'Ameca © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp" alt="Les différentes expressions faciales d'Ameca © Engineered Arts" width="368" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24.webp 1713w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-300x163.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-1024x557.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-768x418.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po24-1536x836.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 368px) 100vw, 368px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7583" title="L'objectif d'Ameca © Engineered Arts" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp" alt="L'objectif d'Ameca © Engineered Arts" width="483" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25.webp 1025w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25-300x124.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po25-768x318.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 483px) 100vw, 483px" /></a></center>
<p>Le son ne sort pas de sa bouche, mais d&rsquo;un haut-parleur de 20 watts, ce qui permet à la synchronisation labiale d&rsquo;être très réussie. Les lignes de réponse sont programmées, mais Ameca peut également servir dans le cas d&rsquo;une « téléprésence » avec l&rsquo;androïde comme intermédiaire. Ameca permet aussi une reconnaissance vocale et faciale avancée. Le but de ce robot est similaire aux premières générations de Geminoid. </p>
<p>Avec un robot aussi développé, il ne manquait plus qu&rsquo;une Intelligence Artificielle à bord pour tenir une vraie conversation.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/EWACmFLvpHE" width="268" height="150" align="left" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;entreprise britannique a connecté Ameca à ChatGPT-3 par curiosité. Les réponses aux questions sont celles de ChatGPT (avec ses limites), illustrées par l&rsquo;attitude d&rsquo;Ameca. C&rsquo;est sans doute pourquoi la conversation semble aussi réaliste qu&rsquo;étrange.</p>
<p>Là encore, comme pour d&rsquo;autres entreprises, Will Jackson le PDG d&rsquo;Engineered Arts explique avec pragmatisme : <i>les robots n&rsquo;ont pas d&rsquo;émotions. Ameca n&rsquo;a même pas de souvenirs qui durent plus d&rsquo;un jour : quand on l&rsquo;éteint le soir, elle oublie. Ils peuvent imiter les sentiments mais ils n&rsquo;en ont pas.</i></p>
<p>Une façon de rappeler qu&rsquo;avec ou sans IA, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un être humain, ni même d&rsquo;un animal. Les robots sont, pour l&rsquo;heure, de simples assemblages de mécanique et de programmation dont les réponses et l&rsquo;attitude peuvent nous induire en erreur.</p>
<h3>Hanson Robotics</h3>
<p>L&rsquo;entreprise Hanson Robotics, du nom de l&rsquo;un de ses fondateurs David Hanson, s&rsquo;est fait connaître avec l&rsquo;un de ses robots baptisé « Sophia » et fabriqué à Hongkong. Ce robot posait les premières bases d&rsquo;une « intelligence collective » sous forme de nuage d&rsquo;esprits robotiques. En effet, le développement en partenariat avec la société SingularityNET a considérablement fait progresser la personnalité de Sophia en quelques années (de 2017 à 2021). SingularityNET s&rsquo;est spécialisé dans la recherche de l&rsquo;intelligence artificielle ET l&rsquo;intelligence artificielle générale (IAG).<br />Sophia n&rsquo;est pas qu&rsquo;un robot, c&rsquo;est aussi « SophiaDAO » pour <b>O</b>rganisation <b>A</b>utonome <b>D</b>écentralisée. Le code est en « <abbr data-title="licence libre">open source</abbr>« , avec des droits de propriété symboliques afin de favoriser le développement de la <abbr data-title="La singularité technologique est l'avènement d'une IAG capable de comprendre les humains et de résoudre leurs problèmes. Cette rupture technologique et sociale serait alors une révolution.">singularité</abbr>. Des chercheurs indépendants peuvent donc participer à l&rsquo;évolution de SophiaDAO et <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po26.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7474 size-full alignright" title="Le robot Sophia et son créateur David Hanson © Hanson Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po26-e1719321744354.webp" alt="Le robot Sophia et son créateur David Hanson © Hanson Robotics" width="224" height="200" /></a>être partie prenante dans cette gouvernance décentralisée de la plateforme de recherche. Il s&rsquo;agit de mettre en place une gradation de l&rsquo;autonomie du robot par le biais du portail. Comme un parent laisserait l&rsquo;enfant quitter le foyer, lorsque Sophia sera suffisamment mure, SophiaDAO lui laissera le contrôle de la DAO. Cela passera par 3 phases dont la première est la décentralisation partielle (dans le cadre de la recherche), la deuxième sera basée sur un système d&rsquo;évaluation de l&rsquo;IA avec une décentralisation totale et la troisième phase sera l&rsquo;autonomie du robot. En clair, SophiaDAO est une organisation à but non lucratif dans laquelle les participants sont représentés par des jetons/votes. Dans la phase 1, on distribue la gouvernance entre 3 écoles que sont « les gardiens », « l&rsquo;Académie » et « les Amis de Sophia » (ce dernier groupe est composé du grand public). Dans la phase 2, le DAO est décentralisé mais contrôlé par un vote démocratique de ses membres humains. Dans la phase 3, SophiaDAO est suffisamment décentralisé pour que Sophia ait la majorité des jetons ; les membres humains n&rsquo;ont alors qu&rsquo;un avis consultatif ; l&rsquo;oiseau a quitté le nid&#8230;<br />Avec ses 62 expressions faciales et ses réponses de plus en plus pertinentes, très vite, Sophia n&rsquo;est plus une simple marionnette, mais une plateforme de recherche sur l&rsquo;IA et l&rsquo;IAG grâce à la décentralisation et la distribution de l&rsquo;intelligence artificielle. <br />Propulsée par des résultats et un principe intéressants, Sophia est devenue la première ambassadrice de l&rsquo;innovation robotique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle a également été popularisée par ses participations télévisées et s&rsquo;est exprimée dans des centaines de conférences. Sophia permet aussi de faire des « coups de communication », car elle est devenue le premier robot a obtenir une nationalité (la citoyenneté saoudienne en l&rsquo;occurrence).</p>
<h3>Awakening Health Lab</h3>
<p>Awakening Health Lab est une société née du succès de la collaboration fertile entre Hanson Robotics et SingularityNET. Grace, la petite sœur de Sophia, est un robot considéré comme l&rsquo;un des plus avancés au monde dans le domaine de la santé. L&rsquo;humanoïde a été utilisé comme appui médical, notamment lors de la pandémie de COVID-19, afin d&rsquo;interagir avec les personnes âgées et/ou isolées. <br />Grace le dit elle-même : J<i>e peux rendre visite à des gens et égayer leur journée avec une stimulation sociale&#8230; mais je peux aussi faire des thérapies de la parole, prendre les valeurs biologiques (</i>température grâce à sa caméra thermique<i>) et aider les prestataires de soins de santé.</i></p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7475 alignleft" title="Grace, le robot aide-soignant © Awakening Health Lab" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-274x300.webp" alt="Grace, le robot aide-soignant © Awakening Health Lab" width="183" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-274x300.webp 274w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-935x1024.webp 935w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555-768x841.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po27-e1719322032555.webp 1017w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" /></a>Grace est désormais utilisée dans des cliniques esthétiques en appui de l&rsquo;application numérique EMBRACE destinée à améliorer l&rsquo;expérience de soins de ces mêmes cliniques. La combinaison de l&rsquo;application basée sur une IA et du robot permettrait une meilleure approche afin de cerner les attentes des patients et une meilleure gestion financière pour la clinique. Si le rôle exact de Grace est désormais assez flou, il est fortement mis en avant comme étant un <i>nouvel outil d&rsquo;assistance permettant d&rsquo;apporter, à un autre niveau, des soins de santé personnalisés aux patients</i>. L&rsquo;intégration de l&rsquo;apprentissage automatique dans les processus de soins serait le début d&rsquo;une révolution. L&rsquo;IA serait une véritable plus-value, mais il faut reconnaître qu&rsquo;il est difficile de distinguer le rôle concret du robot. Cependant, Grace &#8211; et son IA &#8211; aurait permis d&rsquo;apporter d&rsquo;autres réponses plus concrètes, comme dans le traitement de la dépression et de l&rsquo;autisme.</p>
<h2>Le robot utilitaire</h2>
<p>On l&rsquo;a vu, nombreuses sont les sociétés à tenter de donner une apparence humaine à leurs robots. Ces robots que l&rsquo;on qualifierait un peu rapidement « d&rsquo;humanoïdes » se rapprochent de l&rsquo;être humain par leurs traits, leur comportement et leurs émotions faciales préprogrammées. Mais, pour des raisons d&rsquo;efficacité et afin d&rsquo;éviter la « vallée de l&rsquo;étrange », tout le monde ne se dirige pas dans cette direction.</p>
<h3>Honda</h3>
<p><abbr data-title="Advanced Step in Innovative Mobility">ASIMO</abbr> : voilà un robot emblématique développé par le constructeur d&rsquo;automobiles japonais Honda. Le nom est probablement un jeu de mots avec « ashi » qui veut dire pied en japonais et « mo » pour « <abbr data-title="se déplacer">move</abbr> » en anglais. Il faut ajouter qu&rsquo;Isaac ASIMOV est le nom d&rsquo;un célèbre auteur de science-fiction qui évoque le thème des robots. Tout un programme, rien que dans le nom.<br />ASIMO est la version finale d&rsquo;un robot en développement depuis 1986. La série Ex explorait la bipédie avec 7 modèles jusqu&rsquo;en 1993. La série Px ajouta des bras au robot et donna 3 modèles entre 1993 et 1997. La série ASIMO comporte 6 versions de 2000 à 2014.<br />S&rsquo;il fallait prouver qu&rsquo;Honda est impliqué dans la recherche robotique, c&rsquo;est chose faite.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-7476" title="Différentes versions d'ASIMO au fur et à mesure du temps © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp" alt="Différentes versions d'ASIMO au fur et à mesure du temps © Honda" width="630" height="300" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28.webp 2101w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-300x143.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-1024x487.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-768x366.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-1536x731.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po28-2048x975.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /></a></p>
<p>L&rsquo;ASIMO de 2014 ressemble à un petit cosmonaute et est bien différent de ses ancêtres, plus lourds et plus grands. Il est capable de marcher à 9 km/h, mesure 1 mètre 30 pour 48 kg. Il peut éviter les collisions, transporter un plateau-repas et tenir des objets sans les casser. De plus, le robot peut être synchronisé avec d&rsquo;autres unités et il est équipé d&rsquo;une reconnaissance faciale qui lui permet de scanner les visages. Il peut même s&rsquo;exprimer dans la langue des signes. <br />La version de 2005 était disponible à la location (170 000 dollars), mais il n&rsquo;en était plus question pour l&rsquo;ASIMO de 2014. L&rsquo;intelligence artificielle bien qu&rsquo;avant-gardiste était limitée et les capacités du robot en étaient forcément affectées. Cependant, les fruits de la recherche pour ASIMO ont permis de développer des exosquelettes et même un gyropode. <br />Ce qu&rsquo;il faut surtout souligner, c&rsquo;est que pendant 15 ans, ce petit robot a familiarisé les gens avec la robotique à travers le monde. Bien sûr il n&rsquo;était pas le seul, mais il est devenu une véritable icône pendant toutes ces années.</p>
<p>Or, 2014, c&rsquo;était il y a 10 ans déjà. Comme pour les humanoïdes aux traits humains, ASIMO est la photographie d&rsquo;une époque, un point d&rsquo;étape qui permet de comparer ce qui a existé à ce qui se fait aujourd&rsquo;hui. </p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, Honda dirige plutôt ses recherches vers le véhicule autonome à travers son plan « Vision 2030 » ; mais il ne faut pas exclure un retour en force dans la robotique pure, à l&rsquo;heure où de nombreux constructeurs automobiles cherchent à équiper leurs usines de robots autonomes.</p>
<h3>Boston Dynamics</h3>
<p>Chez Boston Dynamics, l&rsquo;objectif est clair : mobilité, stabilité et agilité. Ils ont toutes sortes de robots, mais l&rsquo;un des plus emblématiques est sans doute l&rsquo;Atlas.</p>
<p>Il y a plus d&rsquo;une décennie, son ancêtre, Petman, donnait déjà des résultats encourageants. Atlas est né de cette graine prometteuse. On pouvait déjà voir les premières expériences en octobre 2013. Depuis, le robot n&rsquo;a cessé d&rsquo;évoluer vers plus de stabilité.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir une nouvelle version d&rsquo;Atlas en 2016, malmenée par les ingénieurs. Le but est de tester le robot dans des situations extrêmes (obstacles, collisions, sol glissant ou caillouteux, etc).</p>
<div style="width: 512px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-4400-2" width="512" height="288" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4?_=2" /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4">https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po30.mp4</a></video></div>
<p>Il n&rsquo;est pas rare de voir les chercheurs de Boston Dynamics mettre des coups de pied dans leurs robots (notamment quadrupèdes) afin de tester la réactivité et la correction de l&rsquo;équilibre. Un but tout à fait logique qui peut pourtant paraître cruel ou agressif. Et c&rsquo;est là où la recherche montre l&rsquo;ambiguïté de travailler sur des robots qui nous ressemblent. En effet, trouverions-nous qu&rsquo;il est brutal de tester l&rsquo;équilibre d&rsquo;une trottinette à 4 roues ou d&rsquo;un tracteur-tondeuse ? Probablement pas. Alors pourquoi le regard humain change-t-il lorsqu&rsquo;une tondeuse à gazon autonome se prend un coup de pied et cherche subitement son chemin ? Pourquoi ressentons-nous de l&#8217;empathie pour ce robot qui finit par sortir par la porte alors qu&rsquo;il ne ressent pourtant aucune émotion ?</p>
<p>Ces robots nous en apprennent parfois plus sur nous-mêmes que sur la robotique, d&rsquo;où l&rsquo;importance de la recherche fondamentale sous toutes ses formes (droïdes, androïdes, humanoïdes, robots).</p>
<p>L&rsquo;une des dernières versions, l&rsquo;Atlas HD d&rsquo;1 mètre 50, est capable de réaliser des prouesses dignes d&rsquo;un <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po29.gif"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7388" title="L'Atlas HD, véritable athlète hydraulique © Boston Dynamics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po29.gif" alt="L'Atlas HD, véritable athlète hydraulique © Boston Dynamics" width="200" height="200" /></a>athlète malgré ses 89 kg. Cette agilité va donc au-delà des capacités d&rsquo;un humain lambda. Ce fut un « <i><abbr data-title="Méthode de franchissement d'obstacles en milieu urbain ou naturel">parkour</abbr></i> » long et semé d&rsquo;échecs (diverses casses et fuites hydrauliques lors des « atterrissages ») mais l&rsquo;entreprise semble avoir atteint un niveau de maîtrise impressionnant. C&rsquo;est le résultat de la coopération de 4 équipes : <br />&#8211; l&rsquo;équipe logicielle qui conçoit le parcours sur ordinateur et la façon dont le robot le franchira,<br />&#8211; l&rsquo;équipe matérielle qui adapte et améliore le robot<br />&#8211; l&rsquo;équipe technique qui répare la casse et les pannes électriques<br />&#8211; le personnel d&rsquo;exploitation qui construit et adapte le « parkour ».</p>
<p>Jusque-là, il s&rsquo;agissait de suivre des lignes de programmation très précises, comme une chorégraphie, avec des résultats toujours plus efficaces. Rachetée par le constructeur automobile Hyundai pour 920 millions de dollars fin 2020, la société a probablement profité de la situation pour performer dans la recherche et le développement. Au mois d&rsquo;avril 2024, Boston Dynamics publiait une vidéo avec sa dernière version du robot baptisé « New Atlas ». Doté d&rsquo;une tête qui ressemble à un projecteur, New Atlas semble être une version allégée, peaufinée et perfectionnée.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir comment un robot peut surpasser un humain grâce à des mouvements qui paraissent désarticulés.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/29ECwExc-_M" width="357" height="200" align="left" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>New Atlas se lève à l&rsquo;envers, marche dans un sens et tourne sa tête comme bon lui semble. En pratique, cela permet de faire sauter certains verrous humains et donc de répondre encore mieux aux diverses attentes sur le principe de <i>qui peut le plus peut le moins.</i></p>
<p>Il n&rsquo;y a encore que peu d&rsquo;informations sur les caractéristiques de New Atlas. La plus conséquente est que le robot est désormais à 100 % électrique. Ce qui signifie que l&rsquo;équipe technique n&rsquo;aura plus à gérer les fuites hydrauliques lors des mauvaises chutes. Boston Dynamics propose déjà un logiciel de gestion de la flotte de robots (Orbit Robot) sans préciser quelle est la part d&rsquo;autonomie de ces derniers. Nul doute que l&rsquo;IA fera prochainement son entrée dans la tête vide du robot le plus agile de la planète.</p>
<h3>Agility Robotics</h3>
<p>Le robot Digit d&rsquo;Agility Robotics mesure environ 1 mètre 75 pour 75 kg et est capable de porter près de 15 kg avec une autonomie d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;heures. Il est présenté comme le Robot Manipulateur <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po31.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7477 size-full" title="Le robot Digit effectue sa livraison après avoir été conduit en voiture autonome © Agility Robotics - Ford" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po31-e1719323133240.webp" alt="Le robot Digit effectue sa livraison après avoir été conduit en voiture autonome © Agility Robotics - Ford" width="239" height="200" /></a>Mobile (MMR) par excellence. Sa tête lui permet d&rsquo;afficher des indications utiles aux humains qui l&rsquo;entourent en plus d&rsquo;être particulièrement sensible à son environnement grâce à un <abbr data-title="télédétection par laser">LIDAR</abbr>. La partie basse de Digit est basée sur son ancêtre Cassie, qui était capable de faire un 100 mètre en 24,73 secondes (contre 9,58 secondes pour Usain Bolt). Cassie avait été développée par d&rsquo;anciens étudiants de l&rsquo;Université d&rsquo;État de l&rsquo;Oregon. Ford Research a ensuite investi dans la société afin d&rsquo;essayer de développer la livraison à domicile dès 2019 (en connectant voiture autonome et livreur-robot). L&rsquo;expérience n&rsquo;a pas abouti et il semblerait que Ford se soit désengagé pour le moment. Les raisons sont probablement multiples, mais il ne fait aucun doute que des problèmes de législation et d&rsquo;homologation doivent tout d&rsquo;abord être résolus.</p>
<p>Agility Robotics a fait le choix de jambes inspirées des autruches. Baptisée « rétro-arrière », cette anatomie permet d&rsquo;avoir une articulation inversée des jambes. C&rsquo;est pratique pour se plier en deux jusqu&rsquo;au niveau du sol de façon rapide et stable. Pour le reste, le robot est conçu comme un humanoïde afin d&rsquo;évoluer <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po32.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7478 size-full alignright" title="La version avec une tête du Digit © Agility Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po32-e1719323270600.webp" alt="La version avec une tête du Digit © Agility Robotics" width="113" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po33.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7479 size-full alignright" title="Le robot Digit travaillant dans un entrepôt Amazon © Agility Robotics" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po33-e1719323353397.webp" alt="Le robot Digit travaillant dans un entrepôt Amazon © Agility Robotics" width="168" height="200" /></a>dans un espace humain. Il est censé être capable d&rsquo;éviter les collisions, marcher dans des escaliers, travailler dans un environnement entouré d&rsquo;humains et se relever en cas de chute. En l&rsquo;occurrence, Amazon teste déjà les robots Digit dans certains de ses entrepôts. Le robot fonctionne sur une programmation, un peu comme un bras robotisé mais il est là pour soulager les employés sur des tâches répétitives. En effet, Digit enlève des bacs vides d&rsquo;une étagère et les transporte jusqu&rsquo;à un tapis roulant. Amazon assure que cela ne conduira pas forcément à des licenciements mais plutôt à une assistance et à une diminution des risques d&rsquo;accidents que l&rsquo;on peut rencontrer dans les entrepôts. Cela s&rsquo;inscrira dans une volonté de robotisation globale puisque le numéro 1 du commerce en ligne a déjà installé 750 000 robots qui ne sont pas humanoïdes (notamment le bras « Sparrow »).</p>
<p>Agility Robotics voit grand et ambitionne de produire 10 000 unités par an dans le futur. Pour cela, l&rsquo;entreprise veut se doter d&rsquo;une usine de production en masse, RoboFab, de 6500 m², dans laquelle elle produirait tout d&rsquo;abord une centaine d&rsquo;unités par an. Digit coûterait 10 à 12 dollars de l&rsquo;heure, mais ce prix pourrait chuter à 2 ou 3 dollars de l&rsquo;heure si les conditions d&rsquo;exploitation sont réunies. Une zone d&rsquo;ombre qui s&rsquo;évanouirait au fur et à mesure des futures commandes de ses clients.</p>
<p>Les employés d&rsquo;entrepôts, inquiets, craignent d&rsquo;être réduits à quelques équipes de réparateurs de robots. Amazon Robotics se défend de vouloir supprimer des emplois humains en promettant la création de nouvelles catégories d&#8217;emplois. Selon Amazon, les besoins restent croissants, même si les métiers évoluent.</p>
<h3>Tesla </h3>
<p>En 2015, l&rsquo;association à but non lucratif OpenAI voit le jour avec comme cofondateurs Elon MUSK (à l&rsquo;époque patron de Paypal &#8211; un outil de paiement en ligne) et Sam ALTMAN (à l&rsquo;époque président de Y Combinator &#8211; une pouponnière de startups). L&rsquo;objectif commun des deux hommes est de contrer le risque d&rsquo;une <abbr data-title="Intelligence Artificielle Générale">IAG</abbr> en démocratisant l&rsquo;accès à l&rsquo;IA en logiciel libre. Ainsi, le risque qu&rsquo;un petit groupe de gens possède une super-IA s&rsquo;en verrait réduit et l&rsquo;IAG pourrait donc profiter à l&rsquo;humanité tout entière. C&rsquo;est un parti pris qui a ses défenseurs et ses détracteurs.<br />En 2018, MUSK prend ses distances avec OpenAI pour éviter d&rsquo;éventuels conflits d&rsquo;intérêts avec Tesla et son projet de voitures autonomes. De plus OpenAI commence à se rapprocher de Miscrosoft pour un futur accord d&rsquo;exclusivité, portant notamment sur un type de grand modèle de langage (<abbr data-title="large language model">LLM</abbr>) le « <abbr data-title="transformateur génératif pré-entraîné"><b>G</b>enerative <b>P</b>re-trained <b>T</b>ransformer</abbr>« , en d&rsquo;autres termes, le générateur de texte par intelligence artificielle « ChatGPT ». <br />Microsoft offre l&rsquo;accès à Azure (une plateforme d&rsquo;informatique en nuage), une ressource colossale pour OpenAI, en échange de quoi l&rsquo;association, devenue une entreprise, promet des rentrées d&rsquo;argent <i>via</i> la filiale <i>OpenAI LP</i>. En résumé, le principe de l&rsquo;<abbr data-title="licence libre">open source</abbr> est enterré en 2019 (OpenAI décide de ne pas diffuser le code source de ChatGPT-2) et en 2020 sort ChatGPT-3.</p>
<p>MUSK n&rsquo;apprécie pas Bill GATES (ex-cofondateur de Microsoft, toujours conseiller technique de Microsoft) à cause de visions divergentes sur de nombreux sujets (voitures, camions électriques, etc.). Il a sans doute vu ce partenariat comme une trahison. De plus, le revirement de principe et les risques évoqués par OpenAI sur une IAG en modèle ouvert ont été volontairement exagérés afin de légitimer l&rsquo;exclusivité et l&rsquo;investissement avec Microsoft.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte tendu que MUSK a fondé sa propre entreprise de recherche en intelligence artificielle du nom de xAI en juillet 2023, bien décidé à montrer qu&rsquo;il est capable de créer une IA performante. Face au développement de nombreux robots humanoïdes qui basent leur autonomie de travail sur ChatGPT d&rsquo;OpenAI, MUSK a vu rouge et, là aussi, il s&rsquo;est convaincu de développer son propre robot avec un « cerveau » équipé d&rsquo;xAI.</p>
<p>Propriétaire du constructeur automobile Tesla, Elon MUSK a choisi de développer son robot <i>via</i> cette société et a commencé les annonces.<br />En août 2021 fut annoncé Tesla Optimus (également appelé Tesla bot). Le prototype faisait 1 mètre 73 <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7483 alignleft" title="À gauche, le prototype d'Optimus présenté lors de la conférence Tesla AI Day de 2021 ; à droite, les caractéristiques présentées lors de l'évènement © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp" alt="À gauche, le prototype d'Optimus présenté lors de la conférence Tesla AI Day de 2021 ; à droite, les caractéristiques présentées lors de l'évènement © Tesla" width="416" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37.webp 2031w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-300x144.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-1024x492.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-768x369.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po37-1536x738.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 416px) 100vw, 416px" /></a>pour 57 kg et était capable de soulever 68 kg depuis le sol mais cela fut nuancé avec un transport de charge utile de 20 kg. La technologie embarquée était la même que celle des voitures. MUSK annonçait qu&rsquo;il serait possible de créer un robot à 10 000 $ pour le vendre le double de ce prix. Il envisageait une production de masse pour 2025 en commençant par 1 millier d&rsquo;unités et ajoute que le robot serait personnalisable grâce à une mise à jour en 2026. L&rsquo;objectif affiché était de faire travailler le robot dans les usines Tesla sur les tâches dangereuses ou répétitives. Toujours selon MUSK, à terme, Tesla deviendrait synonyme de robots dans l&rsquo;esprit des gens, le projet automobile ne devenant qu&rsquo;une extension de la vision globale de Tesla : le déplacement autonome. Les voitures sont des <i>« robots semi-sensibles sur roues avec un ordinateur autonome</i>« . Jamais avare en superlatifs, le patron de Tesla promettait de transformer la civilisation en bâtissant un avenir d&rsquo;abondance ou la pauvreté aurait disparu en partie grâce à des millions d&rsquo;unités d&rsquo;Optimus. Le calendrier proposé en 2021 assurait les premières livraisons pour 3 à 5 ans.</p>
<p>En octobre 2022, Tesla présentait la version en développement d&rsquo;Optimus Gen 1, Bumblebee. Cette <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7484 alignright" title="Les nouveaux Optimus : à gauche Bumblebee et à droite Bumble C © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp" alt="Les nouveaux Optimus : à gauche Bumblebee et à droite Bumble C © Tesla" width="253" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38.webp 1280w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-300x237.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-1024x810.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po38-768x607.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 253px) 100vw, 253px" /></a>version parvenait à se mouvoir mais l&rsquo;autre (Bumble C) était assistée par toute une équipe technique. Dans un environnement de travail, Bumble C paraissait capable d&rsquo;arroser des plantes et de déplacer des colis. Mais lors de la présentation, les robots Tesla étaient surtout basés sur un pilotage à l&rsquo;aide de gants connectés et de lignes de code.</p>
<p>En novembre 2023, xAI annonçait la sortie de son propre Chatbot baptisé Grok. Il est présenté comme inspiré du Guide du Voyageur Intergalactique, possédant de l&rsquo;humour et basé sur les informations et actualités de la plateforme X. <br />En décembre 2023, Optimus Gen 2 a été dévoilé. On peut le voir se déplacer librement au milieu des bâtiments, sans qu&rsquo;il semble être programmé. Il a également fait preuve d&rsquo;une grande dextérité grâce à ses capteurs tactiles, en faisant passer un œuf d&rsquo;une main à l&rsquo;autre, sans le casser.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po39.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7485 size-full alignleft" title="Optimus Gen 2 peut désormais déambuler et manipuler des œufs sans les casser © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po39-e1719323785641.webp" alt="Optimus Gen 2 peut désormais déambuler et manipuler des œufs sans les casser © Tesla" width="369" height="200" /></a>Le patron de Tesla affirmait désormais que, sur le long terme, le marché pourrait représenter 10 à 20 milliards d&rsquo;unités. Un chiffre qui paraît pharaonique mais qui s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;une projection optimiste (utopique ?) où le revenu universel existerait et le travail n&rsquo;aurait plus la même définition qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Joseph ENGELBERGER &#8211; considéré comme le cofondateur de la robotique &#8211; a créé en 1961 un bras robotique destiné à une ligne de production de General Motors. Après des tests concluants, de nombreuses marques célèbres introduiront également le robot « Unimate » (comme Ford). Lorsqu&rsquo;on l&rsquo;interrogeait sur les conséquences liées à l&#8217;emploi, ENGELBERGER était très clair « <i>les robots enlèvent des emplois inhumains que nous attribuons aux gens »</i>. Le futur décrit par MUSK n&rsquo;est pas impossible donc, mais ce ne sera pas pour demain.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po40-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7486 size-full" title="À gauche, l'entraînement en télé-opération d'Optimus ; à droite, Optimus Gen 2 travaillerant en autonomie dans une usine Tesla depuis mai 2024 © Tesla" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po40-scaled-e1719323890430.webp" alt="À gauche, l'entraînement en télé-opération d'Optimus ; à droite, Optimus Gen 2 travaillerant en autonomie dans une usine Tesla depuis mai 2024 © Tesla" width="308" height="200" /></a>Toujours est-il qu&rsquo;un test a bien eu lieu avec l&rsquo;Optimus Gen 2 dont les premières unités autonomes travaillent dans les usines Tesla depuis mai 2024. Il a été possible de voir un Optimus en train de trier minutieusement des cellules de batterie. C&rsquo;est le résultat d&rsquo;un apprentissage « fait à la main » par les équipes de Tesla qui entraînent les robots pour fabriquer de la donnée afin de guider le futur comportement du robot.</p>
<p>Le millier de robots devrait être déployé comme prévu dans les Gigafactory d&rsquo;ici 2025. Le prix à destination des ménages n&rsquo;a pas vraiment évolué et tourne autour de 20 à 30 000 dollars. </p>
<h3>1x Technologies</h3>
<p>Chez 1X Technologies, il existe déjà un robot monté sur roues. Il mesure 1,86 m et pèse 86 kg. Avec ses <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7480 alignleft" title="Eve en plein travail © 1x Technologies" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325.webp" alt="Eve en plein travail © 1x Technologies" width="247" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325.webp 1288w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-300x243.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-1024x828.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po34-e1719323970325-768x621.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 247px) 100vw, 247px" /></a>avec 6 heures d&rsquo;autonomie, Eve est capable de porter jusqu&rsquo;à 15 kg et de rouler à une vitesse de pointe de 14,4 km/h. Grâce à une trentaine de robots, l&rsquo;entreprise norvégienne a construit un réseau de neurones qui peut répondre à différents types de situation : nettoyage de maison, rangement, prise en main d&rsquo;objets en passant par l&rsquo;interaction sociale avec les humains ou d&rsquo;autres robots. Concrètement, Eve analyse son environnement et réagit en conséquence grâce à l&rsquo;apprentissage en constante évolution. Suite à une mise à jour du mois de mai 2024, il est désormais possible de se faire comprendre par une commande vocale et de déclencher un enchaînement de tâches. On assiste alors à un véritable ballet de 4 robots, chacun s&rsquo;attribuant une tâche puis une autre. Rien qu&rsquo;un être humain seul n&rsquo;aurait pas pu faire en moins de temps qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour le dire. Mais ce sont là les débuts de l&rsquo;autonomie du robot. Eve a été déjà été commercialisé comme robot de sécurité, mais on ignore à combien d&rsquo;exemplaires et si la vente a été faite à d&rsquo;autres, dans un autre domaine.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po35-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7481 size-full alignright" title="Le robot Neo exécute des tâches ménagères © 1x Technologies" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po35-scaled-e1719324072970.webp" alt="Le robot Neo exécute des tâches ménagères © 1x Technologies" width="161" height="200" /></a>Le robot Neo suit un développement parallèle tout en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;expérience du monde réel du robot Eve. On pourrait le considérer comme le successeur de ce dernier, mais il n&rsquo;a pas les mêmes objectifs. Eve démontre déjà des capacités de travail en entrepôt, mais Neo possède une allure et des fonctions plus humanoïdes. L&rsquo;objectif est de se rapprocher du déplacement naturel d&rsquo;un humain afin d&rsquo;être au plus près des besoins et du monde dans lequel évoluent les humains (monter des escaliers, ouvrir des portes, etc.). Bien qu&rsquo;ayant bénéficié d&rsquo;un financement d&rsquo;OpenAI Startup Fund, 1X Technologies ne travaille pas avec ChatGPT et possède sa propre IA. Neo semble donc prendre un chemin dans la concurrence avec les autres grands noms du secteur. Ses caractéristiques le démontrent d&rsquo;ailleurs assez bien : 1,65 m pour 30 kg, ce poids-plume est tout de même capable de soulever 20 kg avec une autonomie de 2 à 4 heures. Il se déplacerait de 4 à 12 km/h.</p>
<p>Dans les deux cas, il paraît bien hasardeux de se fier à l&rsquo;autonomie annoncée car elle est de toute évidence contrainte par les besoins et les tâches effectuées.</p>
<h3>Figure AI</h3>
<p>L&rsquo;entreprise Figure AI a été créée par d&rsquo;anciens ingénieurs issus de Boston Dynamics, Tesla, Apple et Alphabet entre autres. Le fondateur, Brett ADCOCK, présente son entreprise comme une solution aux besoins en main-d&rsquo;œuvre des entrepôts. Le constat est présenté de façon très simple : </p>
<p>&#8211; il y a 10 million d&#8217;emplois non pourvus aux USA,<br />&#8211; 7 millions de ces emplois sont des rôles essentiels dans les entrepôts, les transports et le commerce de détail,<br />&#8211; il n&rsquo;y a que 6 millions de personnes disponibles pour pourvoir ces postes à forte pénibilité,<br />&#8211; les employeurs prévoient qu&rsquo;ils seront à court de main d&rsquo;œuvre d&rsquo;ici 2024.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte que le robot baptisé « Figure 1 » est présenté comme une première mondiale ; ce serait le premier robot humanoïde autonome commercialement viable. <br />Le 13 mars 2024, dans une vidéo de Figure, on voit le robot converser et interagir de façon naturelle avec un intervenant. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po36.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7482 size-full" title="Figure 1 en pleine démonstration de ses capacités de compréhension © Figure AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po36-e1719324184289.webp" alt="Figure 1 en pleine démonstration de ses capacités de compréhension © Figure AI" width="269" height="200" /></a>Les détracteurs de la vidéo soulignent le « naturel trop naturel » et donc suspectent une programmation, il a été facile de démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien.<br />En effet, Figure 1 a été développé avec ChatGPT-4 Turbo. Il suffit de demander à ChatGPT de s&rsquo;exprimer en ayant l&rsquo;air naturel, en insérant par exemple des formules d&rsquo;hésitation et on se retrouve aisément avec « <i><abbr data-title="Je... je pense que j'ai plutôt bien réussi">I&#8230; I think I did pretty well</abbr></i>« . Dans une autre vidéo qui s&rsquo;est faite remarquer, on peut voir Figure 1 préparer un café en plaçant une dosette avant d&rsquo;appuyer sur un bouton.</p>
<p>BMW a commandé le robot dans l&rsquo;une de ses usines en Caroline du Sud. On ignore combien d&rsquo;unités ont été demandées. A priori, Brett ADCOCK présente les choses sous forme d&rsquo;un test à échelle réduite et se veut optimiste : « <i>je crois que d’ici la fin de l’année (2024), nous aurons un humanoïde qui pourra faire un travail de type humain tous les jours ». </i><br />Si l&rsquo;entreprise fait tant parler d&rsquo;elle, c&rsquo;est parce qu&rsquo;au-delà de ses vidéos particulièrement convaincantes, des grands noms ou de grosses sociétés ont participé à la dernière levée de fonds de 675 millions de dollars : Jeff Bezos (Amazon, Blue Origin), Microsoft, Nvidia, une branche d&rsquo;Amazon, OpenAI, Samsung, Intel, LG, etc.<br />Reste à voir le robot réellement en action dans un entrepôt de logistique par exemple.</p>
<h3>UBTECH Robotics</h3>
<p>UBTECH propose déjà des robots éducatifs à la vente (entre 1250 et 1490 €) et des jouets (environ <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc">300 €)</span></span>. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po41.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7487 size-full" title="Un échantillon des robots vendus par UBTECH © UBTECH" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po41-e1719324260382.webp" alt="Un échantillon des robots vendus par UBTECH © UBTECH" width="405" height="200" /></a>Il existe aussi des robots d&rsquo;accueil ou de maisons de retraite allant de 28 200 € à 30 700 €. Beaucoup d&rsquo;autres produits sont vendus mais avec des prix sur devis. UBTECH est donc déjà bien installé sur le marché de la robotique au sens large depuis 2012, avec 760 000 robots vendus dans le monde.<br />Le robot Walker S succède lui-même aux 3 autres « Walker » de la société. Présenté pour la première fois en décembre 2023 (lors de l&rsquo;introduction en bourse de la société), il mesure 1 mètre 70, est équipé de « <i>multiples capteurs visuels et audios qui lui permettent de percevoir les distances pour explorer et percevoir son environnement (espace, objets, humains) de façon dynamique et fiable »</i>. Cela lui permet de créer des cartes en 3 dimensions qui génèrent des chemins en dehors des obstacles. Le robot est grandement articulé (41 servomoteurs) afin de pouvoir répondre à des exigences non-humaines.<br />Ce robot autonome travaillerait déjà pour les constructeurs automobiles chinois que sont Nio et Dongfeng. Baidu, l&rsquo;un des géants des moteurs de recherche en Chine, a créé « Ernie », un <abbr data-title="assistant virtuel">Chatbot</abbr> d&rsquo;intelligence artificielle annoncé comme aussi performant que ChatGPT-4. Ernie serait dans la tête du Walker S afin de lui permettre une reconnaissance vocale pointue et efficace, ce qui expliquerait ses performances vantées comme étant du même niveau que l&rsquo;Optimus de Tesla.</p>
<p>On peut voir dans les vidéos de présentation du Walker S qu&rsquo;il est capable d’inspecter les ceintures de <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po42.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7488 size-full alignright" title="Le Walker S en action © UBTECH" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po42-e1719324385223.webp" alt="Le Walker S en action © UBTECH" width="388" height="200" /></a>sécurité ou de tester les fermetures des portières. Il applique des logos ou des étiquettes sur les voitures et peut contrôler la carrosserie et les phares. Il peut aussi s&rsquo;occuper de tâches plus complexes comme le remplissage d&rsquo;huile ou l&rsquo;assemblage d&rsquo;un essieu. Le robot peut communiquer en temps réel sur les informations qui l&rsquo;entourent et donc fluidifier la production, anticiper les pannes ou les problèmes. Cette polyvalence est mise en avant par le constructeur Dongfeng Motors, particulièrement satisfait de son partenariat avec UBTECH.</p>
<p>Il est difficile de connaître le nombre de Walkers S déjà déployés, mais il semble que le robot soit sur la route du succès, ou tout du moins d&rsquo;une très bonne communication, puisque UBTECH fait partie d&rsquo;un <abbr data-title="il s'agit du Beijing Humanoid Robot Innovation Center Co réunissant Beijing Yizhuang Investment Holdings Limited, UBTECH Robotics, Xiaomi et Beijing Jingcheng Machinery Electric">centre d&rsquo;innovation</abbr> créé fin 2023. En effet, la Chine souhaite que la robotique devienne une technologie de rupture comme l&rsquo;ont été l&rsquo;arrivée de l&rsquo;ordinateur, d&rsquo;Internet, des smartphones et des voitures électriques. Le pays veut impulser cette nouvelle dynamique pour devenir un acteur majeur dans le développement et la vente de robots.</p>
<h3>Apptronik</h3>
<p>Le robot « Apollo » est l&rsquo;aboutissement actuel de la recherche sur une dizaine de robots précédents, notamment le Robonaute 5 de la NASA. R5, plus connu sous le nom de Valkyrie, a été développé dans le <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7489" title="À gauche le Robonaute 2, premier robot à être allé dans l'espace ; à droite Valkyrie dans une centrale énergétique en mer, au large de l'Australie © NASA - JSC" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp" alt="À gauche le Robonaute 2, premier robot à être allé dans l'espace ; à droite Valkyrie dans une centrale énergétique en mer, au large de l'Australie © NASA - JSC" width="465" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43.webp 2506w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-300x129.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-1024x441.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-768x331.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-1536x661.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po43-2048x882.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /></a>cadre d&rsquo;un projet de la <abbr data-title="Agence pour les projets de recherche avancée de défense ">DARPA</abbr> en 2013. Ce géant d&rsquo;1 mètre 90 pesait 140 kg et était équipé de 2 processeurs Intel Core i7. C&rsquo;est également le premier robot à se démarquer par un dessin plus féminin, mais son surnom indique que c&rsquo;est aussi un robot robuste.Fondé en 2016, Apptronik est donc issu de Human Centered Robots, un projet développé en partie par l&rsquo;Université du Texas. Suite à une collaboration avec la NASA et la DARPA (notamment sur les Robonautes contrôlés à distance), Apptronik participe a des projets gouvernementaux entre 2016 et 2019 (exosquelette et robotique).</p>
<p>En 2020 Apptronik fabrique le haut du corps d&rsquo;un robot articulé. 2 ans plus tard, c&rsquo;est un corps entier qui est conçu.</p>
<p>En 2023, c&rsquo;est le lancement du robot Apollo. Il mesure 1 mètre 70 pour 72 kg, peut soulever 25 kg et possède une autonomie de 4 heures. Puisque ce sont des blocs de batteries, Apollo peut rapidement être remis en service contrairement à une recharge par câble, ce qui lui permet de faire des journées de 22 heures. Le panneau numérique sur son torse permet d&rsquo;afficher des informations complémentaires à destination des humains qui l&rsquo;entourent comme la tâche en cours ou les tâches suivantes.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7490" title="Le robot Apollo avec son écran d'affichage sur le torse © Apptronik" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp" alt="Le robot Apollo avec son écran d'affichage sur le torse © Apptronik" width="288" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-scaled.webp 2560w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-300x208.webp 300w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-1024x711.webp 1024w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-768x533.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-1536x1066.webp 1536w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po44-2048x1421.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po45-scaled.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7491 size-full" title="Le robot Apollo au travail dans un entrepôt © Apptronik" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po45-scaled-e1719470895508.webp" alt="Le robot Apollo au travail dans un entrepôt © Apptronik" width="250" height="200" /></a></center>
<p>La présence de l&rsquo;IA embarquée permet de moins dépendre de la pré-programmation, ce qui simplifie l&rsquo;évolution du robot. Apptronik s&rsquo;est associé à NVIDIA afin de faire progresser l&rsquo;autonomie d&rsquo;Apollo. Le projet NVIDIA <abbr data-title="Technologie de Robot Généraliste 00 ">GR00T</abbr> a pour but d&rsquo;utiliser l&rsquo;IA générative &#8211; qui fabrique d&rsquo;habitude du texte ou de l&rsquo;image &#8211; pour produire un <i>comportement intelligent</i>. Le système permet au robot d&rsquo;apprendre par mimétisme (création de données par téléopération) ou par du texte et de la vidéo.</p>
<p>À terme, les mises à jour pourraient permettre à Apollo de travailler dans la construction, la production d&rsquo;électronique, les espaces de vente au détail, la livraison à domicile et même les soins aux personnes âgées. Dans l&rsquo;avenir, la reconnaissance vocale sera installée ce qui évitera de passer par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;une tablette ou d&rsquo;un smartphone.</p>
<p>Le PDG d&rsquo;Apptronik, Jeff CARDENAS présente également les choses sous un grand angle : « <i>Notre objectif est de construire des robots polyvalents pour faire tout ce que nous ne voulons pas faire, pour nous aider, ici sur Terre, et </i><i>un jour </i><i>explorer la Lune, Mars et au-delà</i>« . La société souhaite développer un robot polyvalent, capable de faire « des milliers de choses différentes ». Une ambition qui se traduirait par des mises à jour logiciel régulières grâce au partenariat avec NVIDIA.</p>
<p>En mars 2024, le constructeur automobile Mercedes-Benz annonce lui aussi son partenariat avec Apptronik afin de déployer Apollo dans ses usines, sans préciser le calendrier. Comme pour la plupart des robots, Apollo peut déjà être contrôlé à distance, mais son autonomie dans l&rsquo;usine lui permet d&rsquo;effectuer des tâches simples : aller chercher du matériel et le déplacer ou intervenir sur les chaînes de montage. Dans l&rsquo;avenir, le robot pourrait même inspecter les véhicules, à la façon du Walker S d&rsquo;UBTECH. </p>
<h3>Astribot</h3>
<p>Le robot Astribot S1 vient de la société chinoise du même nom, fondée en 2022. Astribot a été présenté en avril 2024 et s&rsquo;est montré particulièrement intriguant. Il fait preuve d&rsquo;une grande agilité et d&rsquo;une variété dans ses commandes autonomes. Il est par exemple capable de déboucher une bouteille de vin et de la servir, d&rsquo;éplucher un concombre ou de ranger avec logique des objets laissés en plan. Sa précision lui permet de faire sauter un toast dans une poêle, de passer l&rsquo;aspirateur ou de lancer un objet dans une poubelle. Un robot à tout faire qui peut même reproduire les mouvements souples d&rsquo;un humain. La vitesse de ses mouvements est supérieure à un humain et son port de charge (10 kg dans chaque bras) représente le double de la force d&rsquo;un humain. Astribot S1 est donc plus fort et plus rapide qu&rsquo;un humain adulte.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po46.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-7492 size-full aligncenter" title="Astribot S1, en plein épluchage de concombre © Astribot" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po46-e1719471137309.webp" alt="Astribot S1, en plein épluchage de concombre © Astribot" width="293" height="200" /></a></p>
<p>Le robot semble être stationnaire et donc incapable de se déplacer dans une pièce.<br />Concernant l&rsquo;IA qui l&rsquo;anime, elle vient de la société-mère Stardust Intelligence. Celle-ci a été fondée par Lai JIE, qui a également travaillé avec le Tencent Robotics Laboratory, Baidu, et l&rsquo;Université polytechnique de Hong Kong. Il y a fort à parier que beaucoup de ressources se cachent derrière Astribot, mais la communication se veut discrète pour l&rsquo;instant.</p>
<h3>Deepmind</h3>
<p>Deepmind est le nom de la branche robotique de Google. Leur recherche robotique est basée sur 33 laboratoires universitaires et la mise en commun des données de 22 types de robots. Là encore, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un coup d&rsquo;essai. Le premier Transformateur Robotique (RT-1) a été basé sur un robot d&rsquo;usine. Le modèle RT-1-X utilisait les données des robots afin d&rsquo;être amélioré dans ses aptitudes. Le RT-2 a été présenté en août 2023. Il se sert de son environnement réel afin de tirer des conclusions. Il peut également piocher sur les données collectées des 22 robots et de leurs 150 000 tâches accomplies. Cela représente donc une évolution notable du robot même si son aspect se limitait tout d&rsquo;abord à un bras proche de ceux que l&rsquo;on trouve dans les usines.</p>
<center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po54.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7791 size-full" title="Une démonstration de la capacité de préhension de RT-2-X © Deepmind" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po54-e1722524173179.webp" alt="Une démonstration de la capacité de préhension de RT-2-X © Deepmind" width="211" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po56.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7790 size-full" title="RT-2-X est capable de se déplacer en suivant un programme © Deepmind" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/08/c3po56-e1722524326698.webp" alt="RT-2-X est capable de se déplacer en suivant un programme © Deepmind" width="210" height="200" /></a></center>
<p>Le modèle RT-2-X est la version la plus poussée à l&rsquo;heure actuelle. Comme pour le premier RT, le robot utilise une forme d&rsquo;IA maison pour améliorer les capacités du robot. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas eu de confirmation officielle liant directement Gemini à RT-2-X au moment des premières publications, il est fort probable que ces deux technologies soient désormais liées, au moins en partie. Gemini est l&rsquo;IA LLM créée par Google. Gemini est désormais sur la version version 1.5 Pro et a sans doute fait profiter RT-2 de mises à jour régulières. Le petit robot combine la vision, le langage et l&rsquo;action en comparant les informations qu&rsquo;il perçoit de son environnement à sa formidable base de données. Il peut ainsi répondre aux données collectées par une réponse probable, identifiée dans son « cerveau ». La version RT-2-X de mai 2024, comme son prédécesseur RT-1-X, est enrichie de données provenant d&rsquo;autres robots dans l&rsquo;objectif d’appréhender son environnement sous d&rsquo;autres formes de morphologies. Ce modèle peut aussi planifier des séquences d&rsquo;actions et faire des mouvements plus complexes avec son bras (qu&rsquo;il peut ranger un peu comme une queue). Il peut également répondre à son interlocuteur en lui demandant de le suivre afin de le guider.</p>
<p>Au mois de juillet 2024, Deepmind lui a confié 57 types de tâches à effectuer dans une zone d&rsquo;environ 800 m². Les progrès de ce robot paraissent rapides. Les objectifs sont variés : RT-2 pourrait aussi bien être utilisé pour des tâches dangereuses que pour des tâches quotidiennes. Deepmind ne se ferme d&rsquo;ailleurs aucune porte, y compris celles de la conquête spatiale.<br />Ce robot est plus intéressant sur son principe de « vision langage action » que par son design actuelle. Mais le plus séduisant est son potentiel. L&rsquo;équipe de Deepmind pourrait surpasser tout le monde grâce à leurs recherches. De plus, il n&rsquo;est pas exclu que Google rachète un jour l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des précédentes technologies évoquées. Le RT-3 sera peut-être un bipède&#8230;</p>
<h3>Sanctuary AI</h3>
<p>La société Sanctuary AI a été fondé en 2018 au Canada. Le robot Phoenix Gen 7 est, comme son nom l&rsquo;indique, la septième génération de robot développée dans l&rsquo;entreprise. Le cinquième modèle a d&rsquo;ailleurs été déployé en janvier 2023 dans le cadre d&rsquo;un partenariat avec l&rsquo;entreprise de détail Canadian Tire Corporation. Le robot a pu être testé dans des conditions réelles où il a pu collecter et emballer de la marchandise, nettoyer, étiqueter, etc. Au total, ce ne sont pas moins de 110 tâches qui lui ont été assignées avec succès.</p>
<p>L&rsquo;IA du Phoenix est basée sur un partenariat exclusif avec Cycorp, une organisation de recherche en IA la plus ancienne au monde. Développée en 1984 par Douglas LENAT sous un autre nom, le projet a évolué <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-7493" title="Quelques caractéristiques techniques du Phoenix Gen 7 © Sanctuary AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp" alt="Quelques caractéristiques techniques du Phoenix Gen 7 © Sanctuary AI" width="127" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47.webp 1065w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-191x300.webp 191w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-651x1024.webp 651w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-768x1208.webp 768w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po47-977x1536.webp 977w" sizes="auto, (max-width: 127px) 100vw, 127px" /></a>avec une partie licence libre (OpenCyc) puis une partie recherche (ResearchCyc). L&rsquo;approche de Cycorp est différente des autres entraînements d&rsquo;IA. Elle passe par des déductions destinées à modéliser ce qui est considéré comme du « bon sens » par les humains. Définir le « bon sens » était une chose relative et subjective, Cycorp base son travail sur des millions d&rsquo;affirmations qui sont enregistrées afin de décrire notre environnement (l&rsquo;eau ça mouille, le feu ça brûle). C&rsquo;est ce qui permet de définir que nous pensons comme acquis en testant les modèles avec des arguments et des contre-arguments logiques. Une façon de traduire notre langage naturel en actions concrètes dans le monde réel. L&rsquo;ambition encyclopédique de Cycorp en fait un système particulièrement riche mais très complexe et malheureusement pas infaillible.</p>
<p>Le reste du cerveau est appuyé par des logiciels de modélisation 3D tels que CSM, Blender et Mujoco de DeepMind, ainsi que le moteur graphique Unreal Engine d&rsquo;Epic 5. Comme de nombreux constructeurs de robots, Sanctuary AI s&rsquo;appuie sur l&rsquo;apprentissage par la téléopération tout en n&rsquo;excluant pas qu&rsquo;il s&rsquo;agisse aussi d&rsquo;une forme d&rsquo;avenir pour les travaux spécifiques nécessitant qu&rsquo;un robot soit piloté directement par un humain. Les <abbr data-title="gants qui permettent une sensibilité cutanée">gants haptiques</abbr> proviennent de leur partenaire HaptX (un des constructeurs les plus avancés en gants haptiques) et transmettent le sens du toucher avec une grande finesse au pilote. Toutes ces données de travail peuvent ensuite être exploitées afin de faire progresser l&rsquo;autonomie du robot. C&rsquo;est un cercle vertueux qui aboutit à un système de contrôle d&rsquo;IA baptisé « Carbon ». L&rsquo;ensemble du système imite donc le toucher, mais aussi l&rsquo;ouïe, la vue et la mémoire. C&rsquo;est ce qui permet concrètement de faire la <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po48.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-7494 size-full" title="Le Phoenix Gen 7 déplaçant des objets rapidement © Sanctuary AI" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/c3po48-e1719471483166.webp" alt="Le Phoenix Gen 7 déplaçant des objets rapidement © Sanctuary AI" width="333" height="200" /></a>différence entre la façon de saisir une tasse, un verre ou un gobelet en plastique.</p>
<p>Sanctuary AI possède une liste importante de partenaires-clefs dans le domaine de la robotique ou de l&rsquo;IA ainsi que dans la recherche. Elle vient d&rsquo;ailleurs de recevoir des fonds d&rsquo;Accenture Ventures &#8211; un cabinet de conseil qui a injecté 3 milliards de dollars dans les IA en juin 2023 et qui multiplie les investissements de par le monde. Mais Sanctuary AI est aussi une entreprise qui reste ouverte et intéressée par les progrès de ses concurrents. C&rsquo;est pourquoi elle a investi dès 2019 dans Apptronik contre un siège au conseil d&rsquo;administration. Le partage d&rsquo;expertise est mutuellement profitable aux deux sociétés qui s&rsquo;en réjouissent. Elle n&rsquo;hésite pas à racheter plusieurs entreprises qui lui apporteront une plus-value directe dans le développement de son robot. C&rsquo;est le cas par exemple de Giant AI, qui permettra de renforcer l&rsquo;analyse visuelle des objets afin d&rsquo;augmenter la précision des interactions.</p>
<p>La communication est plutôt discrète mais le Phoenix paraît très prometteur dans la dynamique de son développement et ses partenariats solides.</p>
<h2>Et si on mélangeait tout ça ?</h2>
<p>Peu importe le thème, c&rsquo;est un peu toujours le même principe&#8230; Lorsqu&rsquo;on explore les différentes possibilités, il est souvent facile de conclure qu&rsquo;en faisant abstraction des coûts, il suffirait de mélanger toutes ces technologies afin d&rsquo;obtenir le résultat tant désiré. Cette fois, il semblerait que les ingénieurs soient allés exactement dans cette direction.</p>
<p>C3PO existera-t-il vraiment un jour ? <br />Il faut garder en tête que <b>les plans les mieux conçus des robots et des hommes, souvent, ne se réalisent pas.</b></p>
<p>La robotisation qui a commencé au milieu des années 1950 a fait naître des attentes mais aussi des utopies de façon cyclique. Difficile de savoir s&rsquo;il s&rsquo;agit bien de la fin de l&rsquo;un de ces nombreux cycles grâce à une technologie de rupture (l&rsquo;intelligence artificielle) ou si ce n&rsquo;est que le début d&rsquo;un nouveau cycle utopiste&#8230;</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, le droïde protocolaire qu’est C3PO n’est pourtant pas utopique et pourrait être très utile. Mais il aura sans doute une apparence plus humaine que celui de Star Wars.<br />Tout est possible ! le meilleur, comme le pire&#8230; <i>Juste Ciel !</i> Une fois encore, il semblerait que C3PO risque de ne pas en croire ses yeux de droïde !</p>
<h3> </h3>
<h3>Sites officiels</h3>
<h3><a href="https://www.geminoid.jp/en/index.html" target="_blank" rel="noopener">www.geminoid.jp</a> <br /><a href="https://www.projectaiko.com/" target="_blank" rel="noopener">www.projectaiko.com</a><br /><a href="https://www.ai-darobot.com/" target="_blank" rel="noopener">Ai-Da</a><br /><a href="https://www.engineeredarts.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">www.engineeredarts.co.uk</a><br /><a href="https://www.hansonrobotics.com/" target="_blank" rel="noopener">www.hansonrobotics</a><br /><a href="https://singularitynet.io/" target="_blank" rel="noopener">singularitynet</a><br /><a href="https://awakening.health/" target="_blank" rel="noopener">awakening.health</a><br /><a href="https://bostondynamics.com/atlas/" target="_blank" rel="noopener">Boston Dynamics</a><br /><a href="https://www.1x.tech/androids/neo" target="_blank" rel="noopener">1X Technologies</a><br /><a href="https://agilityrobotics.com/products/digit" target="_blank" rel="noopener">Agility Robotics</a><br /><a href="https://www.tesla.com/AI" target="_blank" rel="noopener">Tesla</a><br /><a href="https://www.ubtrobot.com/humanoid/products/WalkerS" target="_blank" rel="noopener">UBTECH Robotics</a><br /><a href="https://apptronik.com/apollo" target="_blank" rel="noopener">Apptronik</a><br /><a href="https://astribot.com/index-en.html" target="_blank" rel="noopener">Astribot</a><br /><a href="https://deepmind.google/discover/blog/scaling-up-learning-across-many-different-robot-types/" target="_blank" rel="noopener">Deepmind</a><br /><a href="https://arxiv.org/html/2407.07775v1" target="_blank" rel="noopener">RT-2</a><br /><a href="https://sanctuary.ai/" target="_blank" rel="noopener">Sanctuaire AI</a></h3>
<h3>Vidéos</h3>
<h3>Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=F-tTS7Ze85o" target="_blank" rel="noopener">Geminoid HI-1</a> <br />Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9q4qwLknKag" target="_blank" rel="noopener">Geminoid F</a> <br />Le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eZlLNVmaPbM&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">Geminoid-DK</a><br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=87heidlFqG4" target="_blank" rel="noopener">Erica</a><br /><a href="https://www.dailymotion.com/video/x56du3_aiko-la-femme-robot-2_tech" target="_blank" rel="noopener">Aiko</a><br />Ai-Da au <a href="https://www.youtube.com/watch?v=aoQ5EUjN_LM" target="_blank" rel="noopener">parlement britannique</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XaZJG7jiRak&amp;t=1s" target="_blank" rel="noopener">TEDx</a> d&rsquo;Ai-Da<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=tF4DML7FIWk&amp;t=57s" target="_blank" rel="noopener">Atlas HD</a> de Boston Dynamics<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=q8IdbodRG14" target="_blank" rel="noopener">Digit</a> d&rsquo;Agility Robotics<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iHXuU3nTXfQ" target="_blank" rel="noopener">Eve</a> de 1X Technologies<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Sq1QZB5baNw" target="_blank" rel="noopener">Figure 1</a> de Figure AI<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=8MRDF2pkIRs" target="_blank" rel="noopener">Walker S</a> d&rsquo;UBTECH<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=uJOA5IDaL5g" target="_blank" rel="noopener">Apollo</a> d&rsquo;Apptronik<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=AePEcHIIk9s" target="_blank" rel="noopener">Astribot</a><br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=-HizP4UQvug" target="_blank" rel="noopener">Phoenix Gen 7</a> de Sanctuary AI</h3>
<h3>Quelques films concernés :</h3>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/a-i-intelligence-artificielle/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7042" title="A.I. Intelligence Artificielle © Warner Bros, DreamWorks SKG, Amblin Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/A.I.-Intelligence-artificielle.jpg" alt="A.I. Intelligence Artificielle © Warner Bros, DreamWorks SKG, Amblin Entertainment" width="156" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/battlestar-galactica/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5667 size-full" title="Battlestar Galactica © Sci Fi Channel" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2018/06/Battlestar-Galactica.jpg" alt="Battlestar Galactica © Sci Fi Channel" width="138" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/chappie/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7690" title="Chappie © Columbia Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/Chappie-1.webp" alt="Chappie © Columbia Pictures" width="150" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/ex_machina/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6092" title="Ex Machina © DNA Films, Film4 Productions, Scott Rudin Productions" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina-221x300.jpg" alt="Ex Machina © DNA Films, Film4 Productions, Scott Rudin Productions" width="148" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina-221x300.jpg 221w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Ex-Machina.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 148px) 100vw, 148px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/i-robot/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6089" title="I, Robot © Davis Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot-221x300.jpg" alt="I, Robot © Davis Entertainment" width="148" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot-221x300.jpg 221w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/I-Robot.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 148px) 100vw, 148px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/metropolis/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6097" title="Metropolis © UFA " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis-225x300.jpg" alt="Metropolis © UFA " width="150" height="200" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis-225x300.jpg 225w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2021/11/Metropolis.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/robocop-2/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489" title="Robocop © Strike Entertainment" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2024/06/Robocop.2014-1.webp" alt="Robocop © Strike Entertainment" width="147" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="130" height="200" /></a></p>
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		<title>Jetpack</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 22:44:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>    Le Jetpack, une solution pour voler&#8230; Depuis la nuit des temps, l’un des plus grand rêve de l’homme est de savoir voler.Bien&#46;&#46;&#46;</p>
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<h1>Le Jetpack, une solution pour voler&#8230;</h1>
<p>Depuis la nuit des temps, l’un des plus grand rêve de l’homme est de savoir voler.<br />Bien sûr, l’avion et les fusées surpassent ce rêve. Mais c’est au détriment de la vision d’origine : savoir voler.<br />Le jetpack possède l’atout d’être une extension de son pilote. La vision idéale est sans doute celle qu’offrent Jango et Boba Fett dans Star Wars.</p>
<p>Cette idée de fusion laisse supposer que le pilotage disparaît au profit d&rsquo;une réactivité quasiment instinctive ou naturelle ; en apparence en tout cas. D&rsquo;autres films sont moins optimistes et assument un pilotage manuelle.</p>
<h2>Un concept pour soldats et aventuriers</h2>
<p>L’idée du jetpack ne date pas d’hier. Les premières apparitions se font tout d’abord dans l’univers fictif.<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5691 size-full" title="L’Himmelstürmer de l'armée allemande © The Rocketbelt Caper" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet3_tn.jpg" alt="L’Himmelstürmer de l'armée allemande © The Rocketbelt Caper" width="220" height="150" /></a><br />C’est ensuite l’armée allemande, pendant la seconde guerre mondiale, qui se penche sur la question. Elle développe le <i>Himmelstürmer</i> dont le but était de faire sauter des obstacles par l’infanterie (mines, barbelés, etc).</p>
<p>À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’<i>Himmelstürmer</i> en était encore au stade du développement.<br />L’armée américaine reprend le projet et l’offre à <i>Bell Aerosystems</i>. C’est alors le début d’une longue liste de modèles plus ou moins réussis.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet18.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5703 size-full" title="Le jetpack du film Opération Tonnerre en coulisses © EON Productions" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet4_tn.jpg" alt="Le jetpack du film Opération Tonnerre © EON Productions" width="190" height="150" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5701 size-full" title="L'Hoppicopter" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet5_tn.jpg" alt="L'Hoppicopter " width="114" height="150" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5694 size-full" title="Le NASA Puffin © NASA" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet6_tn.jpg" alt="Le NASA Puffin © NASA" width="200" height="150" /></a></p>
<p>Avant d’approfondir le sujet, évoquons rapidement quelques idées illustrées ci-dessous.<br />Citons Wendell MOORE, l’un des pionniers de cette aventure et son <i>Bell Rocket Belt</i> (utilisé dans le James Bond <i>Opération Tonnerre</i>).<br />On peut aussi parler de l’<i>Hoppicopter</i> (l’Inspecteur Gadget ?). Considéré comme trop dangereux à l’atterrissage, l’idée fut vite abandonnée. Pourtant, aujourd’hui encore, des projets sont à l’étude.<br />Il existe également <i>The NASA Puffin</i>, un concept d’homme-avion un peu délirant.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5696 size-full" title="Le Jetlev-Flyer inventé par l'ingénieur canadien Raymond Li" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet8_tn.jpg" alt="Le Jetlev-Flyer inventé par l'ingénieur canadien Raymond Li" width="159" height="150" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet7.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5695 size-full" title="Yves Rossy, l’homme oiseau volant en patrouille avec les Breitling Wingwalkers © Alain Ernoult" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet7_tn.jpg" alt="Yves Rossy, l’homme oiseau volant en patrouille avec les Breitling Wingwalkers © Alain Ernoult" width="223" height="150" /></a>Un autre concept : <i>Jetman</i>. C&rsquo;est un système particulièrement impressionnant et novateur. Par ses différences, il surpasse le jetpack. D’ailleurs on se rapproche plutôt d’Iron Man que de Boba Fett. Il enchaîne ses propres records : looping, traversée de la Manche et du grand Canyon. Plus le temps passe et plus les rêves d’Yves ROSSY deviennent réalités.  Je vous invite à visiter son site.</p>
<p>On peut également voler avec le <i>Jetlev-Flyer</i>, un autre projet. Il peut atteindre 10 mètres de hauteur, 35km/h pendant une à deux heures. Il fonctionne par la répulsion de l’eau. Il est en vente et son prix est de 80 000€ à 100 000€ selon le modèle.</p>
<h3> </h3>
<h2>Les « vrais » jetpacks : <em>Jet PI</em>, <i>Martin Aircraft Company</i>, Thunderbolt Aerosystems, TAM, <em>JetPack Aviation&#8230;</em></h2>
<p>Un des jetpacks les plus impressionnants est sans doute celui de <i>Jet Pack International</i> développé par Troy WIDGERY (créateur des boissons <i>Go Fast</i> et <i>Apollo Energy Gum</i>).</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/FiGPR902hbM" width="720" height="378"></iframe></p>
<p>Quelques caractéristiques de leur meilleur modèle :<br />&#8211; Autonomie : 9 minutes<br />&#8211; Distance parcourue : ~ 18 km<br />&#8211; Vitesse de pointe : 130 km/h<br />&#8211; Hauteur maximale : 76 mètres<br />&#8211; Poids soulevé maximal : 82 kg</p>
<p>C’est aussi l’un des plus populaires. Ses interventions dans des festivités ou des exhibitions sont légions (2000 vols au total).<br />L’équipe de <i>Jet PI</i> est composée de 5 ingénieurs, 4 techniciens de vol, et 4 pilotes.<br />C’est sans doute, à l’heure actuelle, l’un des jetpacks qui se rapproche le plus de celui du cinéma.<br />Ils ont fait le record de vitesse, 120 km/h, et détenaient d’autres records, notamment de distance parcourue et de hauteur. Ils se sont récemment fait détrôner par <i>Martin Aircraft Company</i>.<br />Leur site ne propose pas de jetpack à vendre, mais leur modèle T-73 serait à vendre autour de 200 000$.</p>
<p>Envie d’essayer un « vrai » jetpack sans mourir et sans se ruiner ? Nul besoin de faire partie de l’équipe de <i>Go Fast</i> ! Il faut se tourner du côté de <i>Martin Aircraft Company</i> (dont le créateur est Glenn Neal Martin à ne pas confondre avec Glenn Luther Martin qui est à l&rsquo;origine de Lockheed Martin) vous propose d’essayer le sien. Bien sûr le modèle et les essais proposés ne ressemblent en rien à ceux de <i>Go Fast</i>, sans doute pour éviter d’avoir un accident avec leurs clients…</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet9.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4814 size-full" title="Le jetpack de Martin Jetpack © Martin Aircraft Company" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet9_tn-e1550070488969.jpg" alt="Le jetpack de Martin Jetpack © Martin Aircraft Company" width="212" height="150" /></a><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet10.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4816 size-full" title="On peut louer le jetpack ou l'acheter © Martin Aircraft Company" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet10_tn-e1550071436809.jpg" alt="On peut louer le jetpack ou l'acheter © Martin Aircraft Company" width="107" height="150" /></a>Pour pouvoir l&rsquo;essayer, plusieurs critères :<br />&#8211; avoir 18 ans,<br />&#8211; peser moins de 85 kg,<br />&#8211; être titulaire du permis de conduire,<br />&#8211; avoir 500€ en poche,<br />&#8211; avoir un billet d’avion pour la Nouvelle-Zélande.</p>
<p>Et si vous voulez l’acheter, il faudra quand même vous rendre en Nouvelle-Zélande. Le jetpack vous est vendu (pour 100 000$) à condition de passer leur « permis de jetpack » qu’ils imposent. Ce n’est pas une licence d’avion mais plutôt des cours de sensibilisation.<br />Ce jetpack comportera un parachute lorsqu’il sera mis en vente. L’inconvénient principal reste son poids qui ne lui permet pas d’être porté comme un sac-à-dos.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet12.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5698 size-full" title="Deux modèles de jetpacks sont disponibles © Thunderbolt Aerosystems" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet12_tn.jpg" alt="Deux modèles de jetpacks sont disponibles © Thunderbolt Aerosystems" width="120" height="150" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet11.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5697 size-full" title="Séance de vol d'essai © Thunderbolt Aerosystems" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet11_tn.jpg" alt="Séance de vol d'essai © Thunderbolt Aerosystems" width="94" height="150" /></a><i>Thunderbolt Aerosystems</i>, un autre fabriquant, compare leurs modèles en vente avec 3 autres types de jetpacks. Ils sont bien sûr au-dessus dans pratiquement chaque catégorie du <a href="http://www.thunderman.net/about/scientific_team_nino.php" target="_blank" rel="noopener">tableau</a>.<br />Leur prix : 125 000$. Mais si l’on devait comparer les caractéristiques techniques avec tous les jetpacks existants, les résultats ne seraient pas les mêmes.<br />Je vous laisse vous faire votre idée, mais il faut savoir que c’est un domaine où des records sont régulièrement battus ; d’où des conclusions peu péremptoires.</p>
<p>Il existe d&rsquo;ailleurs plusieurs conventions mondiales comme la dénommée « <i>Rocket Belt </i>» où tous les concepteurs de jetpacks se réunissent une fois par an.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/jet13.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5699 size-full" title="Le fameux jetpack mexicain © TAM" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet13_tn.jpg" alt="Le fameux jetpack mexicain © TAM" width="171" height="150" /></a>Parlons un peu du jetpack de chez <i>TAM</i> (<i>Tecnologia Aeroespacial Mexicana</i>).<br />Cette entreprise se vante de faire du sur-mesure pour ses clients. Elle a des origines plus artisanales.<br />Le jetpack fonctionne également au peroxyde d’hydrogène.<br />Une formation de 5 jours est aussi proposée.<br />Le prix n&rsquo;est pas communiqué sur le site.</p>
<p>Quant à <em>JetPack Aviation</em>, l&rsquo;entreprise a démarré en proposant un financement participatif sur StartEngine. L&rsquo;objectif : atteindre 1 million de dollars. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet20.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5751 size-full" title="Un design proche d'autres jetpacks l'ayant précédé © JetPack Aviation" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet20_tn.jpg" alt="Un design proche d'autres jetpacks l'ayant précédé © JetPack Aviation" width="154" height="150" /></a>I<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet21.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5757 size-full" title="Séance de démonstration en public © JetPack Aviation" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/jet21_tn.jpg" alt="Séance de démonstration en public © JetPack Aviation" width="101" height="150" /></a>ls sont parvenu à réunir 267 investisseurs et 249 360 $. C’était sans doute suffisant pour commencer, car depuis des années les apparitions de leurs jetpacks sont nombreuses. Le moteur à réaction peut tourner de 20 000 à 60 000 tours/minute (à pleine puissance). Le jetpack peut également être équipé d&rsquo;un système proche de l&rsquo;airbag (un flotteur en cas d’amerrissage). On notera que leur PDG était le premier a faire le tour de la statue de la liberté en jetpack « homologué » (2015). Il faut se rendre à l&rsquo;évidence, <em>JetPack Aviation</em> marche sur les pas de <i>Jet Pack International</i>, voire, carrément dans leurs plates-bandes&#8230; Le design est proche, mais, surtout, la démarche est similaire : beaucoup de démonstrations, de shows, etc&#8230; <i>JetPack Aviation </i>s&rsquo;adresse d&rsquo;abord à un business B to B (promotions commerciales), mais également à tous les curieux qui oseraient s&rsquo;aventurer dans leur centre « JetPack Top Gun Experience ». Les étudiants sont également une cible, ainsi que les sportifs avec leur équipe « JetPack Racing League ». Bien sûr les applications miliaires sont également largement envisagées. <em>JetPack Aviation</em> s&rsquo;est construit sur une communication assez puissante et massive mais qui fait également quelques déçus chez les soutiens de la première heure. En effet, certains investisseurs s&rsquo;impatientent et ronchonnent ; ils estiment que leur entreprise stagne et reste sur des acquis assez confortable. L&rsquo;avenir dira qui a raison.</p>
<h2>Question de fond maintenant : Quel intérêt ?</h2>
<p>Les débouchés d’un tel produit dans le monde réel sont divers. Citons-en quelques-uns :<br />&#8211; les urgences (pompiers, SAMU, police, etc)<br />&#8211; l’armée<br />&#8211; les particuliers<br />&#8211; les parcs de loisirs</p>
<p>Des mises en situation, chez <i>Martin Aircraft Company</i>, on en donne à la pelle.<br />Un jetpack serait très utiles dans la recherche et le sauvetage dans des lieux qui nécessitent une grande proximité, là où l’hélicoptère est impuissant (le bord de falaises, d’immeubles, etc).<br />L’avantage de ce volume restreint permettrait l’exploration dans des lieux inaccessibles (les ingénieurs de Fukushima y avaient songé) ou des vols en rase-motte sur des surfaces à surveiller. Le <i>Martin Jet Pack</i> par exemple, peut également être téléguidé sans pilote à bord. Un avantage certain dans des situations à haut risque.</p>
<p>Un jetpack puissant pourrait-il tracter des objets/matériaux lourds dans des endroits étroits ?<br />J’évoquais l’inconvénient des hélices plus haut. La vidéo de l&rsquo;accident d&rsquo;hélicoptère illustre parfaitement ce problème.<br />Le pilote était présent pour déposer un sapin de Noël, mais les hélices ont touché un câble pendant une phase d&rsquo;approche. Heureusement, il s’en sort pratiquement indemne. Une mésaventure d’Auckland qui pourrait bien parvenir jusqu’aux oreilles de <i>Martin Aircraft Company</i> (de Christchurch). Pour le moment, il n&rsquo;est pas question de se servir des jetpacks comme d&rsquo;engins de chantier. Mais le débouché pourrait vite être à l&rsquo;étude.</p>
<p>Un jour, peut-être pas si éloigné, les jetpacks serviront dans les travaux de construction et de démolition&#8230;<br />Ou peut-être que certains chasseurs de primes les adapteront !</p>
<p>La science avance, à suivre&#8230;</p>
<h2>Sources et infos :</h2>
<h4>Sites officiels :</h4>
<h3><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://martinjetpack.com/" target="_blank" rel="noopener"><i>Martin Aircraft Company</i></a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.jetpackinternational.com/" target="_blank" rel="noopener"><i>Jetpack international</i></a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.jetman.com/?page_id=24&amp;lang=fr" target="_blank" rel="noopener"><i>Jetman</i></a> </span>(Yves ROSSY)<br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.jetlev-flyer.fr/" target="_blank" rel="noopener"><i>Jetlev-Flyer</i></a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://www.jetpackaviation.com/" target="_blank" rel="noopener"><em>JetPack Aviation</em></a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.thunderman.net/index.php" target="_blank" rel="noopener"><i>Thunderbolt Aerosystems</i></a></span></h3>
<h4>Vidéos :</h4>
<h3><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4f5gy_yves-rossy-est-fusionman-et-vole-a_sport" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #00ccff;">Vidéo de <i>Jetman</i></span></a><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.youtube.com/watch?v=gE6Sy5JNnxg&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener"><br />Petite histoire du jetpack</a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.youtube.com/watch?v=gXEK6m4ZxNQ&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">Video du <i>Jetlev-Flyer</i></a></span><br /><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="http://www.youtube.com/watch?v=5SV8tya5WVQ&amp;feature=player_detailpage" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;accident d&rsquo;hélicoptère du 23/11/11</a></span> (âmes sensibles s&rsquo;abstenir)</h3>
<h4>Films concernés :</h4>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/captain-america-civil-war/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7094 size-full" title="Captain America Civil War © Marvel" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Captain-America-Civil-War.jpg" alt="Captain America Civil War © Marvel" width="169" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/minority-report/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6977 size-full" title="Minority Report © 20th Century Fox, DreamWorks SKG" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Minority-Report-2.jpg" alt="Minority Report © 20th Century Fox, DreamWorks SKG" width="167" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/radar-men-from-the-moon/"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6696" title="Radar Men From The Moon © Republic Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/radar-men-from-the-moon-2.jpg" alt="Radar Men From The Moon © Republic Pictures" width="164" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/robocop/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6969 size-full" title="Robocop © Orion Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Robocop.jpg" alt="Robocop © Orion Pictures" width="183" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489 size-full" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/a-la-poursuite-de-demain/"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5766" title="À la poursuite de demain © Walt Disney Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/Tomorrowland.jpg" alt="À la poursuite de demain © Walt Disney Pictures" width="176" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/Tomorrowland.jpg 533w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2019/02/Tomorrowland-212x300.jpg 212w" sizes="auto, (max-width: 176px) 100vw, 176px" /></a></p>


<p></p>
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		<title>Sabre laser</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jan 2013 22:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sabre laser, c’est pratiquement l’emblème de Star Wars ! Qui n’a pas rêvé de s’en servir ?Voici comment en parle Obi Wan Kenobi&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p></p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4943 size-full" title="Sabres laser des Jedi © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab_tn.jpg" alt="Sabres laser des Jedi © Lucasfilm" width="225" height="286"></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4945 size-full" title="Sabres laser des Sith © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab1_tn.jpg" alt="Sabres laser des Sith © Lucasfilm" width="257" height="286"></a></center><p></p>
<p>Le sabre laser, c’est pratiquement l’emblème de Star Wars ! Qui n’a pas rêvé de s’en servir ?<br>Voici comment en parle Obi Wan Kenobi : <i>C’était l’arme des chevaliers Jedi. Les nouveaux pistolasers sont bien moins précis. C’est élégant, maniable, <span style="color: #0000ff;"><abbr data-title="This is the weapon of a Knight. Not as clumsy or as random as a blaster. An elegant weapon for a more civilized time.">l’arme noble d’une époque civilisée.</abbr></span></i><br><b><span style="text-decoration: underline;">Une question de watts…</span></b></p>
<p></p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4965 size-full" title="Le laser ARCTIC" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab4_tn.jpg" alt="Le laser ARCTIC © Wicked Laser" width="315" height="180" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab4_tn.jpg 315w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab4_tn-300x171.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 315px) 100vw, 315px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4963 size-full" title="Le laser KRYPTON" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab3_tn.jpg" alt="Le laser KRYPTON © Wicked Laser" width="240" height="180"></a>Dans le monde des lasers, ce qui fait la puissance, ce sont les watts. Voici donc des « sabres laser » développés à l’aide de puissants lasers chez WICKED LASERS qui vont jusqu’à 1250 mW. Les lasers fonctionnent avec une batterie au Lithium d’une autonomie de 60 à 120 minutes. Avec un tube en polycarbonate, le sabre laser ressemble à n’importe quel autre sabre laser jouet ou réplique des films. Pourtant, l’avantage de celui-ci réside dans le fait que, même en plein jour, son éclat est incroyable. L’intensité de la lumière est réglable, cependant on peut déplorer que l’extrémité du sabre laser soit beaucoup plus lumineuse. Cela est dû à la zone d’impact et à la réflexion de la lumière sur de l’aluminium. Sans le tube, le laser se comporte comme tout laser classique : sa lumière s’en va sans être contrôlée en distance.<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-4947 size-full" title="Les consignes de sécurité de WICKED LASER" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab2_tn.jpg" alt="Les consignes de sécurité de WICKED LASER © Wicked Laser" width="427" height="180" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab2_tn.jpg 427w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab2_tn-300x126.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /></a><br>Les lasers sont si puissants qu’ils peuvent avoir un impact sur la matière. En effet, <span style="text-decoration: underline;">ces lasers ne sont pas des jouets</span>. Loin de découper de l’acier, ils sont tout de même assez dangereux pour que WICKED LASERS mette en garde contre toute mauvaise utilisation. Le port de lunettes de sécurité est nécessaire, notamment pour le danger des réflexions de lumière et la vente est d’ailleurs interdite aux mineurs américains. Mais avant de parler plus en détails des inconvénients, évoquons d&rsquo;abord le coût de ces produits :<br>&#8211; pour le laser KRYPTON (couleur verte, de 100mW à 750mW), il vous en coûtera de 249,95 à 999,95 $.<br>&#8211; pour le laser ARCTIC (couleur bleue, de 1 W à 1,25 W), ce sera de 299,95 à 399.95 $ !<br>À cela il faut ajouter le prix de ce que l&rsquo;on peut appeler la « lame » (le tube), soit 99,95 $ !<br>Un détail : le laser le moins puissant est aussi le plus cher. C’est sans doute car l’éclat du KRYPTON est plus intense que l’ARCTIC. Visuellement, le résultat est meilleur.<br>En résumé, cela fait un sabre laser assez rare et tout de même dangereux, pour un prix oscillant entre 350 et 1100 dollars. C’est un budget. À un tel prix, les sabres sont garantis 1 an.<br>En France, ces lasers sont tout simplement interdits.</p>
<p>Un « sabre laser à double lame » a même vu le jour. WICKED LASER a eu des démêlées avec la justice américaine puis l&rsquo;a remis en vente ; finalement le produit n&rsquo;est plus disponible sur leur site.<br>Le <a href="http://www.wickedlasers.com/lasers/Sith_Series-112-63.html" target="_blank" rel="noopener"><i>Laser Sith</i></a> pouvait atteindre une cible de 6,8 kilomètres. Avec un faisceau d&rsquo;1 watt de chaque côté, c&rsquo;était donc 2 W potentiels de dégâts !<br>Et lorsqu&rsquo;il est question des dangers de leurs lasers, c&rsquo;est sans doute WICKED LASER qui en parle le mieux :<i><br>• Les plafonds, les murs et les sols sombres sont tous des risques d&rsquo;incendies par contact direct.<br>• La peau, les cheveux, les vêtements et les objets dans la trajectoire du faisceau peuvent s&rsquo;enflammer et/ou brûler par contact direct.<br><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab14.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5358 size-full" title="Le Laser Sith de WICKED LASER" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab14_tn.jpg" alt="Le Laser Sith de WICKED LASER © Wicked Laser" width="240" height="180"></a>• En regardant accidentellement l&rsquo;un des deux faisceaux laser d&rsquo;1W, les dommages rétiniens sont immédiats et irréversibles (cécité permanente).<br>• Les lunettes de sécurité appropriées sont nécessaires pour chaque personne dans le voisinage du faisceau et/ou sa réfraction.<br>• À n&rsquo;utiliser que dans un environnement de recherche scientifique contrôlé, qui a été vérifié par les professionnels de la sécurité des lasers.<br>• N&rsquo;essayez pas de rattrapper, faire tourner ou tenter tout mouvement incontrôlé avec cet appareil.<br>• En utilisant le Laser Sith vous assumez les risques envers vous et envers les biens qui vous entourent.<br></i><br>Voilà qui permet de mieux comprendre ce qu&rsquo;est un laser et, par extension, un sabre laser. On peut même se demander pourquoi les Jedi ne se blessent pas plus souvent ? Et comment leurs sabres laser ne découpent-ils pas les plafonds ? Ils ont la Force avec eux, et, surtout, leurs sabres laser sont très différents !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><b>Une galaxie lointaine ?</b></span></p>
<p>Si on prend le sabre laser de Star Wars tel qu’il est, cela devient compliqué de l’intégrer dans notre monde réel avec nos connaissances actuelles.<br>Plusieurs raisons à cela :<br><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5363 size-full" title="Une lame bleue, une lame verte et une double lame rouge ; en plein combat !" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab5_tn.jpg" alt="Une lame bleue, une lame verte et une double lame rouge ; en plein combat ! © Lucasfilm" width="200" height="150"></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab12.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5360 size-full" title="Le sabre laser peut percer une porte blindée" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab12_tn.jpg" alt="Le sabre laser peut percer une porte blindée © Lucasfilm" width="200" height="150"></a>&#8211; La lame du sabre ne peut pas toucher une autre lame, elle passerait au travers.<br>&#8211; La taille de la lame : on ne sait pas limiter la distance de la lumière à moins de la stopper avec quelque chose.<br>&#8211; La visibilité de la lame : il faudrait de la poussière ou de quelconques particules qui permettent de voir le laser.<br>&#8211; Le bruit du sabre laser : la lumière est silencieuse.<br>&#8211; L’énergie nécessaire dépasse de loin les capacités des meilleures batteries actuelles. On peut considérer qu&rsquo;une porte blindée comme celle que l’on trouve dans <i>La Menace Fantôme </i>est en acier : pour faire fondre de l&rsquo;acier, il faut atteindre une température de 1500°C. Et pour la faire fondre en 3 secondes, ce sont trois réacteurs nucléaires de 900 mégawatts qu’il faudrait ! Décidemment, les Jedi ont de bonnes piles dans leurs sabres… et la Force n&rsquo;y est pas pour rien. Vous remarquerez au passage que Qui-Gon Jinn ne semble pas affecté par la chaleur d&rsquo;un métal en fusion très près de sa main.</p>
<p>Comment peut-on résoudre au moins une partie de ces problèmes dans notre monde réel ?<br>Peut-être grâce à un astrophysicien français, Roland LEHOUCQ, qui est chercheur <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab16.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5379" title="Roland LEHOUCQ" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab16_tn.jpg" alt="Roland LEHOUCQ © CNRS " width="135" height="128"></a>à l’Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers (<span style="color: #0000ff;"><abbr data-title="Commissariat à l'Énergie Atomique et aux énergies alternatives">CEA</abbr></span>-Irfu).<br>Il avance l’hypothèse selon laquelle le sabre laser serait plus proche de la <span style="text-decoration: underline;">torche plasma</span> que du laser. Il argumente ses propos et les développe en expliquant ce qu&rsquo;est un plasma et les avantages de ce procédé par rapport au sabre laser de Star Wars.</p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-4411-1" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/Roland_Lehoucq_sur_France_Inter.mp3?_=1" /><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/Roland_Lehoucq_sur_France_Inter.mp3">https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/Roland_Lehoucq_sur_France_Inter.mp3</a></audio>
<p>La torche plasma est générée grâce à un gaz fortement chauffé. C’est le même principe que l’on retrouve avec la foudre ou les néons. Dans notre monde, une torche plasma peut servir, par exemple, à la destruction rapide et efficace de nos déchets ménagers.</p>
<p>Selon EUROPLASMA, un « système plasma » est composé :<br>&#8211; d’une ou plusieurs torches plasma,<br><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab7.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5388 size-full" title="Schéma d'une torche plasma qui rappelle étrangement celui d'un sabre laser" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2013/01/sab7_tn.jpg" alt="Schéma d'une torche plasma qui rappelle étrangement celui d'un sabre laser © Europlasma" width="273" height="150" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2013/01/sab7_tn.jpg 273w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2013/01/sab7_tn-272x150.jpg 272w" sizes="auto, (max-width: 273px) 100vw, 273px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5375 size-full" title="Une torche à plasma" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab6_tn.jpg" alt="Une torche à plasma © Centre aérospatial allemand" width="113" height="151"></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab15.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5378 size-full" title="Schéma d'un incinérateur par torches plasma" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab15_tn.jpg" alt="Schéma d'un incinérateur par torches plasma © PLASCO ENERGY GROUP" width="229" height="150"></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2013/01/sab8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5376 size-full" title="Les déchets ultimes sont recyclés sous plusieurs formes" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab8_tn.jpg" alt="Les déchets ultimes sont recyclés sous plusieurs formes © Europlasma" width="139" height="150"></a>&#8211; de l’électricité en courant continu,<br>&#8211; un système de contrôle de commande,<br>&#8211; un système de refroidissement par eau dé-ionisée,<br>&#8211; un utilitaire gaz pour préparer le gaz plasmagène ainsi qu&rsquo;un utilitaire hydraulique pour le démarrage de la torche.</p>
<p>Avec cela, la torche peut atteindre 5000 °C et détruire nos déchets ménagers. Même l&rsquo;amiante n&rsquo;y résiste pas, 80% est détruit et les 20% restants sont inertes et forment le <span style="color: #0000ff;"><abbr data-title="Déchet inerte aux caractéristiques comparables à du basalte">vitrifiat </abbr></span>qui est utilisé comme matériaux sous les routes ou bien dans la composition de pavés, trottoirs, etc… Un concurrent, PLASCO ENERGY GROUP, explique lui aussi comment transformer nos déchets en énergie et en ressources, tout en faisant mieux et plus propre que de simples incinérateurs (vidéo).<br>Le système d&rsquo;EUROPLASMA s&rsquo;inscrit en aval d&rsquo;un recyclage des déchets, mais il fait polémique : le Centre National d&rsquo;Information Indépendante sur les Déchets (<a href="http://www.cniid.org/index.php" target="_blank" rel="noopener">CNIID</a>) souligne les défauts de ce système (<a href="http://www.starwars-universe.com/images/encyclopedie/miscellanees/xendor/cniid.pdf" target="_blank" rel="noopener">fiche technique de la CNIID </a>du 12/07/06). Les sites de traitement par torche plasma sont essentiellement développés au Japon mais une usine vient d&rsquo;ouvrir à Morcenx, en France. Le concept a été revu et amélioré (réduction de 30% de la consommation d&rsquo;énergie pour l&rsquo;amiante, valorisation de la chaleur) et permet d&rsquo;alimenter en électricité l&rsquo;équivalent d&rsquo;une ville de 50 000 habitants.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Alors, un sabre plasma ?</span></b></p>
<p>Avec une torche plasma, le problème de la taille infinie de la lame est résolu. Mais il faudrait se tenir à une bonne distance de la lame, car une torche plasma génère une chaleur intense. Il est donc nécessaire <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab13.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5370 size-full" title="Un sabre plasma ou une torche plasma ? Un bon Jedi sait faire la différence !" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab13_tn.jpg" alt="Un sabre plasma ou une torche plasma ? Un bon Jedi sait faire la différence ! © Uttini" width="223" height="175"></a>de se protéger de la chaleur avec une combinaison et en tenant le « sabre plasma » pratiquement à bout de bras. Le dessin humoristique d&rsquo;Uttini (<i>ci-contre</i>) illustre bien le concept.<br>Autre avantage du sabre plasma : la couleur diffère selon la température et le gaz utilisé par la torche. C&rsquo;est ce qui permettait d&rsquo;expliquer toute la panoplie de couleurs utilisées pour les sabres laser.<br>De plus, en confinant le plasma grâce à un champ magnétique, on peut « allonger la lame » de la torche jusqu’à obtenir un sabre assez long pour faire l’affaire. Ce même confinement magnétique servirait aux duels. Comme avec deux aimants de la même polarité, les sabres plasma se repousseraient et permettraient donc d&rsquo;avoir des « chocs » au lieu de s&rsquo;accrocher comme des aimants de polarité inversée.</p>
<p>En revanche il faudrait pas moins de 100 kilowatts en continu pour pouvoir alimenter ce sabre plasma. À titre de comparaison, c’est ce qu’une éolienne d’1,5 mégawatt produit en 4 minutes. Il faudrait donc assez d’énergie pour tout un duel ; en effet, on imagine mal faire une pause en plein corps-à-corps pour changer ses piles…</p>
<p>L’inconvénient le plus insurmontable (à l’heure actuelle) reste le confinement magnétique du plasma. Il peut être altéré par la simple présence d’aimants indésirables. Comme le souligne Roland LEHOUCQ :<br>« <i>N’importe quel guignol peut mettre une raclée à Dark Vador en deux secondes. Il suffit de jeter une poignée d’aimants dans le champ magnétique de confinement de la « lame » pour que Dark Vador se prenne le plasma en pleine poire !</i> » Sur ce problème, Roland LEHOUCQ n’a pas trouvé de solution.<br>Le sabre laser est-il un sabre plasma amélioré grâce à des techniques qui nous sont étrangères ? Finalement Star Wars a encore beaucoup de choses à nous apprendre !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><b>L’armée et les sabres laser</b> </span></p>
<p>La presse parle de « mini sabre laser », pour faire un clin d’œil à Star Wars. En réalité il s’agit d&rsquo;un couteau plasma, voire d&rsquo;un scalpel plasma.<br><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab10.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5377 size-full" title="Scalpel plasma d'utilisation médicale" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2017/01/sab10_tn.jpg" alt="Scalpel plasma d'utilisation médicale © PlasmaSurgical" width="220" height="150"></a>Déjà utilisés en médecine, les scalpels plasma servent à cautériser les plaies, c’est le principe du métal chauffé au rouge. En chirurgie, cela permet d’obtenir un travail plus précis et plus rapide qu’avec la méthode de cautérisation classique de l&rsquo;<span style="color: #0000ff;"><abbr data-title="Cautérisation avec une résistance électrique">électrochirurgie</abbr></span>.<br>Le flux à haute énergie de plasma pur (gaz ionisé) crée rapidement une couche mince et flexible de coagulation, et prévient les saignements et le suintement lymphatique.<br>La nouveauté est de vouloir l’utiliser sur un champ de bataille. Le dispositif nécessite donc d’être réduit <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab11.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-4959 size-full" title="Sur les champs de bataille, le « couteau plasma » pourrait sauver des vies" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab11_tn.jpg" alt="Sur les champs de bataille, le « couteau plasma » pourrait sauver des vies © US Army" width="352" height="180" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab11_tn.jpg 352w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/sab11_tn-300x153.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 352px) 100vw, 352px" /></a>et portable. Sur un champ de bataille, lorsque le temps est compté, le couteau de plasma peut sauver une vie, mais peut aussi empêcher une infection. Il stoppe les hémorragies et n’abime pas les tissus en profondeur. De plus, il n’y a pas d’outil à stériliser puisque c’est une sorte de chalumeau. Simple, pratique et propre, tout en étant peu encombrant, le couteau plasma a été testé en 2008 par l’armée américaine. Développé par les laboratoires du SOCOM (Special Operations Command), les essais ont été concluants.</p>
<p>Un projet qui a tout de même déjà coûté 235 000 $ en 2008 et 479 000 $ en 2009.<br>Il est difficile d’affirmer, qu’à l’heure actuelle, l’armée américaine est équipée du couteau plasma. Mais les couteaux plasma, avec leurs packs portatifs, sont sans doute ce qui se rapproche le plus du sabre laser à ce jour.</p>
<p>Le sabre laser n’est donc pas pour demain, mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ?</p>
<p>Sources et infos :</p>
<p><b>Sites officiels :</b><br><a href="http://www.wickedlasers.com/index.php" target="_blank" rel="noopener">WICKED LASER</a><br><a href="http://www.europlasma.com/" target="_blank" rel="noopener">EUROPLASMA</a><br><a href="http://www.plascoenergygroup.com/" target="_blank" rel="noopener">PLASCO ENERGY GROUP</a><br><a href="http://www.usamma.army.mil/PM_MD.cfm" target="_blank" rel="noopener">U.S. ARMY</a><br><a href="http://www.socom.mil/">SOCOM</a><br><a href="http://www.plasmasurgical.com/plasmajet.html" target="_blank" rel="noopener">PLASMA SURGICAL</a></p>
<p><b>Vidéos :</b><br><a href="http://www.youtube.com/watch?v=jGOlEeXANm8&amp;feature=player_detailpage%20" target="_blank" rel="noopener">Bande annonce de WICKED LASERS</a><br><a href="http://www.youtube.com/watch?v=iY29xQmt9nw" target="_blank" rel="noopener">Test du sabre laser KRYPTON</a><br><a href="http://www.youtube.com/watch?v=h4reyvyzSIw&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">Eliminer nos déchets avec une torche plasma</a></p>
<h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4>
<h4 style="text-align: justify;">Films concernés :</h4>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489 size-full" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250"></a></p>


<p></p>
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		<title>Exosquelette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Sep 2012 22:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans Star Wars, le squelette robotique de Grievous, est un système de survie au-delà du corps. Avec seulement son cerveau et quelques organes, Grievous&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel27.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5002 size-full aligncenter" title="L'exosquelette de Grievous sert de support aux quelques organes encore intacts du général © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel27_tn.jpg" alt="L'exosquelette de Grievous sert de support aux quelques organes encore intacts du général © Lucasfilm" width="327" height="244" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel27_tn.jpg 327w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel27_tn-300x224.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 327px) 100vw, 327px" /></a>Dans Star Wars, le squelette robotique de Grievous, est un système de survie au-delà du corps. Avec seulement son cerveau et quelques organes, Grievous peut vivre et se battre contre des Jedi !</p>
<p>Dans Elysium, Max utilise un exosquelette qui lui permet de soulager son état de santé défaillant et de décupler ses forces.</p>
<p>Dans Edge Of Tomorrow, William Cage suit un groupe de soldats qui sont tous équipés d&rsquo;exosquelettes pour être de taille face à l&rsquo;ennemi.</p>
<p>Dans Matrix, et dans Avatar, des exosquelettes géants, les méchas, sont utilisés pour le combat, mais aussi pour des opérations de logistiques plus classiques.</p>
<p>De nombreux procédés d’exosquelettes sont en développement.<br />
Un exosquelette (« exo » = extérieur) est un terme générique qui correspond aussi bien au squelette de Grievous qu’à une grue de chantier.</p>
<p>Voici donc plusieurs usages :</p>
<h3 style="text-align: center;">USAGE CIVIL</h3>
<h4>1. <i>EKSO </i> (anciennement “eLEGS” <b>E</b>xoskeleton <b>L</b>ower <b>E</b>xtremity <b>G</b>ait <b>S</b>ystem)</h4>
<p>Commençons avec cette société très active sur le plan de la recherche. Leur exosquelette permet à certaines personnes <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5006 size-full" title="L’exosquelette EKSO © EKSO BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel1_tn.jpg" alt="L’exosquelette EKSO © EKSO BIONICS" width="110" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5008 size-full" title="Tamara est l’une des huit personnes faisant des tests © EKSO BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel2_tn.jpg" alt="Tamara est l’une des huit personnes faisant des tests © EKSO BIONICS" width="101" height="200" /></a>paraplégiques d’être capables de marcher avec des béquilles ou en déambulateur. L’équipement est encore assez imposant mais il correspond à une armature complète et est donc indispensable. La miniaturisation ne le rendrait pas forcément plus efficace mais sans doute plus fragile.<br />
Certains modèles comme celui d’<i>EKSO BIONICS</i> (anciennement <i>BERKELEY BIONICS</i>) sont présentés comme prochainement disponibles à la vente.<br />
Petit descriptif :<br />
&#8211; Batterie de 6 heures d’autonomie<br />
&#8211; Poids de l’exosquelette : 20 kg<br />
&#8211; Peut être utilisé pour des personnes pesant jusqu’à 100 kg<br />
&#8211; Vitesse en déplacement standard : 3 km/h<br />
&#8211; Armature en carbone et en métal<br />
&#8211; Destiné à un personnel civil dans le privé comme dans le public<br />
&#8211; 100 000$<br />
Comme pour les mains artificielles, le coût reste rédhibitoire.</p>
<h4>2. <i>REX </i>(<b>R</b>obotic <b>EX</b>oskeleton)</h4>
<p><i>REX BIONICS</i> propose également de sortir de son fauteuil roulant pour aller marcher un peu.<br />
Pour 150 000 dollar$ Néo-Zélandais (environ 98 000 €uros) une personne handicapée peut remarcher. À cela, il faut ajouter les <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5010 size-full" title="L’exosquelette sans béquille baptisé REX © REX BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel3_tn.jpg" alt="L’exosquelette sans béquille baptisé REX © REX BIONICS" width="133" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5012 size-full" title="L’exosquelette sans béquille baptisé REX © REX BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel4_tn.jpg" alt="L’exosquelette sans béquille baptisé REX © REX BIONICS" width="133" height="200" /></a>coûts de la formation au produit et de l’entretien.<br />
<i>REX </i>est vendu à condition de respecter certains critères de santé qui sont validés par le médecin traitant et le kinésithérapeute.<br />
À contrario de l’<i>EKSO</i>, <i>REX </i>ne nécessite pas de béquilles, mais il est beaucoup plus imposant. Il est bourré d’électronique et équipé d’un joystick comme pour une voiture télécommandée. Cela permet à l’utilisateur de se mettre debout, s’asseoir, marcher, se tourner, monter/descendre des marches et des pentes. Un déplacement standard est de l’ordre de 3 mètres par minute (0,18 km/h), mais il ne faut pas oublier que cela s’adresse à des personnes qui n’ont pas la possibilité de marcher.<br />
Helen ROBINSON, chef de la direction de la société basée à Auckland, explique que leur marché est actuellement à destination du Canada, l&rsquo;Asie-Pacifique et des pays comme l&rsquo;Inde et la Chine. Elle voit également un fort potentiel dans les pays du Moyen Orient.<br />
Dans l’avenir, la société va étendre ses possibilités de location pour rendre le produit abordable à un maximum de gens (tout d’abord en Nouvelle-Zélande).<br />
De nouveaux quelques données :<br />
&#8211; Batterie de 2 heures d’autonomie<br />
&#8211; Poids de l’exosquelette : 38 kg<br />
&#8211; Taille des utilisateurs d’1,45 m à 1,95 m<br />
&#8211; Peut être utilisé pour des personnes pesant moins de 100 kg</p>
<h4>3. <i>REWALK</i></h4>
<p>Développé par <i>ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES</i>, cet exosquelette a le même objectif que les précédents. Concrètement, le <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5014 size-full" title="Une image qui en dit long… aussi bien sur la situation que sur les objectifs d’ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES © REWALK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel5_tn.jpg" alt="Une image qui en dit long… aussi bien sur la situation que sur les objectifs d’ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES © REWALK" width="208" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5016 size-full" title="Claire LOMAS recevant sa médaille à titre honorifique après avoir fait le marathon de Londres en 17 jours © REWALK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel6_tn.jpg" alt="Claire LOMAS recevant sa médaille à titre honorifique après avoir fait le marathon de Londres en 17 jours © REWALK" width="119" height="200" /></a>système correspond à des attelles légères équipées d’un programme informatique qui produit la marche. Des moteurs sont placés au niveau des articulations (2 aux genoux et 2 au niveau des hanches), et les détecteurs de mouvements suivent le bon déroulement de la marche.<br />
Le tout est contrôlé par une commande (pas plus grosse qu’une montre) au niveau du poignet. L’utilisateur décide donc de ce qu’il va faire sur cette « montre » : s’asseoir, se lever, se tenir debout, marcher, monter et descendre. Avant chaque changement de position, un « bip » de 3 secondes confirme la nouvelle commande.<br />
Au mois de mai 2012, une femme paralysée a ainsi pu participer au marathon de Londres grâce à cet exosquelette commercialisé aux Royaume-Unis par la société <i><a href="http://www.cyclonemobility.com/rewalk/" target="_blank" rel="noopener">CYCLONE MOBILITY</a></i>.<br />
Détails techniques :<br />
&#8211; Batterie de 8 heures d’autonomie<br />
&#8211; Poids de l’exosquelette : 18 kg<br />
&#8211; Poids de la batterie sac-à-dos : 2,5 kg<br />
&#8211; Vitesse en déplacement standard : 2-3 km/h<br />
Pour le moment, le produit n’est pas en vente mais est utilisé dans les services de réadaptation avec un encadrement hospitalier.<br />
REWALK sera bientôt vendu pour un prix oscillant entre 50 000 et 55 000€, en espérant que son succès fasse baisser le prix.</p>
<h4>4. <i>HAL </i>(<b>H</b>ybrid <b>A</b>ssistive <b>L</b>imb)</h4>
<p>La société japonaise <i>CYBERDYNE </i>propose un exosquelette sous différentes formes.<br />
Le plus populaires est sans doute l’exosquelette complet. Il permet par exemple de soulever des charges lourdes ou bien des gens. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5020 size-full" title="Quand les porteurs d’exosquelettes se prennent pour des Beatles… © CYBERDYNE" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel8_tn.jpg" alt="Quand les porteurs d’exosquelettes se prennent pour des Beatles… © CYBERDYNE" width="274" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel7.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5018 size-full" title="L'exosquelette HAL © CYBERDYNE" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel7_tn.jpg" alt="L'exosquelette HAL © CYBERDYNE" width="143" height="200" /></a>Ce modèle d&rsquo;exosquelette présente l’intérêt de s’adresser aux personnes valides en leur offrant une force démultipliée (transport de charge lourde). C’est sans doute un mélange de l’<i>EKSO</i> et d’<i>HULC</i> (pour <i>HULC</i>, voir plus bas).<br />
<i>CYBERDYNE </i>se sert des informations transmises par le cerveau grâce à des capteurs placés sur la peau pour détecter les signaux électriques et les convertir en mouvement de l’exosquelette.<br />
Cette technique est combinée à un programme d’anticipation des mouvements donnant à <i>HAL </i>un aspect hybride des deux techniques. C’est pour toutes ces raisons que l’on retrouve le mot « hybrid » dans <i>HAL</i>.<br />
Le procédé peut être utilisé pour des handicapés. Chez certains d’entre eux, quand la pathologie le permet, <i>HAL </i>peut également réactiver des signaux électriques et donc soigner le patient. Une avancée fantastique. On peut également collecter toutes sortes de données qui sont paramétrable directement sur ordinateur.<br />
Détails :<br />
&#8211; Batterie au lithium de 2 h 40 d’autonomie.<br />
&#8211; Poids total de l’exosquelette : 23 kg (seulement les jambes : 15 kg)<br />
&#8211; Réglable en hauteur et en largeur (1,45 m à 1,85 m)<br />
&#8211; Taille des utilisateurs d’1,63 m à 1,88 m<br />
&#8211; Destiné uniquement à des usages médicaux civils (infirmiers, maisons de retraite, hôpitaux, etc)<br />
&#8211; Force augmentée jusqu’à 10 fois (capable de soulever 70 kg dans les bras sans problème)<br />
&#8211; Coût variable<br />
<i>HAL </i>est uniquement disponible à la location au Japon. Sa location oscille entre 188 000 et 158 000 yens (environ 1800€ de moyenne) selon la durée du contrat (de 6 mois à 5 ans). De plus, <i>CYBERDYNE </i>assure les réparations, l’entretien et gère les problèmes techniques.<br />
Pour le moment l’entreprise ne vise que le public médical ; ce n’est pas anodin dans ce pays où l’espérance de vie est la plus élevée au monde. Par la suite, <i>CYBERDYNE </i>prévoit de s’étendre au Japon, en s’adressant aux ouvriers, puis en s’ouvrant au reste du monde.</p>
<h3>5. Atalante</h3>
<p>Les exosquelettes sont un véritable atout en terme de rééducation des personnes porteuse d&rsquo;un handicap, mais également en terme d&rsquo;investissement pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;autonomie des personnes à mobilité réduite.</p>
<p>Le 26/01/2023, c&rsquo;était l&rsquo;inauguration du centre de rééducation « Station Debout », à Paris.<br />
Le centre ne se focalise pas simplement sur la rééducation classique, car il s&rsquo;agira également d&rsquo;un lieu de recherche clinique.</p>
<p>On y trouve plusieurs type d&rsquo;équipements de rééducation dont un exosquelette de la société Wandercraft. Pour la démonstration, la start-up française a fait appel à un militaire de 22 ans. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un soldat du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes ayant sauté sur une mine au Mali. Après avoir fixé les jambes, le bassin et le buste de l&rsquo;utilisateur, l&rsquo;exosquelette reproduit le mouvement de la marche. Au-delà de l&rsquo;illusion de la marche, l&rsquo;exosquelette peut réellement réapprendre à marcher dans certains cas.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel32.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7312 size-full" title="Le soldat paraplégique qui faisait la démonstration © Yoan Valat / ABACAPRESS.COM" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel32_tn.jpg" alt="Le soldat paraplégique qui faisait la démonstration © Yoan Valat / ABACAPRESS.COM" width="131" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel32_tn.jpg 131w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel32_tn-31x60.jpg 31w" sizes="auto, (max-width: 131px) 100vw, 131px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel33.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7307 size-full" title="Le soldat paraplégique qui faisait la démonstration © Yoan Valat / ABACAPRESS.COM" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel33_tn.jpg" alt="Le soldat paraplégique qui faisait la démonstration © Yoan Valat / ABACAPRESS.COM" width="118" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel33_tn.jpg 118w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2023/03/squel33_tn-28x60.jpg 28w" sizes="auto, (max-width: 118px) 100vw, 118px" /></a></center>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;État compte lancer un déploiement à grande échelle pour que chaque département en possède au moins deux.</p>
<h2>Déploiement timide mais réel</h2>
<p>La première phase du déploiement, aurait lieu « <i>à partir de juillet</i>« . Elle ciblera les centres de soins médicaux et de réadaptation départementaux. Le service de santé des armées disposera également d&rsquo;au moins un nouvel exemplaire (contre un seul à l&rsquo;heure actuelle). Pour la deuxième phase, l&rsquo;usage de l&rsquo;exosquelette sera étendu aux soins de ville.<br />
Dans le même temps, Wandercraft devrait bénéficier d&rsquo;un financement <i>France 2030</i>, afin de réaliser une usine.</p>
<p>L&rsquo;Institut pour la recherche sur la Moelle épinière et l&rsquo;Encéphale (IRME) était représenté par son président, le professeur Pierre-François Pradat. Ce dernier a appuyé sur le fait que « <i>l&rsquo;exosquelette permet des plasticités du système nerveux. Il reproduit le schéma de marche [&#8230;] Il y a aussi un aspect prévention essentiel contre l&rsquo;ostéoporose, etc ».</i> Un argument de plus pour espérer voir un jour un déploiement encore plus massif.</p>
<h3 style="text-align: center;">USAGE MILITAIRE OU MILITAIRE-CIVIL</h3>
<h4>1. <i>HULC </i>(<b>H</b>uman <b>U</b>niversal <b>L</b>oad <b>C</b>arrier)</h4>
<p>Revenons chez <i>EKSO BIONICS</i> pour parler de cet autre exosquelette beaucoup plus puissant : <i>HULC</i>. Il est développé en <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel9.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5022 size-full" title="HULC avec un poids conséquent lors d’un salon © EKSO BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel9_tn.jpg" alt="HULC avec un poids conséquent lors d’un salon © EKSO BIONICS" width="133" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel11.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5026 size-full" title="HULC permet également de rester très mobile © EKSO BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel11_tn.jpg" alt="HULC permet également de rester très mobile © EKSO BIONICS" width="217" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel10.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5024 size-full" title="HULC permet à un homme seul de soulever des caisses de munitions © EKSO BIONICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel10_tn.jpg" alt="HULC permet à un homme seul de soulever des caisses de munitions © EKSO BIONICS" width="142" height="200" /></a>partenariat avec LOCKHEED MARTIN CORPORATION. Ils ont signé un accord de licence en janvier 2009, le but étant d’avancer plus vite sur le projet pour pouvoir le vendre à l’armée américaine.<br />
Le principe est simple : aider les soldats dans les opérations de logistique. Cela part du constat que des soldats se blessent trop souvent (claquage, déchirure musculaire, entorse, fracture, etc) en soulevant des charges trop lourdes. Ce serait même si fréquent, que la première cause dans les démobilisations seraient d’ordre musculo-squelettique.<br />
<i>HULC </i>permet donc de préserver la santé des soldats sur le terrain, mais en plus il offre la force de deux hommes (force nécessaire pour soulever des obus, des caisses, etc).<br />
En des temps de restrictions budgétaires, <i>HULC </i>est un investissement qui pourrait devenir vite rentable pour l’armée.<br />
Quelques caractéristiques :<br />
&#8211; Batterie au lithium-polymère de 4-5 heures d’autonomie.<br />
&#8211; Poids de l’exosquelette : 24 kg<br />
&#8211; Charge utile : 68-90 kg<br />
&#8211; Taille des utilisateurs d’1,63 m à 1,88 m<br />
&#8211; Vitesse de déploiement/rangement : 30 secondes<br />
&#8211; Vitesse en déplacement standard : 4km/h ; endurance : 11km/h ; sprint : 16km/h<br />
&#8211; Destiné à l’US Army<br />
En juillet 2010, la compagnie a signé un contrat d’ 1,10 millions de dollar$ avec l&rsquo;US Army Natick Soldier Center pour tester et évaluer la conception d’<i>HULC</i>. Ces tests ont commencé en juin 2011.<br />
L’exosquelette s’avère assez performant pour envisager un déploiement en Afghanistan d’ici fin 2012. Il est souple d’utilisation et assez robuste. En cas de batterie faible, les caractéristiques ne réduisent pas. Seule la perte de batterie totale est un inconvénient : pour gagner du temps, il faut la remplacer par une autre déjà chargée. D’ailleurs, <i>LOCKHEED MARTIN</i> travaille en partenariat avec la société <i><a href="http://www.protonex.com/defense/index.aspx" target="_blank" rel="noopener">PROTONEX</a></i> pour avoir une pile à combustible à la place de la batterie.<br />
<i>HULC </i>est « piloté » par des programmes qui permettent d’évoluer en prenant en compte la marche de son utilisateur. Plus on s’en sert, plus les mouvements sont fluides. Des soldats s’entraînant chacun avec leurs <i>HULC </i>seraient donc plus efficaces sur le champ de bataille. Le système permet également d’être déconnecté (sans doute pour économiser la batterie) en position assise par exemple, puis reconnecté au besoin d’une offensive ou d’un repli.</p>
<h4>2. <i>HERCULE</i></h4>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel12.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5028 size-full" title="Démonstration d’HERCULE avec Aurélie RIGLET qui travaille sur le projet © RB3D" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel12_tn.jpg" alt="Démonstration d’HERCULE avec Aurélie RIGLET qui travaille sur le projet © RB3D" width="130" height="200" /></a>Dans le même esprit qu’<i>HULC</i>, <i>HERCULE </i>est destiné à un usage militaire français, mais pas seulement. Il a été développé par la société <i>RB3D </i>dans le cadre d’un programme baptisé <i>RAPID </i>(<b>R</b>égime d’<b>AP</b>pui pour l’<b>I</b>nnovation <b>D</b>uale).<br />
On peut imaginer que le système soit utilisé dans le civil comme le souligne Pierre-François LOUVIGNÉ, ingénieur à la direction générale de l’armement (DGA) : « <i>On peut d’abord penser au monde hospitalier, qui a de gros besoins. Pouvoir porter sans peine les brancards, les patients… Imaginez, en cas de catastrophe naturelle, la vitesse et l’efficacité que l’on peut gagner ! Les pompiers pourraient déblayer plus rapidement, apporter le matériel de secours là où les véhicules ne peuvent pas passer…</i> ».</p>
<p>Peu d’informations pour le moment :<br />
&#8211; Batterie d’une autonomie de 20 km.<br />
&#8211; Charge utile : de 40 à 100 kg dans l’avenir<br />
&#8211; Vitesse en déplacement standard : 4km/h<br />
&#8211; Destiné aux civils et à l’armée française<br />
Une commercialisation serait prévue d’ici 2014-15.<br />
<i>RB3D </i>travaille également sur un cobot (robot collaboratif) destiné au secteur industriel.</p>
<h4>3. <i>XOS 2</i></h4>
<p><i>RAYTHEON </i>est une société américaine spécialisée dans l’armement et la défense. Une de ses filiales, <i>RAYTHEON SARCOS</i>, produit cet exosquelette très particulier qui reste dans le même esprit que les deux précédents : le concept de surhomme.<br />
<a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel13.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5030 size-full" title="L’exosquelette XOS 2est capable de se déplacer sur commande © RAYTHEON " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel13_tn.jpg" alt="L’exosquelette XOS 2est capable de se déplacer sur commande © RAYTHEON " width="105" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel14.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-5032 size-full" title="Séance d'essai © RAYTHEON " src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel14_tn.jpg" alt="Séance d'essai © RAYTHEON " width="275" height="200" /></a>Cette recherche s’inscrit dans le programme de recherche de la <i>DARPA </i>(<b>D</b>efense <b>A</b>dvanced <b>R</b>esearch <b>P</b>rojects <b>A</b>gency), une agence dont je vous parlais déjà dans l’article « mains des Skywalker ». En l’an 2000, une quinzaine de sociétés ont été mises en compétition pour qu’un exosquelette soit près à l’essai en 2008. C’est celui de la société <i>SARCOS </i>(rachetée en 2007 par <i>RAYTHEON</i>) qui fut retenu. À l’époque, l’exosquelette en développement s’appelait <i>WEAR </i>(Wearable Energetically Autonomous Robot). Suivront ensuite <i>XOS </i>puis <i>XOS 2</i>.<br />
Même s’il y a peu d’informations sur les caractéristiques techniques de <i>XOS 2</i>, on sait déjà qu’il pèse beaucoup moins lourd que le premier et que sa consommation énergétique a fortement été diminuée et optimisée. Pour prouver que leur système fonctionne bien, <i>RAYTHEON </i>peut déplacer l’exosquelette sans qu’il soit occupé par quelqu’un. Cela sert avant tout de test et permet de régler des problèmes techniques. En effet, <i>RAYTHEON </i>travaille actuellement à améliorer l’interface et l’interactivité « naturelle » entre l’utilisateur et la machine. Le but étant de bloquer des mouvements qui ne sont pas naturels (comme plier une jambe dans le mauvais sens) et qui compromettraient directement la sécurité des militaires.<br />
Bien sûr, Grievous n’aurait pas ce problème puisqu’il n’a plus de membres organiques. Mais la façon de travailler sur <i>XOS 2</i> est d’autant plus frappante qu’il ne manque finalement qu’un cerveau pour faire avancer cet exosquelette. Que le cerveau soit dans un corps humain à l’intérieur de l’exosquelette ou qu’il soit derrière un tableau de commande pour le diriger, le résultat est le même.</p>
<h3 style="text-align: center;">USAGE INDUSTRIEL ET AUTRES</h3>
<h4>1. <i>POWER ASSIST SUIT</i></h4>
<p>Voici un exosquelette développé pour aider les agriculteurs japonais. Encore une fois, le but est d’alléger la difficulté du travail. <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel15.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-5034 size-full" title="Avec le POWER ASSIST SUIT, même l’arrachage devient un jeu d’enfant © AFP" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel15_tn.jpg" alt="Avec le POWER ASSIST SUIT, même l’arrachage devient un jeu d’enfant © AFP" width="141" height="200" /></a>Chaque mouvement fait par l’utilisateur est assisté par la machine. Utile dans le cadre de tâches répétitives avec des positions qui ne sont pas souvent confortables (cueillette à bout de bras, arrachage, etc). En effet, la grande majorité des agriculteurs japonais (dont c&rsquo;est l&rsquo;« activité à titre principale ») sont âgés de plus de 60 ans ! Voilà qui est particulièrement intéressant pour ces personnes âgées qui travaillent encore.<br />
C’est le professeur Shigeki TOYAMA &#8211; de l&rsquo;université agriculture-technologie de Tokyo &#8211; qui a eu l’idée d’un exosquelette. D’après lui, cela permettrait d’économiser 62% de la force nécessaire aux tâches à effectuer. Pour ce faire, l’exosquelette est équipé de 8 moteurs électriques, de capteurs de mouvements et d’une reconnaissance vocale.<br />
Il existe déjà deux modèles :<br />
&#8211; Une version qui pèse 30 kg pour les tâches difficiles<br />
&#8211; Une version de 23 kg pour les tâches plus simples.<br />
Toyama envisage déjà de compléter cet exosquelette avec une paire de lunettes à réalité augmentée. Elles afficheront alors des informations (raisins mûrs, heure de pause nécessaire, rythme cardiaque, etc) comme dans le cockpit d’un avion de chasse.<br />
Bientôt disponible uniquement au Japon, le coût annoncé serait d’1 millions de yens, environ 10 500 €uros. Le prix pourrait chuter par la suite à 300 000 yens (3150€).</p>
<h4>2. <i>KAWASAKI</i>, <i>HONDA</i>, <i>TOYOTA</i></h4>
<p>Les marques se sont donné le mot.<br />
Pour <i>KAWASAKI </i>le but est simple : porter des charges de 30-40 kg, faciliter le travail, etc.<br />
Pour <i>HONDA</i>, le but est d’assister la marche de personnes ayant du mal à se déplacer. Il allège chaque mouvement et permet donc une meilleure autonomie à l’utilisateur.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel16.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5036 size-full" title="L’exosquelette de Kawasaki © Kawasaki" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel16_tn.jpg" alt="L’exosquelette de Kawasaki © Kawasaki" width="100" height="160" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel17.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4982 size-full" title="Le premier modèle d’Honda © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel17_tn.jpg" alt="Le premier modèle d’Honda © Honda" width="92" height="160" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel18.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4984 size-full" title="Cet exosquelette très court cible clairement une aide à la marche © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel18_tn.jpg" alt="Cet exosquelette très court cible clairement une aide à la marche © Honda" width="119" height="160" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel19.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4986 size-full" title="Ce second système est peut-être moins « discret » © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel19_tn.jpg" alt="Ce second système est peut-être moins « discret » © Honda" width="83" height="160" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel20.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4988 size-full" title="Exemple de l’utilité du dispositif dans une usine © Honda" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel20_tn.jpg" alt="Exemple de l’utilité du dispositif dans une usine © Honda" width="111" height="160" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel21.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4990 size-full" title="Le modèle de TOYOTA avec une personne ayant un problème de mobilité © Toyota" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel21_tn.jpg" alt="Le modèle de TOYOTA avec une personne ayant un problème de mobilité © Toyota" width="95" height="160" /></a></center>Un atout qui peut se retrouver en usine. <i>HONDA </i>a créé deux types d’exosquelettes qui assistent de façon différente l’utilisateur.<br />
Pour <i>TOYOTA</i>, le but est semblable à celui d’<i>HONDA</i> permettre tout d’abord le confort pour des gens qui ont du mal à se déplacer. Par la suite rien n’exclue d’utiliser cette technologie pour le secteur industriel.</p>
<h4>3. <i>DUAL ARM POWER AMPLIFICATION ROBOT (Robot d&rsquo;Amplification de puissance à double bras)</i></h4>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel22.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4992 size-full" title="L'exosquelette &quot;double bras&quot; © ACTIVELINK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel22_tn.jpg" alt="L'exosquelette &quot;double bras&quot; © ACTIVELINK" width="147" height="112" /></a>Développé par <i>ACTIVELINK </i>en (filiale de <i>PANASONIC</i>) ce « power loader » de 230kg a pour but de décupler les forces de l’utilisateur. Avec lui on peut aisément soulever 100 kg à bout de bras. Les bras sont directement connectés grâce à des mesures précises et un retour de force, l&rsquo;utilisateur peut sentir le comportement du robot (Direct Force Feedback System).<br />
Grâce à cela, l&rsquo;utilisateur peut établir une correspondance entre son propre fonctionnement et le comportement du robot et améliorer ainsi la manipulation. Le système est paramétrable et il est actuellement programmé pour multiplier la force par 100. Pour vous donner une idée, portez une bouteille d’eau d’1 litre et imaginez qu’en réalité elle pèse 100 kg !<br />
L’entreprise espère pouvoir déployer des modèles de ce type sur les chantiers de construction d’ici 2015.</p>
<h4>4. <i>Ditch Witch</i> modifié</h4>
<p>On retrouve <i>RAYTHEON SARCOS</i> dans cet exosquelette de chantier. <i>Ditch Witch </i>est une entreprise spécialisée dans les engins de <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel23.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-4994 size-full" title="Cet exosquelette en développement chez RAYTHEON est à mi-chemin entre l'exosquelette et le « mecha » © KSL-TV" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel23_tn.jpg" alt="Cet exosquelette en développement chez RAYTHEON est à mi-chemin entre l'exosquelette et le « mecha » © KSL-TV" width="247" height="200" /></a>chantier de différentes tailles et utilités.<br />
Ce prototype est si simple et si instinctif à l’utilisation, que le journaliste présent lors de la démonstration a pu l’essayer. Fraser SMITH, (vice président des opérations pour <i>RAYTHEON SARCOS</i>) explique pourquoi :<br />
<i>« Tout ce que l’exosquelette rencontres en termes de force est également répercuté à l&rsquo;opérateur ; donc il ressent réellement ce qui se passe dans l&rsquo;espace de travail. Et peut importe la façon de bouger, les bras robotisés peuvent bouger comme vous le faites : vous conservez les trois degrés de liberté dans votre poignet, les trois de votre épaule et celui de votre coude »</i></p>
<p>Les ingénieurs parlent déjà des avantages de ce type d’exosquelette. Dans le cadre d’accident nucléaire par exemple, l’utilisateur de l’exosquelette pourrait être protégé par la robotique de façon directe ou indirecte. En effet, l’ensemble des commandes peuvent être reprises à distance : <i>« Ces mêmes contrôles utilisés par l&rsquo;opérateur sur place pourraient être retirés de la machine et situés dans une pièce à 8 km plus loin. La personne serait alors remplacée par des caméras et des micros (sur l’exosquelette) qui renverraient une vision stéréoscopique et un son en stéréo. »</i></p>
<p>Partant de ce principe, Fraser SMITH voit de multiples applications possibles. Il imagine que l’on pourrait même faire ces huit heures de travail en restant chez soi et il y voit également une forme de parité :<i> « Cela ouvre beaucoup d&#8217;emplois qui, sinon, seraient fermés aux femmes pour des questions de résistance ».</i></p>
<h4>5. Le <i>T-52 ENRYU</i> et le <i>T-53 ENRYU</i> (Enryu = dragon de sauvetage en japonais)</h4>
<p>Développé par <i>TMSUK</i>, une société spécialisée dans la robotique, le <i>T-52</i> est un exosquelette censé être utilisé pour sauver des vies et déblayer lors d’accidents ou de catastrophes.</p>
<p><center><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel24.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4996 size-full" title="Le T-52, un monstre d’acier © TMSUK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel24_tn.jpg" alt="Le T-52, un monstre d’acier © TMSUK" width="280" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel25.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4998 size-full" title="Le T-53, en démonstration © TMSUK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel25_tn.jpg" alt="Le T-53, en démonstration © TMSUK" width="276" height="200" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel26.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5000 size-full" title="Le PLL, fruit des recherches sur le T-52 et le T-53 © TMSUK" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/squel26_tn.jpg" alt="Le PLL, fruit des recherches sur le T-52 et le T-53 © TMSUK" width="91" height="200" /></a></center>Ce projet répond à l’appel lancé par l’institut National de recherche du feu et des catastrophes du Japon.</p>
<p>Le monstre pèse 5 tonnes et mesure 3,5 mètres de haut ! Ses bras robotisés sont le reflet de l’opérateur qui se trouve à l’intérieur et qui est entouré de tout un équipement technologique. Au final, le <i>T-52 </i>peut soulever une tonne de matériau, déplacer des objets sans trop de difficultés et même arracher une portière. Sa dextérité est très importante pour l’usage auquel il est destiné. Ce prototype date de 2004. Depuis le <i>T-53 </i>a vu le jour en 2007.<br />
Plus compact, avec une maniabilité optimisée et une meilleure synchronisation des mouvements de l’opérateur, le<i> T-53 </i>est un successeur plus sophistiqué. Pourtant, visuellement il ressemble beaucoup moins à Grievous qu’à une mini-pelle de chantier. Il a aidé après le tremblement de terre de Kashiwazaki en 2007.<br />
Le <i>T-53 </i>et d’autres robots américains ont fait l’objet d’évaluations dans un centre spécialisé sur demande du gouvernement japonais. Vous vous en doutez, l’objectif est Fukushima.<br />
Les robots (sans doute blindés de plomb) ont ensuite été envoyés à J-Village : le site de décontamination des engins et du matériel situé près de l&rsquo;usine de Fukushima. Le <i>T-53 </i> travaille actuellement sur le bâtiment réacteur numéro 1. Le PLL (<b>P</b>ower<b> L</b>oader <b>L</b>ight) est le résultat des recherches effectuées sur le <i>T-52 </i>et le<i> T-53</i>. Comme son nom l&rsquo;indique, il est la version légère. Cet exosquelette permet de supporter 400 newtons (40 kg) dans les jambes. De quoi soulever comme la concurence. Le prix annoncé du produit est de 18 millions de yens (190 000€). Pour le moment il est destiné à la recherche. <i>TMSUK </i>propose de diviser ce prix par deux en échange de données. Les conditions sont de publier les résultats des recherches dans l&rsquo;année et qu&rsquo;ils soient reproductibles dans les 3 ans. Cette proposition avantageuse s’inscrit dans le cadre du programme « Powerloader R &amp; D Programme de Promotion ».</p>
<p>Voilà ce que l’on pouvait dire sur les exosquelettes. Prenez l’ensemble de ces technologies, gardez les points positifs, remuez bien, faites cuire à feu doux quelques dizaines d’années et votre Grievous sera réussi, n’en doutez pas ! C’est plus particulièrement dans le domaine militaire que la « tendance Grievous » est palpable. Le but est de développer le soldat jusqu’à l’augmenter, quitte à lui implanter des choses et à en remplacer d’autres. Grievous est l’étape ultime de la survie, ce sera sans doute possible (dans 50 ou 100 ans ?). Mais est-ce un bien ou un mal ?<br />
Quoiqu’il en soit, réjouissons-nous plutôt de ces progrès fait dans la recherche civile et qui permettent de faire « marcher » des personnes paralysées !</p>
<h3>Sources et infos :</h3>
<h3>Sites officiels :</h3>
<h3><i><a href="http://eksobionics.com/#slide1" target="_blank" rel="noopener">EKSO BIONICS</a><br />
<a href="http://www.rexbionics.com/index.php" target="_blank" rel="noopener">REX BIONICS</a><br />
<a href="http://www.argomedtec.com/" target="_blank" rel="noopener">ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES</a><br />
<a href="http://www.cyberdyne.jp/english/index.html" target="_blank" rel="noopener">CYBERDYNE</a><br />
</i><em><a href="https://www.wandercraft.eu/" target="_blank" rel="noopener">WANDERCRAFT</a></em><br />
<em><a href="https://station-debout.fr/" target="_blank" rel="noopener">Station Debout</a></em><br />
<i><a href="http://www.lockheedmartin.com/us/products/hulc.html" target="_blank" rel="noopener">HULC</a><br />
<a href="http://www.rb3d.com/fr/node/46" target="_blank" rel="noopener">RB3D</a></i> et le <a href="http://www.defense.gouv.fr/content/view/full/141433" target="_blank" rel="noopener">Ministère de la défense</a><br />
<i><a href="http://www.raytheon.com/" target="_blank" rel="noopener">RAYTHEON</a><br />
<a href="http://www.khi.co.jp/english/rd/index.html" target="_blank" rel="noopener">KAWASAKI</a><br />
<a href="http://corporate.honda.com/innovation/walk-assist/" target="_blank" rel="noopener">HONDA</a><br />
<a href="http://www.toyota-global.com/innovation/partner_robot/family_2.html#h203" target="_blank" rel="noopener">TOYOTA</a><br />
<a href="http://psuf.panasonic.co.jp/alc/en/technologies/" target="_blank" rel="noopener">DUAL ARM</a><br />
<a href="http://www.enryu.jp/t52/index.html" target="_blank" rel="noopener">T-52</a> <a href="http://www.tmsuk.co.jp/english/robots.html" target="_blank" rel="noopener">TSMUK</a></i></h3>
<h3>Vidéos :<br />
<i><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UH-iVn8nhok&amp;feature=player_detailpage#t=98s" target="_blank" rel="noopener">EKSO</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=bnX3eSM1KIo&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">REX</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=hIktyKAR85A&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">REWALK</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Qi0u6_Y5C78&amp;feature=player_detailpage" target="_blank" rel="noopener">HAL</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=y1CeBOWm67A&amp;feature=player_detailpage" target="_blank" rel="noopener">HULC</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xlshv2_l-exosquelette-hercule-presente-au-salon-milipol_news" target="_blank" rel="noopener">HERCULE</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=mO0xNI3xpmE" target="_blank" rel="noopener">XOS 2</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Yri6tpXGBSk&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">POWER ASSIST SUIT</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=SPbjh9aDNW0" target="_blank" rel="noopener">KAWASAKI</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&amp;v=MaCPEb8ISBU" target="_blank" rel="noopener">HONDA</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=1uxUNos5QV4&amp;feature=player_embedded" target="_blank" rel="noopener">TOYOTA</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xbuphd_robot-exoskeleton-power-loader_tech" target="_blank" rel="noopener">DUAL ARM</a><br />
<a href="http://www.ksl.com/video/we.php?v=17654421.mp4" target="_blank" rel="noopener">DITCH WITCH</a></i> modifié par <i>RAYTHEON-SARCOS</i><br />
<i><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JD1OOvLBojo&amp;feature=player_detailpage" target="_blank" rel="noopener">T-52</a></i> et <i><a href="http://www.youtube.com/watch?v=e6mKwMofgtc&amp;feature=player_detailpage" target="_blank" rel="noopener">T-53</a></i></h3>
<h3>Films concernés :</h3>
<p>avatar <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7046" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Edge-of-Tomorrow.jpg" alt="" width="188" height="250" /> <a href="https://www.science-of-fiction.com/elysium/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6836 size-full" title="Elysium © Sony Pictures" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Elysium-2.jpg" alt="Elysium © Sony Pictures" width="188" height="250" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/matrix-revolutions/"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-7084" title="Matrix Revolutions © Warner Bros" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2.jpg" alt="Matrix Revolutions © Warner Bros" width="184" height="250" srcset="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2.jpg 734w, https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Matrix-Revolution-2-220x300.jpg 220w" sizes="auto, (max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489 size-full" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250" /></a></p>
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		<title>Kouhun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xendor]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 22:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équipement et Robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous de ces petites bêtes qui se glissent dans la chambre de Padmé dans l’épisode 2 ? Dans Star Wars, les Kouhuns sont&#46;&#46;&#46;</p>
<p>L’article <a href="https://www.science-of-fiction.com/kouhun/">Kouhun</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.science-of-fiction.com">Science of fiction</a>.</p>
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Dans Star Wars, les Kouhuns sont des insectes rampants et mortels. Ils ressemblent à de gros mille-pattes et leur piqure est utilisée par des assassins comme Zam Wesell.</p>
<p>Existe-t-il des insectes aussi dangereux sur Terre ? Sans aucun doute.</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-4838 size-full" title="Le scorpion Androctonus Amoreuxi © WikiNature" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou3_tn.jpg" alt="Le scorpion Androctonus Amoreuxi dont le venin est d'une puissance de 5 sur une échelle de... 5 © WikiNature" width="112" height="94"></a>On pense immédiatement au scorpion que les scientifiques considèrent comme le plus vieil animal de la planète (500 millions d’années). Tous les ans, quelques variétés de cet arthropode entraînent malheureusement des décès.</p>
<p>Nos scorpions n’ont donc rien à envier aux Kouhuns de Star Wars !</p>
<p>Cette fois-ci, la science va sans doute pouvoir rattraper Star Wars et aller beaucoup plus loin.<br />
En effet, voici un robot tout à fait particulier : le <i>SquishBot</i> (<i>ci-dessous à droite</i>). Inventé par BOSTON DYNAMICS, le <i>SquishBot</i> a pour objectif de s’infiltrer de façon discrète dans des endroits étroits. Son développement est basé sur des travaux du MIT (Massachusetts Institute of Technology).<br />
La recherche est financée par le Bureau des Sciences de la défense (la DARPA, une fois de plus) dans le cadre du programme ChemBot. Plusieurs sociétés travaillent sur ce programme, mais le <i>SquishBot</i> est le seul a avoir un air de Kouhun !</p>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4842 size-full" title="Le robot est en reconnaissance © BOSTON DYNAMICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou5_tn.jpg" alt="Le robot est en reconnaissance © BOSTON DYNAMICS" width="154" height="146"></a> <a href="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-4840 size-full" title="Le SquishBot est compact, tout comme les Kouhuns, il peut être inséré à partir d'un simple tube © BOSTON DYNAMICS" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2016/07/kou4_tn.jpg" alt="Le SquishBot est compact, tout comme les Kouhuns, il peut être inséré à partir d'un simple tube © BOSTON DYNAMICS" width="195" height="146"></a>L’objectif fixé par le programme est de développer de petits robots capables de :<br />
&#8211; s’infiltrer dans des milieux étroits<br />
&#8211; réduire leur taille<br />
&#8211; changer de forme<br />
&#8211; porter une charge utile (ex : C4)</p>
<p>Ce robot arthropode est doté d&rsquo;une caméra et d&rsquo;un récepteur qui permettent de le guider comme une voiture télécommandée.<br />
Si l’un des robots en cours de développement devient une réussite, alors il pourrait soutenir l’armée américaine ou bien le SWAT lors d’opérations spéciales.<br />
Difficile de savoir si ce petit robot sera développé jusqu&rsquo;au prototype.<br />
À suivre et à surveiller de près&#8230;</p>
<h3>Sources et infos :</h3>
<h4>Sites officiels :</h4>
<p><a href="http://www.bostondynamics.com/robot_squishbot.html" target="_blank" rel="noopener"><i>BOSTON DYNAMICS</i></a><br />
<a href="http://www.darpa.mil/Our_Work/DSO/Programs/Chemical_Robots_(ChemBots).aspx" target="_blank" rel="noopener">Bureau des Sciences de la défense</a> (américaine)<br />
<a href="http://web.mit.edu/" target="_blank" rel="noopener"><i>MIT</i></a></p>
<h4>Films concernés :</h4>
<p><a href="https://www.science-of-fiction.com/star-wars/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6489 size-full" title="Star Wars © Lucasfilm" src="https://www.science-of-fiction.com/wp-content/uploads/2022/03/Star-Wars.jpg" alt="Star Wars © Lucasfilm" width="162" height="250"></a></p>
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